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Déchets nucléaires : pourquoi le projet Cigéo à Bure doit être stoppé

Auteur(s) : Greenpeace France

Nucléaire

Malgré plus de soixante ans d’exploitation de l’énergie nucléaire, il n’existe toujours pas de solution durable et sûre pour gérer les déchets nucléaires. Le projet Cigéo, qui consiste à enfouir en profondeur des déchets radioactifs hautement dangereux dans les sous-sols de Bure, est une très mauvaise option, à laquelle Greenpeace France est catégoriquement opposée. Explications.

 

Des grimpeurs de Greenpeace escaladent le bâtiment du Parlement de l’Union européenne et déploient en plusieurs langues des banderoles rappelant que le nucléaire produit des déchets radioactifs… et que nous ne savons toujours pas quoi en faire. (2010)

Que faire des déchets nucléaires les plus dangereux et qui le resteront pendant plusieurs milliers d’années ? A cette question, EDF et l’industrie nucléaire n’ont toujours pas de réponse. Faute de pouvoir réduire la nocivité de ces déchets et face à leur accumulation, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), en charge de la gestion à long terme des déchets radioactifs produits en France, voudrait aujourd’hui les enfouir. Cacher ces déchets dangereux, sans réversibilité ni contrôle à long terme, n’est pas du tout une solution, alors que d’autres options sont envisageables.


1. Quels sont les déchets concernés par le projet Cigéo ?
2. Pourquoi Greenpeace France est-elle opposée au projet Cigéo ?
3. Quelles sont les principales failles du projet Cigéo ?
4. Y a-t-il des exemples de projets de stockage géologique des déchets nucléaires à l’étranger ?
5. Pourquoi les autorités et l’industrie nucléaire insistent-elles pour que Cigéo se fasse ?
6. Quelle option préconise Greenpeace France pour gérer les déchets nucléaires ?
7. Est-ce encore possible de stopper le projet Cigéo ?
8. Comment Greenpeace France se mobilise contre le projet Cigéo ?


1. Quels sont les déchets concernés par le projet Cigéo ?

Le site de Cigéo est censé accueillir les déchets dits de haute activité (HA) et de moyenne activité à vie longue (MA-VL) existants et à venir. Ces déchets très dangereux proviennent essentiellement de l’industrie électronucléaire, c’est à dire des centrales nucléaires d’EDF. Orano (ex-Areva, ex-Cogema), en retraitant le combustible usé des centrales d’EDF, génère des déchets qui concentrent la radioactivité. Actuellement, les déchets à haute activité issus de ces activités de retraitement (les plus dangereux) sont vitrifiés, coulés dans des colis d’inox et entreposés dans l’usine Orano de retraitement de la Hague, en Normandie, avec un système de ventilation pour réguler les températures extrêmement élevées liées à leur radioactivité. Ceux de moyenne activité sont principalement entreposés à Marcoule et à Cadarache, dans le Sud de la France.

Les déchets que l’Andra voudrait enfouir à Bure, dans la Meuse, dans le cadre de Cigéo, représentent une petite part du volume total des déchets radioactifs : 0,2 % pour les déchets de haute activité et 3% pour ceux de moyenne activité à vie longue, mais ils concentrent au total près de 99,9 % de la radioactivité de l’ensemble des déchets radioactifs. La concentration radioactive des déchets de haute activité est d’ailleurs telle que seules des machines peuvent manipuler ces conteneurs de déchets.

Le projet Cigéo n’est en revanche pas destiné à accueillir d’autres types de déchets. Les « matières radioactives » dangereuses, qui ne sont pas aujourd’hui considérées officiellement commes des « déchets nucléaires », continuent de s’entasser sans perspective d’utilisation. Et il n’est pas prévu qu’elles soient gérées dans le cadre de Cigéo.

2. Pourquoi Greenpeace France est-elle opposée au projet Cigéo ?

Le projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Cigéo, dans la Meuse, est une très mauvaise option pour plusieurs raisons, dont les principales sont :

  • Cacher nos déchets nucléaires n’est pas une solution. Ils resteront dangereux pendant des milliers d’années. Nous devons pouvoir les contrôler en permanence.
  • La question de la réversibilité n’est toujours pas résolue et ne le sera pas dans les faits. Il sera impossible de récupérer ces déchets si une solution durable était enfin trouvée par les générations futures.
  • De nombreuses questions techniques restent aujourd’hui sans réponse (stabilité de la roche, risques d’incendie et d’inondation, signalisation du site…)
  • On ne doit pas laisser un tel fardeau aux générations futures avec les trop nombreuses inconnues que recèle ce projet.
  • Il existe d’autres options pour gérer et surveiller les déchets nucléaires, telles que le stockage à sec en sub-surface.

