Greenpeace demande la création d'un réseau mondial de réserves marines qui co

Créer des réserves marines

Océans

Greenpeace demande la création d’un réseau mondial de réserves marines qui couvriraient au moins 30 % de nos océans. L’objectif est de préserver les écosystèmes marins.

 

Qu’est-ce qu’une réserve marine ?

Les réserves marines sont l’équivalent en mer des parcs nationaux. Il s’agit de protéger tout un écosystème de l’exploitation humaine.

En mer, cela signifie interdire la pêche, l’exploitation minière et l’élimination des déchets. Aucune extraction, aucune dégradation n’est possible. C’est le plus haut degré existant de protection des mers et des océans. Toutes les autres formes d’« aires marines protégées » sont moins performantes.

Il y a environ 70 espèces de salpes dans le monde. Ici, une espèce photographiée en eau profonde.

Pourquoi créer des réserves marines ?

-> Pour favoriser la restauration des océans. Les océans sont des écosystèmes fragiles. Leur avenir est gravement compromis par les activités humaines, en particulier la pêche. Les ressources de la mer sont menacées d’épuisement, et l’encadrement de la pêche ne suffira pas. Il faut aller plus loin, avec la création de réserves marines.

Aujourd’hui, seulement 3,6 % des océans bénéficient d’une forme de protection, et à peine 2 % d’un haut niveau de protection. Nos océans méritent mieux !

-> Pour lutter contre les changements climatiques. Les écosystèmes marins de haute mer sont une pompe biologique : ils captent le dioxyde de carbone en surface et le stockent dans les profondeurs. Sans ce service essentiel, notre atmosphère contiendrait 50 % de CO2 en plus, et la hausse des températures rendrait la terre inhabitable.

Où créer des réserves marines ?

En 2019, Greenpeace et des scientifiques ont établi une carte mondiale des réserves marines qu’il faudrait créer pour protéger au moins 30 % de nos océans, voire 50 % (voir ci-dessous). Ce chiffre n’a rien de fantaisiste. Les scientifiques estiment que 20 à 50 % de nos océans devraient être déclarés réserves marines.

Ces réserves formeraient un réseau cohérent de grandes étendues en haute mer et de plus petites superficies le long des côtes. Les sites à privilégier seraient les zones de reproduction des poissons, les habitats vulnérables (récifs coralliens, monts sous-marins) et les zones abritant des espèces rares et/ ou surexploitées.

Lire le rapport sur la création d’un réseau mondial de réserves marines.

Quels effets ?

Des exemples concluants de réserves marines existent déjà en Nouvelle-Zélande, aux Açores, en Corse. Quelle que soit la superficie de ces réserves, leurs effets sont prouvés après quelques années d’existence.

Le premier est bien sûr le repeuplement. Protégés de tout prélèvement, les poissons se reproduisent tranquillement, leur taille augmente. Les écosystèmes sont restaurés, leurs capacités de résistance renforcées.

Une réserve participe aussi à la reconstitution des zones environnantes et augmente le rendement des pêcheries adjacentes (soit parce que les poissons sortent de leur zone, soit parce que les œufs et larves migrent vers les zones de pêche).

Les pêcheurs sont ainsi les principaux bénéficiaires de la création de réserves marines.

Fonds marins au large de l’île d’Apo, Philippines, 2013.
© Steve De Neef / Greenpeace

En 2019, une occasion unique de protéger nos océans

Les Etats membres de l’ONU négocient en ce moment même un traité international pour protéger la haute mer.

Notre étude montre qu’avec les données et les moyens actuellement à disposition il est possible de cartographier les zones océaniques à protéger, de créer un réseau de réserves marines interconnectées et représentatives de la biodiversité marine mondiale. C’est maintenant aux responsables politiques de nous doter d’un outil juridique assez ambitieux pour permettre la mise en place de ces réserves.







Relayez nos informations sur les réseaux sociaux

Suivez-nous, réagissez à nos actus et partagez l'information à votre communauté.