Traité mondial sur les océans : après la signature, la France doit ratifier au plus vite

Océans

Six mois après son adoption, des dizaines de gouvernements, dont la France, ont signé aujourd’hui le traité mondial sur les océans à New York, durant l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour que le traité entre en vigueur et devienne juridiquement contraignant, au moins 60 pays doivent le ratifier. Les 67 signatures apposées ce jour montrent l’ambition de nombreux Etats à permettre rapidement la création de vastes aires marines protégées en haute mer, une nécessité absolue alors que les crises environnementale et climatique s’accélèrent.

« Nous nous félicitons que tant de gouvernements aient signé le traité mondial sur les océans aujourd’hui. Cela démontre que de nombreux Etats sont toujours engagés pour la protection de 30% des océans d’ici à 2030, après l’accord historique sur le traité en mars dernier. Mais cette signature est d’abord symbolique, les Etats doivent ratifier au plus vite. Nous attendons de la France, qui a été parmi les premiers pays à signer le traité aujourd’hui, qu’elle soit aussi parmi les premiers pays à le ratifier, avec un passage du texte au Parlement dès cet automne » déclare François Chartier, chargé de campagne Océans à Greenpeace France.

Le 27 février 2023, des activistes de Greenpeace Etats-Unis déploient une gigantesque banderole pour envoyer un message clair aux représentants politiques réunis aux Nations Unies à New York pour les négociations ultimes du traité mondial sur les océans.

Greenpeace France appelle également le gouvernement français, qui organise avec le Costa Rica la conférence des Nations Unies sur les océans en juin 2025 à Nice, à mener une diplomatie très active afin que le traité puisse entrer en vigueur à cette date. « Nous avons moins de sept ans pour protéger 30% des océans, il n’y a pas de temps à perdre et la France peut jouer un rôle crucial pour accélérer la création de sanctuaires océaniques, soustraits à toutes les activités humaines destructrices », exhorte François Chartier.

 

La Norvège a aussi été un des premiers pays à signer le traité mondial sur les océans. Cependant le gouvernement norvégien a en parallèle proposé d’ouvrir une vaste zone de l’Arctique à l’exploitation minière en eaux profondes. « Ce double positionnement de la Norvège est hypocrite et pourrait mettre en péril un écosystème particulièrement vulnérable », explique François Chartier. « La France, qui défend l’interdiction de l’exploitation minière en eaux profondes, doit pousser la Norvège à sortir de son positionnement délétère ».

Le 19 septembre 2023, à New York, des militant-es de Greenpeace manifestent devant les Nations Unies, demandant au Premier Ministre norvégien de ne pas démarrer l’exploitation minière en eaux profondes.