Si tous les êtres humains vivaient comme nous, il faudrait presque 3 planètes

Climat

COP23 : les gestes pour protéger la planète au quotidien

Chaque geste compte. Si les entreprises et les Etats ont une grande part de responsabilité pour limiter les conséquences du changement climatique, notamment en ce moment à la COP23, nous avons toutes et tous en tant que consommateur-trice-s et citoyen-ne-s notre part à prendre pour adopter un comportement plus responsable en matière d’impact sur l’environnement.

Si tous les êtres humains vivaient comme nous, il faudrait presque 3 planètes pour satisfaire nos besoins. A l’occasion du lancement de la COP23, nous proposons un tour d’horizon non exhaustif des petits gestes qui, conjugués et multipliés, peuvent faire beaucoup.

Il était une fois, l'histoire d'une cuillère en plastique

Aujourd'hui, nous avons consommé toutes les ressources que la planète peut produire en une année. Chaque année ce "jour du dépassement" intervient de plus en plus tôt. Ce calcul est critiqué, mais il permet de mettre la surconsommation au coeur des débats. Si Greenpeace lutte jour après jour pour que les industries polluantes et destructrices stoppent leurs activités dévastatrices, nous, citoyen.ne.s pouvons inverser la tendance à notre échelle. Ou comment l'histoire d'une petite cuillère en plastique peut tout changer.

Publié par Greenpeace France sur mercredi 2 août 2017

 

Si Greenpeace lutte jour après jour pour que les industries polluantes et destructrices stoppent leurs activités dévastatrices, nous, citoyen.ne.s pouvons inverser la tendance à notre échelle.

Revoir sa consommation énergétique

12 conseils au quotidien

  1. Maintenir une température de 19 à 20°C.
  2. Baisser la température à 16°C la nuit et en cas d’absence.
  3. Régler correctement les vannes thermostatiques.
  4. Éteindre la chaudière en été ou en cas d’absence prolongée.
  5. Dégivrer régulièrement réfrigérateur et congélateur.
  6. Laver le linge à basse température.
  7. Choisir les programmes “éco” des lave-linges et lave-vaisselles.
  8. Éviter d’utiliser le séchoir électrique.
  9. Débrancher les appareils électriques et éviter le mode veille.
  10. Préférer les douches rapides.
  11. Couvrir les casseroles.
  12. Nettoyer les éclairages.

Limiter ses achats de produits électroniques

Si nous voulons vraiment intervenir sur les émissions de CO2, rien de tel que ce geste, ou que de choisir nos appareils en fonction de leurs performances et efficacité énergétiques. Les produits électroniques représentent environ 62 % des émissions de gaz à effet de serre dues à nos modes de consommation !

Pourquoi ? Par exemple, pour produire une puce électronique de deux grammes, il faut 1,7 kg d’énergie fossile, un m3 d’azote, 72 grammes de produits chimiques et 32 litres d’eau. Par comparaison, il faut 1,5 tonne d’énergie fossile pour construire une voiture de 750 kg, soit deux fois son poids.

Pour une cannette en alu, c’est 4 à 5 fois son poids. Pour la puce, c’est plus de 600­ fois son poids. Pensons-y avant de craquer pour le tout dernier modèle de téléphone qui vient de sortir !

Acheter de l’électricité verte

Il nous est peut-être possible, dans nos régions, de nous procurer de l’électricité verte. L’avantage pour l’environnement est important, car l’électricité produite en brûlant des énergies fossiles émet beaucoup de gaz à effet de serre. D’autre part, l’électricité produite par fusion nucléaire produit des déchets hautement toxiques.

Par contre, pour produire des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques, les émissions de CO2 sont relativement faibles. Pour les panneaux photovoltaïques par exemple, les émissions de CO2 à la production sont compensées par la production d’électricité après trois ans.

Éviter les pertes de chaleur

Isoler notre logement nous protège des écarts de température extérieure et stabilise celle qui règne à l’intérieur. Nous devons donc moins chauffer et, de ce fait, nous réduisons nos coûts énergétiques. Investir dans la performance énergétique de son logement permet de diminuer sa facture énergétique jusqu’à 40 %. Généralement, dans les bâtiments mitoyens, la chaleur s’échappe surtout par la toiture, ensuite par les fenêtres, les murs et le sol. Isoler la toiture est donc prioritaire.

Adapter la puissance aux vrais besoins

En réfléchissant bien aux fonctions de nos pièces et en adaptant la puissance de notre éclairage, nos pouvons réaliser de sérieuses économies d’énergie. Par exemple : un lieu de passage ne doit pas être éclairé aussi fort qu’un lieu de travail et de lecture.

Dans un salon, le coin lecture doit être bien éclairé par moments et bénéficier d’une lumière plus douce (et donc demandant moins de puissance) à d’autres. En parallèle, il faut profiter au maximum de la lumière naturelle.

Laver à basse ou moyenne température

Vu la performance des machines et les lavages plus fréquents, il est devenu quasiment inutile de laver à haute température. Les programmes à 60°C et 40°C suffisent amplement et même souvent à 30°C pour les vêtements modernes.

