Objectif zéro déforestation

Forêts

Objectif zéro déforestation

L’équivalent d’un terrain de football de forêts disparaît toutes les deux secondes. Ce constat dramatique est le résultat de la déforestation qui sévit partout dans le monde. Bien que les forêts naturelles soient essentielles pour le climat, pour la biodiversité et pour les populations humaines, elles sont rasées et brûlées pour être converties en terres le plus souvent agricoles ou en plantations d’arbres. Cette destruction de la nature entraîne de terribles conséquences pour notre planète.

En France et en Europe, nous participons à ce désastre en important des produits ayant contribué directement à la déforestation et qui se retrouvent indirectement dans les rayons de nos supermarchés et dans nos assiettes. C’est pourquoi Greenpeace milite pour une législation nationale et européenne forte pour mettre un terme à la déforestation importée

Problématique

Les moteurs de la déforestation

L’agriculture est responsable d’environ 88% de la déforestation mondiale. Parmi les principaux facteurs de déforestation liée à l’agriculture, on trouve l’élevage bovin, la production de soja à destination de l’alimentation animale, et la production d’huile de palme, de cacao ou encore de caoutchouc.

La construction d’infrastructures menace aussi les forêts qui se retrouvent détruites et fragmentées au profit d’autoroutes, de chemins de fer ou encore de méga-barrages, comme ceux d’Amazonie et du delta du Mékong. Les espaces forestiers situés à proximité de ces infrastructures sont particulièrement vulnérables.

L’industrie minière est également un vrai danger pour les forêts. Bien qu’elle n’en ravage qu’une petite partie, elle génère une destruction et une pollution de l’environnement particulièrement lourde, du fait de l’installation de ses mines et de ses puits.

Le commerce du bois nuit gravement aux forêts. Le trafic de bois illégal est une immense industrie parallèle qui pèse des milliards. Certaines recherches montrent que près de 10 % du commerce de bois international portent sur du bois illégal, soit 150 milliards de dollars par an. Comme rappelé par Interpol, les atteintes à l’environnement qui en découlent vont souvent de pair avec d’autres infractions comme la corruption ou le blanchiment.

Le triple impact négatif de la destruction des forêts

La déforestation a un impact terrible sur le climat. Les écosystèmes forestiers sont les écosystèmes qui captent le plus de carbone derrière les océans. Les détruire accélère le réchauffement climatique car cela libère les gaz captés dans leur biomasse et les sols forestiers tout en amenuisant nos capacités de séquestration de carbone. Ainsi, la déforestation des forêts tropicales génère chaque année des milliards de tonnes de CO2, à hauteur d’environ 12% des émissions mondiales anthropiques annuelles de gaz à effet de serre.

Sans compter que la destruction des forêts entraîne l’érosion de la biodiversité précieuse et unique qu’elles abritent. En effet, bien qu’elles ne soient présentes que sur 31% des terres émergées, les forêts abritent 80% de la biodiversité terrestre mondiale et les deux tiers des espèces animales et végétales terrestres, hors océan.

Enfin, les forêts jouent un rôle capital pour la vie humaine : 1,6 milliard de personnes en dépendent pour leur subsistance et environ 200 millions d’autochtones vivent de la forêt. La déforestation les menace directement et constitue un péril grave pour les droits des communautés autochtones. Les forêts sont par ailleurs de véritables remparts contre les maladies infectieuses qui passent de l’animal à l’Homme, les zoonoses, comme la Covid-19 ou Ebola. Leur apparition peut être corrélée à la modification de la superficie des forêts et à la pénétration des forêts par l’homme. Protéger les forêts revient à nous préserver de l’apparition de nouvelles maladies potentiellement ravageuses.

 

Des solutions existent

La nécessaire action politique et juridique

Pour protéger efficacement les forêts du monde entier, des législations fortes s’imposent ! Il est aujourd’hui indispensable que les États concernés par la déforestation, comme l’Indonésie, le Cameroun, la République démocratique du Congo ou le Brésil, mettent en place des législations qui protègent réellement les forêts, et que ces législations soient suivies d’effets avec des systèmes de contrôles et de sanctions appropriés et efficaces.

