Au cours du 20e siècle, plus de 1,5 million de baleines ont été tuées. Cert

Baleines : espèces toujours en danger

Océans

Au cours du 20e siècle, plus de 1,5 million de baleines ont été tuées. Certaines espèces, comme la baleine bleue, ont été presque complètement décimées. Aujourd’hui encore, la plupart sont menacées.

Qui est responsable de la disparition des baleines ?

Le premier responsable de ce massacre, c’est la chasse baleinière commerciale. Depuis 1986, elle est interdite par un moratoire international, mis en place par la Commission baleinière internationale et ratifié par 88 pays. Mais trois pays continuent de pratiquer cette chasse : la Norvège, l’Islande et le Japon.

Le Japon et la chasse à la baleine

Le Japon a capturé plus de 10 000 baleines ces 20 dernières années, principalement des petits rorquals chassés dans l’océan Austral. Officiellement, c’est à des fins scientifiques. Ce ne serait donc pas une entorse au moratoire international. En réalité, il s’agit d’alimenter le marché japonais en viande de baleine.

Greenpeace a dénoncé ces pratiques en 2008 après une enquête de plusieurs mois. Deux militants de Greenpeace Japon, Junichi Sato et Toru Suzuki, ont mis au jour un trafic de viande de baleine à grande échelle. Au lieu d’enquêter sur ce trafic, les autorités japonaises ont placé les militants en garde à vue…

Le Japon est prêt à tout pour pouvoir continuer à chasser la baleine. Au sein de la Commission baleinière internationale (CBI), l’organisme qui gère au niveau mondial les ressources en baleines, le Japon réclame l’abandon du moratoire international. Il achète même les voix de certains pays pour faire basculer la majorité au sein de la Commission.

La Cour internationale de justice à la rescousse des baleines

En 2010, l’Australie a saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre le Japon en accusant ce dernier de ne pas respecter le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine. Pour le contourner, le Japon exploite certains éléments du texte officiel qui autorisent la chasse à la baleine à des fins scientifiques.

L’Australie considère que le Japon mène une activité commerciale qu’il fait passer pour de la recherche scientifique sous couvert du programme scientifique JARPA II. Selon l’Australie, près de 10 000 rorquals ont été chassés depuis 1987 dans le cadre de ce programme dit scientifique.

En 2014, la CIJ donne raison à l’Australie, estimant que le programme JARPA II n’est pas conforme à trois dispositions du règlement annexé à la convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine. Les trois critères qui font douter du caractère scientifique du programme sont : sa durée illimitée, des résultats scientifiques insuffisants après plusieurs décennies de mise en œuvre et l’absence de coopération avec d’autres programmes de recherche en Antarctique.

Mais après seulement un an d’arrêt, le service japonais des pêcheries a informé la CBI que la campagne « scientifique » reprendrait en 2015-2016 dans le cadre d’un plan révisé. Suite à une première expédition, 333 rorquals (ou baleines de Minke) ont été tués…

Greenpeace est observateur à la Commission baleinière internationale et considère qu’il est inacceptable de la part du gouvernement japonais d’ignorer les conclusions de la CIJ sous couvert de ce « programme scientifique ».

Les autres causes de la disparition des baleines

La chasse n’est pas la seule activité humaine qui mette les baleines en péril. La pêche industrielle perturbe leur chaîne alimentaire et les piège dans ses filets. Les pollutions chimiques provoquent des cancers et des problèmes de reproduction. Le bruit (notamment des sonars) détruit leur système d’orientation et les condamne à mort. Les changements climatiques menacent également les baleines : ils raréfient l’ozone, nécessaire aux cétacés, et perturbent les écosystèmes marins, donc leur alimentation.

Les solutions pour préserver les baleines

Pour préserver les baleines, Greenpeace demande :

L’arrêt complet et définitif de la chasse baleinière industrielle. Plus rien ne justifie scientifiquement ou économiquement cette pratique. Il n’y aucune raison de tuer des baleines pour mener des programmes de recherche scientifique, et la consommation de baleine, notamment au Japon, est extrêmement faible.

Le développement d’alternatives à la chasse baleinière, comme l’observation des baleines en mer. Elle génèrerait bien plus de retombées économiques que la chasse. En Islande, les revenus annuels liés à l’écotourisme baleinier sont estimés à 117 millions de dollars (contre quatre millions de dollars pour la chasse baleinière).

La création de sanctuaires baleiniers (des zones où les baleines peuvent se nourrir et se reproduire en toute tranquillité),  et le renforcement des sanctuaires existants : dans l’océan Indien, dans l’océan Austral, mais aussi au large des côtes françaises et italiennes (comme le sanctuaire “Pelagos”, qui n’est pour l’instant qu’une coquille vide).

La réforme de la Commission baleinière internationale pour en faire une commission chargée de protéger les cétacés.







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