A 40°C, nous pouvons économiser 70% d’énergie par rapport à un lavage à 90°C !

Être un-e consommateur-trice responsable

Penser aux forêts, puits de carbone

L’achat et la consommation de bois et de papier peuvent avoir un impact sur la déforestation dans le monde, source d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Préférons le papier recyclé et les meubles en bois labellisés « Qualité environnementale » FSC.

La certification FSC est à ce jour le label le plus fiable pour garantir que le bois que nous achetons provient d’une forêt gérée de manière durable. En pratique, le label, visible sur le bois, garantit le contrôle de la chaîne de transformation, de la forêt au produit fini, partout dans le monde. Par ailleurs, l’utilisation de matériaux de provenance locale permet d’éviter les transports, gros consommateurs d’énergie, et de préserver l’emploi local.

Arrêter de céder aux injonctions de la mode

Avec l’avènement de la “fast fashion”, ou “mode jetable”, nous achetons et jetons les vêtements plus vite que la planète ne peut le supporter.

Dans le cadre de sa campagne “Detox” visant à lutter contre l’utilisation de produits chimiques toxiques par l’industrie textile, Greenpeace a publié de nombreuses études qui dénoncent les impacts de ce secteur sur l’environnement : utilisation d’importantes quantités d’eau potable et d’énergie, consommation de pesticides pour la culture du coton, pollution des rivières et des terres agricoles, émissions de gaz à effet de serre et contamination des endroits les plus reculés de la planète.

Sans parler des conditions de travail inhumaines infligées aux ouvriers du secteur textile, principalement dans les pays en développement.

Il faut donc revoir nos modes de consommation des vêtements, acheter moins et de meilleur qualité, recycler, échanger…

Réduire la consommation d’eau

Pour économiser l’eau chez nous, regardons tout d’abord l’état de vos canalisations et robinets : stop aux fuites d’eau ! Un robinet qui fuit peut gaspiller jusqu’à 120 litres par jour.

Un petit geste simple mais utile pour la planète : fermer le robinet pendant le nettoyage des mains, le rasage ou le brossage des dents et éviter de laisser couler l’eau pendant la vaisselle qui représente un énorme gaspillage.

Une douche de 5 minutes permet aussi d’économiser beaucoup d’eau par rapport à un bain. Mais ça n’est plus vrai si la douche dure 20 minutes, alors ne restez pas trop longtemps sous le jet d’eau chaude !

Limiteurs de débit et de pression, système d’économie de chasse d’eau, joints performants, etc. sont autant d’éléments qui nous aident à économiser l’eau au quotidien.

Il est également possible de récolter et d’utiliser l’eau de pluie en rénovant ou en installant une citerne et un circuit d’eau de pluie parallèle à l’eau de ville, permettant d’alimenter en eau pluviale les toilettes, le lave-linge, etc.

Revoir son alimentation

Privilégier les aliments de saison

En privilégiant l’achat de fruits et légumes de saison, qui n’ont pas été cultivés sous serre chauffée, nous contribuons à diminuer l’énergie utilisée pour produire ces aliments et participons ainsi à réduire l’impact de l’agriculture sur le climat.

Téléchargez le calendrier des fruits, légumes et céréales de saison de Greenpeace !

Choisir des aliments issus de l’agriculture écologique

Il s’agit par exemple de choisir des aliments certifiés avec un label agriculture biologique. L’augmentation de l’agriculture biologique participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette pratique interdit notamment d’utiliser des produits de synthèse comme les pesticides et les engrais azotés, ainsi que les OGM. Pour en savoir plus, c’est par ici !

Manger local

La consommation de denrées alimentaires produites localement réduit le nombre d’intermédiaires, diminue les transports polluants et contribue activement à renforcer la vitalité économique de nos territoires. Pour en savoir plus sur le bio et le local, c’est par ici ! Vous cherchez une Amap près de chez vous ? Rendez-vous sur www.reseau-amap.org.

Consommer moins de viande, d’œufs et de produits laitiers

L’élevage bovin est en grande partie responsable de la destruction des forêts de la planète. Or la déforestation entraîne des émissions de gaz à effet de serre qui nuisent à notre climat.

Greenpeace recommande un maximum d’environ 12 kg de viande issus de l’élevage écologique par personne et par an (soit environ 230 g par semaine) et 26 kg de lait par personne par an (soit ½ litre de lait par semaine). Le choix de chacun d’adopter un régime végétarien ou végétalien permet de contribuer encore plus à l’effort collectif de réduction de la consommation de produits animaux.

Bien choisir ses poissons

Aujourd’hui, 90 % des espèces marines commerciales sont surexploitées ou pêchées à la limite de durabilité… Greenpeace n’est pas anti-pêche, mais pour une pêche qui affecte le moins possible la planète, les personnes qui y travaillent et l’équilibre des océans. C’est pourquoi il est essentiel de choisir votre poisson en fonction de l’espèce (ne pas acheter d’espèces menacées, veiller aux périodes de reproduction), mais aussi de la technique de pêche (proscrire les poissons pêchés avec des méthodes destructrices).

