Surpêche, fléau des océans

Océans

Aujourd’hui, au niveau mondial, 80 % des stocks de poissons commerciaux sont soit surexploités soit pleinement exploités. Pour les différentes espèces de thons, le cabillaud, l’espadon et les requins, la situation est encore pire. Il y a trop de bateaux et plus assez de poissons.

Qu’est ce que la surpêche ?

Il y a surpêche lorsque l’on pêche trop par rapport aux réserves de poissons disponibles et que l’on risque de voir les stocks s’effondrer les uns après les autres.

Les exemples les plus célèbres sont ceux de plusieurs stocks de thons albacores, largement surexploités, ou de la morue de Terre-Neuve qui a été pêchée pendant cinq siècles avant de voir sa population s’effondrer à la fin du 20e siècle, en raison d’une pêche trop intensive .

Depuis 1992, la population de morue n’a jamais pu se reconstituer. Sa pêche est interdite depuis 20 ans mais rien n’y fait : la morue a été pêchée jusqu’à effondrement du stock et elle a perdu sa place dans l’écosystème.

Cela équivaut à dépenser le capital jusqu’à sa disparition alors que la pêche durable correspondrait à la dépense des intérêts. Une aberration, puisqu’une fois que le capital a disparu, il n’y a plus d’intérêts à toucher…

Depuis plus de 20 ans, les captures mondiales stagnent autour de 100 millions de tonnes de poissons par an. Pourtant, le nombre de bateaux augmente, tout comme leur puissance. Une seule explication : la surpêche s’accélère et les océans se vident. La technologie moderne, l’électronique et les moyens satellites ne laissent aucune chance aux poissons.

Qui pratique la surpêche ?

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la surpêche peut être une activité tout à fait légale. Elle est autorisée, en toute conscience, par les organisations internationales de gestion des pêches. Elle fait le bonheur de la pêche industrielle, hier, dans les eaux des pays riches, aujourd’hui dans celles des pays en développement.

La surpêche prive ces pays de précieuses ressources. Pour des centaines de millions de personnes, les produits de la mer sont le seul apport en protéines animales. La surpêche affecte les économies locales et les équilibres sociaux. Les premiers touchés sont les populations les plus pauvres et les femmes en particulier, notamment en Afrique de l’Ouest (en Mauritanie et au Sénégal, par exemple), où 1 % des navires réalisent 50 % des prises à eux seuls ! Ils sont donc peu nombreux à faire de gros dégâts.

À noter que la pêche pirate, qui consiste à utiliser des techniques de pêche interdites, à prélever des espèces protégées et à pêcher dans des zones non autorisées ou hors des périodes légales, est aussi une forme de surpêche.

Que faire contre la surpêche?

La surpêche n’a pas d’avenir. Elle détruit ce qui la fait vivre.

Pour lutter efficacement contre ces pratique, il est nécessaire de :

  • établir un réseau de réserves marines qui couvriraient 40 % de nos océans ;
  • promouvoir la pêche durable dans les 60 % restants ;
  • lutter efficacement contre la pêche illégale (notamment en multipliant les contrôles) ;
  • repenser notre consommation de poissons.

Par leurs politiques de subvention, par leurs choix aux niveaux national ou international, les gouvernements ont les moyens d’agir. Ils doivent réformer les conventions internationales des pêches. Pour parvenir à cela, tous les acteurs de la pêche ont un rôle à jouer. Les Organisation régionales de gestion des pêches (ORGP) doivent adopter des mesures de conservation et de gestion, les armateurs doivent aller vers des pratiques plus durables, les États doivent avoir une vision de long terme et non plus défendre les intérêts à court terme d’une poignée de propriétaires de bateaux. Quant à nous, consommateurs, nous avons également un rôle à jouer en ne choisissant que du poisson pêché durablement et en le consommant avec modération.







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