La gouvernance des EGA reste un échec La deuxième partie des Etats généraux

Agriculture

États généraux de l’alimentation : difficile d’y croire

La gouvernance des EGA reste un échec

La deuxième partie des Etats généraux de l’alimentation (EGA), ou “deuxième chantier”, s’est un peu mieux déroulée que la première, tant sur le fond que sur la forme. Mais globalement, la gouvernance des EGA reste un échec. Les résultats de la consultation citoyenne n’ont par exemple pas été pris en compte. Et la troisième phase de négociation politique, réclamée par la société civile depuis le début du processus, n’aura pas lieu. La façon dont sera effectué l’arbitrage en fin de parcours reste ainsi une inconnue.

 

En parallèle des EGA, un véritable recul en matière de transition agroécologique

De plus, le gouvernement a envoyé des signaux négatifs très forts en matière de transition agricole ces derniers mois. Les aides à l’agriculture biologique sont sérieusement en danger. Le CETA n’est pas sitôt entré en application provisoire que la menace du Mercosur gronde déjà. Même la Confédération paysanne, plutôt positive à la sortie du premier chantier des EGA, se montre aujourd’hui très préoccupée par la tournure que prennent les événements, et en particulier par l’absence de lien entre le premier chantier des EGA (sur la création et la répartition de la valeur) et les plans de filière. Ces derniers ont été demandés par le président de la République le 11 octobre dernier. Ils sont censés être des “feuilles de route” pour la transition agricole et alimentaire attendue. Des feuilles de route rédigées par ceux qui ont plutôt intérêt à freiner des quatre fers la transition telle qu’elle est envisagée par la société civile… Ainsi l’interprofession des semences, ou GNIS, demande par exemple dans son plan filière que les nouveaux OGM soient exempts de la régulation qui s’appliquent habituellement aux OGM. Un sujet particulièrement préoccupant, sur lequel l’État n’a toujours pas pris position.

 

Moins de viande et de produits laitiers dans nos assiettes

Un autre sujet que Greenpeace n’a cessé de porter au sein des EGA est la diversification des sources de protéines. Moins de viande et de produits laitiers dans nos assiettes, et notamment dans la restauration scolaire : sans cela, il ne sera pas possible d’atteindre les 50 % de bio ou local promis par Emmanuel Macron. Malgré une inscription de cette demande dans les conclusions de certains ateliers (en point de dissensus dans l’atelier 2 et en point de consensus dans l’atelier 9), il semblerait que l’Etat ne veuille rien entendre de cette question.

 

Un besoin d’engagements concrets et de mesures fortes

Dans ces conditions, qu’attendre des annonces qui seront prononcées par le Premier ministre demain, lors de la clôture des EGA ? Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et afficher un cap clair vers la transition agricole et alimentaire. Greenpeace, avec une cinquantaine d’organisations de la société civile, demandent à Emmanuel Macron des engagements concrets et des mesures fortes.

 

Voir le communiqué de presse

(Crédits photographiques : © Greenpeace / Michael Desjardins)
Commentaires (7)

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Gicquel

Merci à vos organisations de veiller à notre planète et à la qualité de notre alimentation et de ce faite à notre santé pour un avenir respectueux

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Bourry

Membre de l'UFC-Que-choisir, ,retraité du CHRU de Poitiers, après un échange cordial, (eh oui, c'est possible, la preuve...) nous avons obtenu l'accord du Directeur Général du CHRU , le 31 Janvier 2017, pour mettre de la nourriture Bio dans l'assiette des malades et du personnel. Le patron des cuisines du CHRU, nous a remerciés parce qu'il avait déjà demandé le Bio au CHRU, mais la Direction avait tjrs refusé argant du fait qu'il était impossible de dépasser le montant de 1, 98€ le repas...Après p usieurs réunions il ressort que les Paysans de la Vienne sont incapables de fournir des légumes Bio pour répondre à une demande de 6.950 repas tous les jours. Hippocrate avait bien dit: "Que l'aliment soit ton remède "! Voilà où nous en sommes à Poitiers dans nos efforts, avec le CHRU pour arrêter de polluer l'assiette des malades et du Personnel.

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BERNARD

je pense que chacun peut à son niveau AGIR sur ce problème. 1- s'informer (merci à Greenpeace) sur la réalité du terrain 2- bien gérer ses achats et privilégier les produits bio 3- boycotter les produits dangereux 4- changer ses habitudes alimentaires mais aussi d'autre produits d'entretient...... 5- éduquer nos enfants d'une façon correcte pour éviter qu'ils ne tombent dans la civilisation du tout sucré etc...... 6- nous sommes au bout de la chaine donc nous avons un réel pouvoir de choix avec nos achats asséchons les filières incorrectes pour soutenir celles qui sont correctes et pour cela pas besoin de loi nous avons un réel pouvoir pourquoi ne pas en profiter ? 7- personne ne m'a jamais mis un fusil dans le dos pour m'obliger à acheter ce que je ne voulais pas .....faisons la transition nous même nous sommes des gens responsables .....tant que nous refuserons de prendre nos responsabilités et en ne prenant conscience de notre force rien ne changera!

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