Amazonie : un inestimable patrimoine écologique en danger

Forêts

Avec une superficie de 6,9 millions de kilomètres carrés, le biome amazonien comporte la plus grande zone de forêt ancienne tropicale de la planète. Véritable trésor de biodiversité, l’Amazonie est pillée et ravagée sans vergogne.

L’Amazonie, vitale pour la planète et l’humanité

Le biome amazonien s’étend sur environ 6,9 millions de km² dans neuf pays d’Amérique du Sud et représente 5 % de la surface terrestre. L’Amazonie abrite plus de 34 millions de personnes, dont des centaines de milliers issus des peuples autochtones. Ces habitants et habitantes dépendent de la forêt pour se nourrir, se soigner et se procurer d’autres services de base et lui accordent aussi une importance spirituelle.

Près de 10% des espèces animales et végétales terrestres y sont concentrées. Le bassin amazonien est ainsi le réservoir d’une biodiversité exceptionnelle : on y recense 40 000 espèces végétales, des milliers d’espèces animales… Et les scientifiques ne cessent d’y faire de nouvelles découvertes !

Véritable puits de carbone, elle joue un rôle essentiel dans la stabilisation du climat mondial. On estime ainsi que l’Amazonie renferme entre 80 et 120 milliards de tonnes de carbone, capté grâce à l’action de sa végétation.

Amazonie : un inestimable patrimoine écologique en danger

Arc-en-ciel au dessus de la rivière rio Tapajós, située en Amazonie brésilienne.

Les actions destructrices de Jair Bolsonaro et des agro-industriels

Malgré ses trésors naturels, cette zone est en danger. Bulldozers, tronçonneuses et camions travaillent sans relâche à l’abattage de « l’or vert ». Durant les quarante dernières années, 800 000 km² (l’équivalent d’une fois et demie la France) de forêt amazonienne ont été détruits. De la fin des années 1980 jusqu’en 2006, l’Amazonie brésilienne connaissait des rythmes de déforestation très élevés. Mais l’adoption du moratoire soja a contribué à largement ralentir la déforestation à partir de 2006, atteignant son niveau le plus bas en 2012. Depuis, la déforestation repart à la hausse et l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro a accéléré encore davantage la déforestation qui a dépassé 10 000km² deux années de suite en 2019 et 2020. La politique de Jair Bolsonaro en faveur des industriels est absolument destructrice,. C’est un véritable retour en arrière qui s’opère sous son mandat, l’Amazonie étant aujourd’hui en proie à un véritable écocide.

La destruction de la forêt tropicale n’a en effet rien de naturel. Les agro-industriels défrichent la forêt et y mettent le feu pour libérer l’espace nécessaire à l’installation de fermes, cultures et pâturages où sont élevés d’immenses troupeaux de bovins. Malgré l’adoption du moratoire soja, le soja à destination de l’alimentation animale reste un facteur indirect de déforestation en Amazonie et sa culture continue de causer de nombreux dommages environnementaux (OGM, pesticides etc). Les secteur de l’exploitation forestière et des industries extractives (bois, minerais) profitent également de la politique de Jair Bolsonaro au Brésil pour détruire la forêt en toute impunité.

Résultat : les chiffres de la déforestation en Amazonie brésilienne ne cessent de battre des records. Entre août 2019 et août 2020, une surface de 11 088 km2, équivalente à 100 fois Paris, est partie en fumé. Du jamais vu depuis 2008.

Les méga-barrages

De plus, le bassin de l’Amazonie est fragilisée par de nombreux projets projets d’infrastructures. Parmi ces projets, on retrouve notamment les méga-barrages qui sont destructeurs pour l’environnement. D’abord parce qu’ils interrompent les cours naturels des fleuves dont dépendent de nombreuses espèces aquatiques. Ensuite parce qu’ils détruisent d’immenses zones forestières abritant une biodiversité florale et faunique exceptionnelle, et parce qu’ils empiètent sur les terres ancestrales des peuples autochtones, souvent forcés à un exil tragique. Enfin parce qu’ils relâchent dans l’atmosphère d’énormes quantités de méthane qui s’échappent de l’eau stagnante, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2.

Grâce à Greenpeace et à la mobilisation des Mundurukus, un méga-barrage prévu sur le fleuve Tapajós, un affluent de l’Amazone, a été annulé. Il devait engloutir sous les eaux stagnantes une zone vaste comme New York.

Derrière ces méga-projets se cachent les intérêts politiques des dirigeants et les profits économiques d’une poignée d’entreprises, qui alimentent le cercle vicieux de la corruption et du détournement de l’argent public au Brésil. D’autres barrages édifiés dans la forêt amazonienne, comme celui de Belo Monte, ont été au cœur d’enquêtes sur la corruption au Brésil.

D’autres sources d’énergie propres et équitables, telles que l’énergie éolienne ou solaire, peuvent répondre aux besoins de tous les Brésiliens sans anéantir la biodiversité et les modes de vie des populations indigènes. L’avenir énergétique du Brésil réside dans les énergies renouvelables, et non dans les projets de méga-barrages hydroélectriques.

 







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