Ce n’est pas tout, les importations doivent également être régulées : les pays importateurs de biens et matières susceptibles de contribuer à la déforestation doivent se doter d’une législation contraignante pour éradiquer la déforestation de leurs importations.

Le rôle des entreprises

Greenpeace a longtemps fait campagne pour que les entreprises adoptent des engagements ambitieux contre la déforestation et qu’elles les mettent efficacement en œuvre. Les rares engagements pris n’ont été que trop peu respectés.

Pourtant, les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre la déforestation. En mettant en place des chaînes d’approvisionnement transparentes et traçables de bout en bout et en excluant de celles-ci les producteurs qui ravagent les forêts, elles contribueraient efficacement à la lutte contre la déforestation.

L'impact de la consommation individuelle

A votre échelle, il est possible de limiter votre Empreinte Forêt. Pour cela, vous pouvez réduire votre consommation de viande, d’œufs et de produits laitiers, privilégier l’achat de produits issus d’élevages aux pratiques écologiques, ou encore bannir l’huile de palme de votre alimentation.

Mais au-delà des changements possibles de comportements individuels, ce sont de véritables changements systémiques dont nous avons besoin pour mettre fin à la déforestation. Pour les obtenir, vous pouvez soutenir nos actions et militer à nos côtés !

La sanctuarisation des territoires indigènes

Bien souvent, les populations locales et indigènes sont les premières bénéficiaires de la forêt car elles dépendent de ses ressources pour vivre. Elles sont en première ligne face aux attaques de l’agrobusiness, et donc souvent les premières à défendre la forêt. Les études scientifiques prouvent que quand les droits territoriaux des peuples indigènes sont respectés, les forêts sont préservées. Hélas, encore trop souvent, gouvernements et multinationales tentent d’outrepasser ces droits pour imposer leurs intérêts financiers.

L’un des grands enjeux de la lutte contre la déforestation, et tout particulièrement en Amazonie, consiste ainsi à démarquer les territoires ancestraux des populations locales afin de les faire reconnaître par le droit national et international. Les zones reconnues deviennent ainsi des sanctuaires forestiers où la nature retrouve ses droits.

 

Nos demandes

En France, rendre la SNDI contraignante

La France a adopté en 2018 la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, un dispositif qui vise à éradiquer la déforestation importée d’ici 2030. Mais celle-ci est actuellement une coquille vide car elle n’est associée à aucune mesure pouvant réellement contraindre les entreprises à éradiquer la déforestation de leurs chaînes d’approvisionnement. Rendre cette stratégie contraignante est impératif !

Adopter une loi européenne forte contre la déforestation importée

Une réglementation est actuellement en discussion à l’échelle de l’Union européenne pour lutter contre la déforestation. Celle-ci doit être sans concession : elle doit mettre en place une interdiction totale de commercialiser sur le sol européen des produits ayant contribué à la déforestation. C’est une opportunité unique pour l’Europe de s’attaquer à la déforestation mondiale.

Bien que cette loi soit ambitieuse, elle comporte de nombreuses lacunes. Elle doit notamment être renforcée pour protéger non seulement les écosystèmes forestiers, mais aussi des écosystèmes vitaux pour l’équilibre mondial et sur lesquels la pression est déjà reportée. C’est le cas de la savane du Cerrado et de la zone humide du Pantanal, au Brésil : l’une est déjà ravagée par les cultures de soja depuis plusieurs années, l’autre commence à son tour à payer le prix de l’élevage industriel.

Abandonner le traité UE / Mercosur

L’Union européenne et les pays du Mercosur ont négocié un accord de libre-échange dont la signature est en suspens. Cet accord doit purement et simplement être abandonné, tant les menaces qu’il fait peser sur les forêts sont grandes. A l’approche des élections présidentielles au Brésil, les négociations autour du Mercosur pourraient être relancées.

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