L'enVert du décor, kézako ?
Tous les vendredis, jusqu'au second tour de

L’enVert du décor #2 : Fillon, appel des solidarités, UE

L’enVert du décor, kézako ?

Tous les vendredis, jusqu’au second tour de l’élection, nous avons concocté une newsletter « spéciale présidentielle ». Au menu : une mise en perspective par Greenpeace de l’actualité de la semaine, le témoignage d’une autre ONG et d’un-e citoyen-ne engagé-e, et plein d’autres surprises. Si vous souhaitez vous abonner à cette newsletter, cliquez après ce lien. Si, au contraire, vous ne souhaitez pas recevoir cette newsletter, mais désirez continuer de recevoir les autres actualités de Greenpeace, cliquez après ce lien.

Au sommaire cette semaine :

À chaud !

Nous vous livrons notre point de vue sur l’actualité en lien avec l’élection présidentielle.

Soyons clairs : nous ne restons pas béats d’admiration devant l’Union européenne. Nous refusons les politiques néolibérales de la Commission européenne – adoubées par les pays de l’UE – tout autant que nous dénonçons les mesures d’austérité qui creusent les inégalités.

En revanche, nous savons combien l’Europe est importante et nous regrettons qu’elle soit l’une des grandes absentes des débats dans cette campagne. Le traité de Rome, fondateur de la Communauté économique européenne, fêtera ses soixante ans ce week-end. De jeunes militant-e-s de Greenpeace se rendront en Italie pour appeler, avec des milliers d’autres, à une Europe nouvelle. Cette Europe serait celle de la tolérance et de la justice sociale. Elle serait accueillante à l’égard de celles et ceux qui souffrent et ouvrirait ses frontières. Elle serait enfin une Europe qui placerait l’environnement au cœur de ses préoccupations.

L’Union européenne a déjà fait beaucoup en la matière et les candidat-e-s à la présidentielle devraient s’en souvenir. Qu’on le veuille ou non, les normes environnementales et sanitaires sont plus protectrices en Europe que nulle part ailleurs. L’eau potable mais aussi celle de nos rivières et de nos littoraux, notre faune et notre flore ont bénéficié de mesures fortes grâce à la coopération entre États au sein de l’Union européenne. Dans la lutte contre le dérèglement climatique et l’élimination des produits chimiques dans notre vie quotidienne, là aussi, les engagements européens ont placé nos pays parmi les plus progressistes. Nous sommes particulièrement exigeants à l’égard de l’Europe car nous savons qu’elle peut entraîner dans son sillage bien d’autres régions du monde.

Et ceux qui, à l’instar de Marine Le Pen, prétendent que quitter l’Union européenne améliorerait notre sort, font fausse route. Non, le Brexit n’apportera pas une qualité de vie meilleure aux Britanniques et l’impact économique pour la Grande-Bretagne sera sans doute négatif. Au contraire, le gouvernement va devoir rebâtir tout ce que l’Union européenne avait construit de règlements protecteurs de la santé et de l’environnement. Et le risque est fort de faire moins bien.

Marine Le Pen fait preuve d’une grande démagogie lorsqu’elle clame que les agriculteurs français bénéficieront d’une France sortie du projet européen. Oui, la politique commune agricole européenne doit être profondément revue. Les aides financières doivent être réorientées vers des pratiques agricoles renouvelées, respectueuses des femmes et des hommes, de leur santé et de notre environnement à tous. Mais il est très peu probable qu’une sortie de l’Europe mettra fin aux souffrances et aux difficultés que connaissent les agriculteurs aujourd’hui.

Oui, il faut s’employer à casser la collusion entre les institutions européennes et les responsables politiques nationaux d’une part, et certains lobbies privés industriels d’autre part. Avec d’autres organisations environnementales et de nombreux alliés, nous nous y employons tous les jours. Mais pas pour affaiblir l’Europe. Plutôt pour la renforcer, la rendre meilleure, plus juste et soucieuse de l’intérêt de ses habitants.

 

Éclairage sur l’Appel des Solidarités

Nous donnons la parole à un acteur de la société civile sur un sujet d’actualité pas assez débattu et souvent en lien avec nos campagnes ou nos valeurs. Une façon aussi pour nous d’être solidaires et unis dans la défense des causes d’intérêt général.

Nous vous proposons avec cette interview de la Fondation Nicolas Hulot un éclairage sur une initiative inter-associative que nous avons contribué à lancer : l’Appel des Solidarités.

 

Moi citoyen-ne

Nous voulons vous entendre! Comment changez-vous les choses à votre niveau pour mieux protéger l’environnement ? Et quels changements collectifs soutenez-vous ? Il s’agit d’une rubrique participative, alimentée par vos contributions.

Nous voulons vous entendre, et cette semaine, nous vous avons donné la parole sur la thématique “énergie” : nous vous présentons une des nombreuses contributions que nous avons reçue.

#Moicitoyenne

La semaine prochaine, nous vous invitons à vous exprimer sur la non-violence : comment en appliquez-vous les principes au quotidien ? Pour contribuer, répondez en commentant ce post Facebook ou en nous écrivant à moicitoyen-ne@greenpeace.fr. Nous publierons certaines de vos contributions dans notre prochaine newsletter et dans notre album en ligne.

 

Regard décalé

Chanteurs ou humoristes, des invités surprises nous apporteront leur regard décalé sur cette présidentielle. Car si les sujets que nous traitons sont souvent graves, il est néanmoins possible d’en parler de manière drôle ou poétique.

Cette semaine, Nicolas Meyrieux nous livre son regard sur le programme de François Fillon. L’humoriste produira également des vidéos sur les programmes de Marine Le Pen, Benoît Hamon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Quant à notre analyse, elle est disponible ici !