Des bras vêtus d'un bracelet portant la mention

Notre méthode pour faire bouger les lignes

La méthode Greenpeace, c'est l'investigation, la mobilisation et l’action pour informer sur les enjeux écologiques et faire pression sur les dirigeants.

En évoquant la mobilisation des « combattants de l’arc-en-ciel », on pense immédiatement aux zodiacs vrombissants, aux activistes suspendus aux cheminées d’usines ou enchaînés aux grilles des entreprises polluantes. On imagine moins tout le travail préalable qui dure parfois des mois avant de décider de mener ces actions de confrontation. En fonction du calendrier politique, de la progression de la concertation, de l’acuité du problème abordé, nos campagnes se combinent autour des cinq composantes suivantes :

 

1. Enquêter, analyser, dénicher les scandales

Rapports d’expertise, cartographie, études scientifiques, travail d’investigation… cette composante est le préalable indispensable. S’il est nécessaire de dénoncer, il est essentiel de démontrer les scandales et d’expliquer le raisonnement qui conduit à considérer que telle industrie, tel produit, tel accord porte préjudice à l’environnement et à la santé publique. Nous mettons en évidence les éléments contradictoires qui doivent être portés au débat, pour que soient considérés l’impact environnemental global et les intérêts des générations futures.

Nos investigations s’appuient sur différents travaux scientifiques et enquêtes techniques, préexistants ou menés par l’organisation en interne ou avec des centres de recherche indépendants.

En savoir plus sur notre laboratoire de recherche scientifique.

2. Dialoguer et proposer des solutions

Nous essayons systématiquement de faire entendre nos demandes par la concertation et le dialogue. Au-delà de l’opposition à certains procédés industriels ou certaines orientations politiques préjudiciables pour l’environnement, la responsabilité citoyenne impose d’identifier des pistes possibles pour résoudre les problèmes repérés et proposer des solutions alternatives ou des pistes de recherches. Dans ce cadre, nous rencontrons des décideurs politiques ou économiques, participons à des réunions de concertation avec les administrations, participons à des auditions dans le cadre des commissions parlementaires, etc.

En revanche, Greenpeace n’a pas pour mission le développement de solutions industrielles ou la commercialisation de produits alternatifs qui restent de la responsabilité des acteurs industriels et des décideurs politiques.

Sur la scène internationale, Greenpeace bénéficie d’un poste d’observateur dans le système des Nations unies et, à ce titre, participe activement aux négociations des accords internationaux en intervenant en particulier lors des phases préparatoires à l’élaboration des textes. Notre totale indépendance constitue, dans ces négociations, un atout majeur.

 

3. Dénoncer, informer, mobiliser

Nous informons le public des problèmes constatés et proposons à chacun-e d’agir avec nous pour faire changer les comportements et adopter des pratiques responsables. L’information est le préalable indispensable à la mobilisation. L’engagement des citoyennes et citoyens, associés à une cause, contribue à la construction du rapport de force qui, tôt ou tard, obligera les décideurs à considérer les arguments des défenseurs de l’environnement. Nous dénonçons également et controns les pressions sur les décideurs d’autres groupes catégoriels, politiques, économiques ou industriels qui défendent leurs intérêts sectoriels au mépris de l’intérêt général. Publications de rapports dans les médias, divulgation de scandales issus de nos investigations, diffusion de vidéos, de témoignages, d’appels à signer des pétitions, etc. autant de moyens pour faire connaître les problèmes et inciter le plus grand nombre à nous aider à faire bouger les lignes.

 

4. Passer à l’action

Actions confrontatives non-violentes, actions en justice… quand les industriels ou les gouvernements refusent le dialogue, nous menons des actions pour pousser les dirigeants à débattre et agir.

Action en justice

Le recours en justice peut être utilisé pour faire appliquer des règlements ou des lois, qui sont soient ignorés ou foulés au pied par des industriels peu scrupuleux ou des gouvernements peu regardants. L’action en justice peut également contribuer à construire une jurisprudence permettant de faire progresser le droit ou pour obtenir des informations que les industriels ou les gouvernements refusent de communiquer dans le seul but de protéger des pratiques inacceptables voire illégales.

En savoir plus sur les campagnes juridiques de Greenpeace.

Confrontation non-violente et médiatisée

Dans un monde idéal, le cycle investigation – argumentation – information – concertation devrait suffire à faire évoluer les pratiques pour une meilleure considération des contraintes environnementales. Dans le monde réel, le seul que nous connaissons, il est la plupart du temps indispensable de forcer le débat, d’obliger les acteurs à reconnaître leur méfaits et d’imposer la prise en compte de certaines considérations environnementales. Les actions de confrontation non-violentes font la spécificité de Greenpeace et marquent notre détermination à ne pas nous laisser faire. Ces actions n’ont d’autres objectifs que de dénoncer des pratiques cachées, signifier l’urgence du changement et forcer les décideurs à imaginer d’autres voies.

Si elles constituent parfois un acte illégal, elles sont pourtant légitimes, le fait dénoncé étant une agression bien plus grave allant à l’encontre de l’intérêt général. La dimension médiatique et spectaculaire de ces actions est utilisée à dessein comme un moyen. Nos actions se focalisent alors toujours sur une compagnie, un site, un moment crucial afin d’attirer l’attention des médias sur un sujet qui nous préoccupe. Nous espérons ainsi relancer le débat, modifier le rapport de force et aboutir à la mise en place de mesures plus satisfaisantes pour notre environnement et notre santé.

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5. Maintenir la pression

Une fois certains engagements obtenus, nous maintenons notre vigilance pour que soient réellement mises en œuvre  les solutions. Il s’agit alors de vérifier sur le terrain que les plans d’action sont réellement mis en oeuvre, de continuer à évaluer les activités des entreprises à l’origine des problèmes constatés, de surveiller que les législations sont appliquées ou que de nouvelles lois ne viennent pas annuler les avancées précédemment enregistrées.

 

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