3. Quelles sont les principales failles du projet Cigéo ?

Faille géologique : on ne peut pas prévoir comment réagira la couche d’argile

A Cigéo, les conteneurs hautement radioactifs seraient stockés en profondeur dans une couche géologique d’argile, sélectionnée pour sa relative stabilité. L’argile est notamment connue pour ses qualités en matière d’imperméabilité.

Cependant, les travaux de forage sont susceptibles de déstabiliser cette couche argileuse. De plus, des épisodes sismiques ne sont pas totalement exclus. La stabilité historique de la zone n’est pas une preuve suffisante, du moins complètement satisfaisante. Enfin nous savons que les conteneurs et les galeries ont tendance à se déformer sous l’effet de la haute radioactivité qu’ils contiennent et des mouvements de la roche.

Dans ces conditions, nul ne peut dire comment réagira la strate argileuse au cours des siècles à venir.

Faille de sûreté : il y a des risques d’incendie, d’infiltrations et de dispersion de la radioactivité

Le risque le plus grave est celui dʼincendie, compte tenu de la présence simultanée dʼhydrogène et de colis inflammables dans les alvéoles censées abriter les déchets de haute activité à vie longue. LʼIRSN, bras technique du gendarme du nucléaire l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a démontré que cette faiblesse du stockage était réelle et quʼil existait un véritable risque dʼincendie dans les alvéoles de stockage. Un tel événement pourrait aussi aboutir au rejet de gaz radioactifs. La modélisation de lʼIRSN montre que la vague de chaleur provenant dʼun incendie survenu dans un colis pourrait se propager à un autre en quelques heures. Il serait impossible de reprendre une exploitation « normale » après un tel accident.

L’Andra a admis quʼ« une explosion pourrait entraîner une perte de confinement » du site de Cigéo et sʼaccompagner éventuellement de la dispersion de radionucléides dans le site de stockage.

Autre risque important : les infiltrations d’eau et les fuites radioactives. LʼASN a demandé à lʼAndra de faire la démonstration des mécanismes dʼécoulement de lʼeau dans la roche de Cigéo dans ses simulations. Il s’avère que les infiltrations dʼeau dans les couches géologiques seraient probablement les risques « techniques » et inévitables les plus importants à long terme. La présence d’eau dans la couche d’argile où est prévu le stockage entraînerait la corrosion des emballages de tous les types de déchets et conduirait à des fuites d’éléments radioactifs, parmi lesquels des éléments gazeux qui remonteraient à la surface. Dans un avis public, l’ASN a souligné le manque d’analyse concernant la dégradation lié au vieillissement des composants, des conteneurs et des alvéoles de stockage. Leur robustesse et leur résistance à la corrosion ne sont pas clairement démontrées.

Faille logistique : les questions sur la saturation et les transports dangereux ne sont pas résolues

Le site de Cigéo est censé fonctionner pendant un siècle, avant d’être définitivement condamné. L’Andra souhaiterait l’ouvrir en 2030. Sauf que les déchets de haute activité déjà produits jusqu’à présent et actuellement générés ne pourront ni être transportés ni stockés dans un lieu confiné avant 2075, tant leur radioactivité est élevée : elle nécessite un entreposage dans un endroit ventilé pendant plusieurs années.

Quand bien même le site de Cigéo à Bure serait ouvert à l’horizon 2030, il ne pourrait accueillir dans un premier temps que des déchets à radioactivité moyenne, en guise de test, les autres ne pouvant de toute façon pas supporter le transport et un stockage confiné. Pour l’instant les déchets hautement radioactifs sont traités et entreposés sur le site industriel de la Hague (usine Orano, ex-Areva, en Normandie) dont le vieillissement est d’ores et déjà préoccupant. Que fera-t-on en 2030 des déchets hautement radioactifs stockés à la Hague dans des infrastructures à bout de course et au bord de la saturation, alors qu’ils ne pourront de toute façon pas être confinés dans les sous-sols de Bure avant plusieurs dizaines d’années ? Pour l’instant, aucune réponse.