Consultez toutes nos recommandations en détail : greenpeace.fr/poissons-consommer-nuire-a-planete/

La plupart de ces trucs et astuces sont tirés du guide Un coup de fourchette pour le climat, édité par le RAC.

Attention à l’huile de palme

L’huile de palme entre dans la composition de près d’un produit alimentaire sur dix vendus en Europe (biscuit, chocolat, bonbon, crème glacée, sauce, margarine, etc.) ; 17 m2 de palmiers à huile sont nécessaires pour satisfaire les besoins annuels d’un Français.

Mais sa culture est la cause de 90% de la déforestation en Malaisie. À Bornéo, 1/3 de la forêt a été détruite en 20 ans entraînant la disparition d’une flore et d’une faune uniques dont les orangs-outans.

A des milliers de kilomètres, nos achats déterminent le devenir de ces grands singes. De plus, la culture de ces palmiers s’accompagne de l’épandage sans contrôle de 25 sortes de pesticides qui participent ainsi à la destruction de précieux milieux.

Se déplacer autrement

Privilégier le train pour les longues distances

Pour un trajet similaire, un avion consomme six fois plus d’énergie que le train. Un vol aller-retour Paris-Zurich, par exemple, émet 300 kg de C02 par personne, contre 48 kg pour le train.

Or 40 % des voyages en avion s’effectuent sur des distances inférieures à 800 km, pour lesquelles les lignes à grande vitesse sont souvent plus pratiques. En effet, le train dessert directement les centres-villes.

Privilégier la marche à pied

En ville, près de la moitié des déplacements en voiture sont inférieurs à trois km. Ces petits trajets engendrent une forte consommation de carburant, et donc d’importantes émissions. Se déplacer en voiture sur de courtes distances, c’est cher et polluant. Pour les petits trajets, privilégions les déplacements non motorisés !

Oser le vélo

Le vélo est économique, ne pollue pas, ne fait pas de bruit, ne consomme pas d’énergie fossile, n’est pas dangereux pour les autres, est rapide (sa vitesse moyenne est équivalente à celle de la voiture en milieu urbain !) et fait du bien à la santé.

Partager un véhicule

Si nous n’avons pas besoin de votre voiture chaque jour, pourquoi ne pas partager un véhicule avec un membre de la famille, un ami ou un voisin ? Moins compliqué, le covoiturage est aussi une solution pratique, conviviale et efficace. Abonnons-nous à un réseau de partage de voiture !

Miser sur les transports en commun

En ville, les transports en commun sont aussi rapides que la voiture, ils polluent moins et ils évitent le stress des embouteillages et la recherche d’une place de parking. Un passager de métro consomme environ 10 fois moins d’énergie qu’en utilisant sa voiture !

Découvrez les campagnes de Greenpeace France :





(Crédits photographiques : © Micha Patault / Greenpeace)
Commentaires (20)

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Wilhelm

Merci pour cet article plein de bon sens et qui fait du bien à lire !

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Claire

Pour tout ceux qui pense que tout ça est compliqué, voir impossible à faire, je leur dirait que c'est au début que c'est compliqué de changer ses habitudes, mais une fois qu'on a bannis de sa vie les grandes surfaces de supermarchés, puantes et éblouissantes, qu'on fait ses courses que chez ses producteurs locaux en s'entraidant avec les voisins, collègues de boulot, pour se répartir les courses, ou faire les trajets ensemble, prendre le temps de faire quelques trajets à pied, en vélo ou en stop de temps en temps, bricoler le plus de choses soi même, ses meubles, cabanons, toilettes sèches, jardin, en organisant des chantiers chez les une et les autres, consommer moins, mutualiser le plus de choses, d'outils, possible avec ses voisins et entourage en créant des liens, pour aussi ne pas être obligé de travailler à plein temps et prendre le temps pour faire des choses simples et gratuites, comme se promener dans la nature, voir se famille. Enfin , une fois que l'on a mis tout ça en place, on ne veux plus s'en passer ! ! ! Tout prends un sens, tout deviens évident ! Et très enrichissant.

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Claire

Bonjour, C'est sympas tout ces bons conseils, Je les appliques déjà tous depuis quelques années. Mais cela ne suffit pas, je pense que nous pouvons faire mieux: si par exemple il y avait un genre de répertoire de toutes les entreprises ou artisans français es disponibles, que ce soit dans les habits, le bois, les panneaux solaires et éoliennes, les cuves d'eau de pluie, les pépinières de fruitiers, les ferronneries, architectes /maçons qui coconstruisent avec les propriétaires de terrains, la maison écologique de ses rêves, poêle de masse, etc... toutes ces petites initiatives qui se mettent en place localement, si il existe une telle liste j'aimerais bien en être informée, et que ce soit disponible pour tous. Merci

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