Greenpeace, organisation pacifiste et non-violente

Paix et désarmement

Greenpeace, organisation pacifiste et non-violente

Les liens entre les crises environnementales et les conflits sont de plus en plus étroits. L’accès à des ressources naturelles en raréfaction, qu’elles permettent de produire de l’énergie ou de contribuer à la vie sur terre, est générateur d’instabilité et de guerres et se fait souvent aux dépens des droits humains.

Sans une plus juste exploitation de nos ressources, il n’existera pas de paix dans le monde.

La pacification de la planète et la protection de l’environnement sont intrinsèquement liées.  Greenpeace est née du courage et de la conviction d’un petit groupe de personnes engagées contre les essais nucléaires en 1971, et cet héritage se retrouve aujourd’hui dans nos valeurs et nos actions, empreintes de pacifisme.

Problématique

Les dépenses militaires explosent

D’après l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), les dépenses pour la guerre se sont élevées à 2113 milliards de dollars dans le monde en 2021, soit 12% de plus qu’en 2012 ; la crise du Covid-19 n’a donc pas enrayé cette tendance à la hausse. A titre de comparaison, l’aide humanitaire internationale ne correspond qu’à 1,5 % de ce montant.
En France, le budget 2022 du ministère des Armées s’élevait à 58,7 milliards d’euros, contre 15,9 milliards d’euros pour celui de la Santé.
Outre l’argent gaspillé, ces investissements sont le signe des tensions internationales et de mauvais présages.

Les armes nucléaires, une menace pour l'humanité

Les armes nucléaires sont une menace pour l’humanité. Outre les risques inconsidérés qu’elles font courir à la planète et à ses habitants, elles coûtent au contribuable également de plus en plus cher.

Le changement climatique accentue les risques de conflit

Le dérèglement climatique est source d’instabilités (sécheresses, inondations, baisse des récoltes, stress hydrique..) et alimentent les conflits dans les pays défavorisés, augmentant chaque année le nombre de réfugiés climatiques.
Le nombre de personnes chassées de chez elles par des catastrophes d’origine météorologique ou climatique est absolument effrayant.
D’après l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), environ 24,9 millions de nouveaux déplacements ont été provoqués par des catastrophes en 2019, notamment des cyclones, ouragans ou inondations.
D’après l’ONU, « le changement climatique est lié aux enjeux sécuritaires les plus pressants de notre époque. Aucun pays ne sera épargné ».

Des solutions existent

Investir dans la lutte contre les changements climatiques

Les ventes d’armes ont progressé de 10 % au cours des quatre dernières années, et environ les trois-quarts des armes vendues dans le monde proviennent d’Amérique du Nord ou de l’Europe. Les gouvernements et les fabricants d’armes engrangent des profits sur le dos des victimes, bien souvent des populations civiles.
Ces pays, qui sont aussi souvent les principaux pollueurs de la planète, devraient consacrer leurs ressources à d’autres fins plus louables, par exemple la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses impacts.

Appliquer le traité sur l'interdiction des armes nucléaires

En janvier 2021 est entré en vigueur le Traité d’interdiction sur les armes nucléaires (TIAN), adopté par l’ONU en 2017. Aujourd’hui, les armes nucléaires sont illégales au regard du droit international.
La France et les pays nucléarisés doivent rejoindre ce traité.

Appliquer le Traité sur le commerce des armes

En 2013, l’ONU a adopté le Traité international sur le commerce des armes. Sur le papier, cet instrument interdit la vente d’armes à des pays dans lesquels elle pourraient être utilisées pour commettre un génocide, un crime contre l’humanité ou un crime de guerre. Dans la réalité, son application reste limitée. Les gouvernements doivent faire preuve de plus de transparence sur le commerce des armes (et ne plus se cacher derrière la “sécurité nationale”) et sur les liens informels entre leur puissance militaire, les fabricants d’armes qui profitent de ce commerce et les gouvernements des pays à qui sont vendues ces armes.

Nos demandes

Pour une approche exhaustive de la sécurité

Nous devons changer nos façons de penser, qui permettent à la sécurité nationale de reposer sur la puissance militaire et sur la peur de ceux qui sont différents de nous, au profit d’une approche plus exhaustive de la sécurité : la sécurité humaine. La sécurité humaine vise à protéger et à renforcer la dignité, l’autonomisation et l’épanouissement de toutes et de tous, pas uniquement en nous préservant des menaces, mais aussi en créant des systèmes environnementaux, sociaux, politiques et économiques qui permettent à chacun de se développer aux côtés des autres.

Pour la protection des migrants climatiques

Il est grand temps de prendre enfin le problème des migrations climatiques au sérieux. Cela suppose en premier lieu de donner un véritable statut à ces réfugiés en leur garantissant des droits et une protection internationale quand ils sont contraints de quitter leur pays. Ensuite, les pays industrialisés – qui sont à l’origine des changements climatiques – doivent soutenir financièrement les efforts entrepris en matière d’adaptation par les pays les plus menacés et les plus vulnérables. Enfin, la communauté internationale dans son ensemble doit continuer à tout mettre en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C.

Pour un environnement sain

La clé de la sécurité humaine réside dans un environnement sain. Prendre soin de notre environnement, c’est une nécessité et non un luxe. Notre sort et celui de la planète sont étroitement liés et l’espèce humaine ne survivra pas et ne connaîtra pas la paix sans un environnement sain et équilibré.

Pour le désarmement nucléaire

La France doit abandonner la course à l’armement nucléaire et au contraire négocier avec les autres puissances nucléaires, conformément à l’engagement de la France, l’élimination de ces armes de destruction massive dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. La France doitrejoindre le Traité d’interdiction sur les armes nucléaires.

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