Saviez-vous que l’océan Antarctique est le refuge de la baleine bleue, le plu

Protéger
l’océan Antarctique…
et tous les océans

Océans

Saviez-vous que l’océan Antarctique est le refuge de la baleine bleue, le plus gros animal ayant jamais existé sur Terre ? Saviez-vous aussi que la survie de ce mastodonte dépend de crevettes minuscules qui peuplent ces eaux froides ?

Greenpeace mène en ce moment une expédition dans l’océan Antarctique pour mettre en lumière les merveilles que recèlent les eaux glacées du pôle sud et aussi pour nous faire prendre conscience que, malheureusement, ces trésors sont menacés et qu’il faut les protéger.

Une expédition scientifique

L’Arctic Sunrise, le brise-glace de la flotte de Greenpeace, est arrivé le 16 janvier en Antarctique pour une expédition qui durera trois mois.

La mission de l’équipage va consister à identifier et à étudier les écosystèmes marins les plus vulnérables, notamment grâce à des plongées en sous-marin habité. Cela devrait permettre d’identifier des espèces de coraux « froids » et d’éponges rares, situées entre 400 et 600 m de profondeur. La pollution par les micro-plastiques sera également étudiée.

L’équipage a effectué sa première escale dans la bien nommée baie de l’Espoir, à l’extrémité de la péninsule Antarctique. Car de l’espoir, nous en avons pour les océans en cette année 2018 !

Mise à l’eau du sous-marin biplace. 19/01/2018
© Christian Åslund / Greenpeace

2018, année Antarctique ?

En octobre 2018, les États membres de la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) se réuniront pour débattre de la création, dans l’océan Antarctique, d’un sanctuaire marin qui serait la plus grande réserve naturelle de la planète.

Ce sanctuaire couvrirait une grande partie de la mer de Weddell, au nord du continent (voir carte), et offrirait un havre de paix aux manchots, baleines, léopards de mer, orques et autres espèces extraordinaires du pôle sud.

Le projet de création, présentée par l’Union européenne à l’initiative de l’Allemagne, porte sur une surface d’environ 1,8 million de kilomètres carrés – soit plus de trois fois la superficie de la France métropolitaine.

Ce sanctuaire dépasserait en taille celui de la mer de Ross, créé en 2016 de l’autre côté du continent, qui détient pour l’instant le record de la plus vaste zone protégée de la planète.

En ligne de mire : le futur traité de l’ONU sur la haute mer

Fin décembre 2017, l’Assemblée générale des Nations unies a décidé d’ouvrir des négociations en vue d’adopter un traité sur la protection de la « haute mer » en 2020.

La « haute mer » correspond à la partie des océans qui, au-delà du périmètre de souveraineté exercée par les pays au large de leurs côtes, n’appartient à personne. Ces « eaux internationales » couvrent environ 64 % des océans, soit près de la moitié de la surface de la planète. En réalité, ces eaux nous appartiennent à tous et nous avons la responsabilité collective de les préserver.

Pour des océans et une planète en bonne santé, les scientifiques recommandent la mise en place d’ici à 2030 d’un réseau d’aires marines protégées couvrant au moins 30 % de la surface de nos océans. Aujourd’hui, à peine 1 à 3 % des océans sont protégés…

La création du plus grand sanctuaire du monde dans l’océan Antarctique serait une première étape décisive vers cet objectif et un signe encourageant en vue du traité international sur la haute mer. Il suffit de sauter le pas !

Manchots Adélie, baie de l’Espoir. 18/01/2018
© Christian Åslund / Greenpeace

La pêche industrielle, obstacle à la protection des océans ?

La pêche industrielle est, avec les changements climatiques, l’autre principale menace qui plane sur l’Antarctique.

Le krill, ces petites crevettes à la base de la chaîne alimentaire de nombreuses espèces de la région, est de plus en plus prisé des flottes de pêche internationales. Il est utilisé en aquaculture , mais aussi par les fabricants de compléments alimentaires pour les humains. Ainsi, une pression croissante s’exerce sur cette ressource et par conséquent sur les géants des mers qui s’en nourrissent, comme la baleine bleue, le cachalot ou la baleine à bosse.

La mobilisation citoyenne devra être forte en 2018 pour inciter tous les gouvernements des États membres de la CCAMLR à soutenir la création d’un sanctuaire marin dans l’océan Antarctique. En 1991, un traité international a été signé pour protéger le continent Antarctique. Aujourd’hui, son océan doit bénéficier de la même logique de protection !

 

Pour aller plus loin :

 

 

 

 







(Crédits photographiques : © Christian Åslund / Greenpeace)
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