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Agriculture

Maison des semences paysannes : rencontre avec Anaïs, animatrice à l’ARDEAR du Lot

En mai dernier vous avez été nombreux à soutenir le projet des paysans du Lot pour qu’une Maison des semences paysannes voie le jour dans la région. Grâce aux donateurs, plus de 20 000 euros ont été collectés. Cet argent permet de financer un poste à mi-temps occupé depuis le 4 janvier. Rencontre avec Anaïs, animatrice à l’Association régionale de développement de l'emploi agricole et rural (ARDEAR) du Lot.

(c) Greenpeace / Jean-Luc Bertini


Bonjour Anaïs, peux-tu nous expliquer brièvement ton parcours ?

Avant de rejoindre la Maison des semences paysannes, j’étais étudiante. J’ai suivi un cursus à la fac, au Canada, en agroforesterie, puis à l’école d’agronomie de Montpellier. J’ai effectué mon stage de fin d’études dans une Maison des semences paysannes.

En quoi consiste ton poste exactement ?

Je suis animatrice au sein de l’ARDEAR du Lot, une association qui travaille avec les agriculteurs. Mon travail au sein de la Maison des semences consiste principalement à faire de la facilitation. C’est cela que l’on entend par « animation ». Je dois faire en sorte que le groupe émerge, qu’il trouve son fonctionnement. Je les aide à s’organiser et à se structurer pour que l’échange de semences, de pratiques et de connaissances se fasse le plus simplement possible.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans le projet Maison des semences paysannes ?

Tout !

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez en ce moment ?

En ce moment, je travaille de façon très proche avec les maraîchers. Je les aide à se structurer et à élargir les activités de la Maison des semences. C’est un groupe très dynamique d’environ 30 personnes. Ils organisent des réunions publiques départementales pour faire parler de la Maison de semences et recenser les besoins des maraîchers, notamment sur la multiplication des semences. Des jardiniers amateurs participent également à ces réunions.

Par ailleurs, un nouveau groupe s’est constitué pour travailler sur le maïs population qui présente un enjeu particulier puisque c’est un maïs non hybride qui permet donc d’éviter toutes les tares de la « consanguinité » liées au maïs classique. Le maïs population a été abandonné en 1960 et il y a aujourd’hui un verrou technologique sur ce maïs. Il est très peu commun de faire du maïs population de nos jours alors que cela permet une plus grande autonomie aux agriculteurs.

Par la suite, Anaïs espère pouvoir monter un groupe avec des paysans qui travaillera sur la question des semences fourragères.

Commentaires (5)

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Refuge Biodiversité Le Coupoy

Ces semences sont-elles BIO ou NT ?

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Marsick francois

Bravo pour votre projet,comment faire pour vous soutenir merci

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Marsan

Bonjour jardinier dans des jardins partages. Pourrions nous avoir des semences que nous pourrions faire partager avec nos collègues jardiniers merci d'avance D.M.

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