Dérèglements climatiques, pollution plastique, forages pétroliers, surpêche… Nous infligeons de multiples souffrances à nos océans. Pourtant, ils sont essentiels à la vie sur Terre.
Nous devons protéger de toute urgence les océans pour préserver leur biodiversité et lutter contre les changements climatiques. Pour y parvenir, les scientifiques ont un plan : créer un réseau mondial de réserves marines qui protègerait au moins 30 % de la biodiversité des océans, d’ici à 2030. Pourquoi 30 % ? Parce que, selon les scientifiques, c’est le minimum pour permettre aux océans de se régénérer et de maintenir leur bonne santé à terme.
Une victoire historique nous met sur la bonne voie !
Une étape déterminante a été franchie en mars 2023 avec l’adoption du traité mondial sur les océans par les Nations unies, fruit de 20 ans de négociations. Mais l’histoire s’est accélérée : grâce à une mobilisation citoyenne sans relâche, le seuil critique des 60 ratifications a été atteint le 20 septembre 2025, garantissant l’entrée en vigueur officielle du traité en janvier 2026.
Ce texte ouvre enfin la voie à la création de sanctuaires marins en haute mer. Ces eaux internationales, qui représentent 60 % de la surface des océans, ont longtemps été une zone de non-droit où à peine 1 % de la surface bénéficiait d’une protection. Le traité est l’outil juridique qui permettra d’atteindre l’objectif vital de protéger 30 % des océans d’ici à 2030. C’est une victoire historique pour le vivant et pour les millions de personnes qui se sont mobilisées !
Le combat pour les océans continue
La lutte pour les océans n’est pas gagnée pour autant. Nous restons mobilisé·es pour veiller à ce que ce traité soit bel et bien mis en œuvre, et parce qu’un autre danger guette : l’exploitation minière des fonds marins, qui pourrait débuter dès l’été 2023.
Il s’agit d’envoyer d’énormes machines de chantier au fond de l’océan pour récolter des minerais. Cette industrie serait un désastre pour la biodiversité, y compris baleines et dauphins, et pour le climat. Nous pouvons agir pour empêcher que soit autorisé ce pillage des fonds marins en exigeant que les Etats adoptent un moratoire. Nous avons besoin de la mobilisation du plus grand nombre pour faire pression. Aidez-nous en signant notre pétition :