Et que faire une fois que Cigéo parviendra à saturation, alors qu’il y aura encore de nombreux conteneurs à descendre si l’activité nucléaire du pays se maintient ? L’agrandir sans fin ? Question d’autant plus épineuse que les engagements pris par les pouvoirs publics et l’Andra ne prévoient aucune infrastructure en surface à Cigéo. On déplace donc le problème sans le résoudre, au risque d’en créer de nouveaux au passage.

En outre, plusieurs questions se posent quant à l’infrastructure logistique nécessaire pour assurer les milliers de transports de ces déchets extrêmement dangereux de l’usine de la Hague jusqu’à Cigéo, à Bure. Des questions pour l’instant non résolues.

Faille d’irréversibilité : retirer un colis radioactif ne sera plus possible

A Cigéo, c’est la solution du stockage définitif qui a été choisie. Cela signifie qu’une fois les conteneurs enfouis les uns derrière les autres, les galeries creusées dans l’argile seront définitivement scellées par un mélange bétonneux, de sorte qu’elles ne soient plus jamais accessibles.

Dans d’autres pays, les conteneurs sont en général stockés dans des galeries accessibles à tout moment, ce qui permet d’opérer un travail de surveillance continue et d’intervenir en cas de besoin. Or à Cigéo, une fois le site scellé, toute intervention a posteriori serait de fait impossible.

Les législateurs ont imposé à l’Andra de faire en sorte qu’il soit envisageable de retirer un colis durant la période d’exploitation du site, avant sa fermeture définitive au terme de 100 années. Ce concept de « réversibilité » figure dans l’article 5 de la loi du 28 juin 2006. L’Andra a ainsi été contrainte de prévoir des moyens supplémentaires pour récupérer les colis et affirme que des tests de retrait seront réalisés durant la phase pilote. Sauf que, pendant la période d’exploitation, aucune installation de surface n’est prévue pour recevoir les conteneurs que l’exploitant devrait éventuellement remonter. Si un conteneur doit être sorti, où ira-t-il et comment sera-t-il géré ? Rien n’est prévu techniquement et financièrement pour envisager une remontée vers la surface, surtout si elle doit être effectuée rapidement suite à une situation accidentelle.

Dans les faits, cette « réversibilité » s’avère donc aussi complexe qu’hypothétique, en plus d’être limitée à la seule période de fonctionnement, soit quelques générations. Après la fermeture définitive du site, ces déchets nucléaires ne seront plus accessibles, même si les générations suivantes parviennent à trouver des options plus sûres et plus durables pour les gérer.

Faille économique : les coûts ne sont pas maîtrisés et sont imprévisibles à long terme

Le projet de Cigéo suscite d’importantes considérations économiques, compte tenu des sommes et du temps nécessaires à sa mise en place et à son exploitation. Comment prévoir le niveau de l’inflation, le prix de l’argent, le coût de la main d’œuvre et celui des technologies sur des échelles de temps aussi longues ? À l’aide d’une boule de cristal ?

Quand il s’agit de tels ordres de grandeur – plusieurs dizaines de milliards d’euros assumés par les contribuables – cela pose un certain nombre de questions politiques auxquelles nul n’est capable de donner de réponses satisfaisantes pour le moment.

Faille éthique : c’est un cadeau empoisonné aux générations futures

L’enfouissement définitif des déchets nucléaires pose la question fondamentale d’une éthique du temps. Le nucléaire actionne des échelles de temps particulièrement longues, qui échappent par bien des égards au temps historique et politique. Les acteurs qui prennent les décisions aujourd’hui ne seront sans doute même plus vivants au moment de leur application – et ils ne seront plus comptables des effets de ces choix, qui engagent donc les générations futures.

Les déchets hautement radioactifs resteront dangereux pendant des centaines de milliers d’années encore. Ce que nous faisons aujourd’hui en matière nucléaire échappe en somme à notre contrôle et à notre implication historique.

Un jour ou l’autre, les êtres humains assisteront à la fermeture de Cigéo si ce projet est malgré tout mis en place. Pour autant, des déchets radioactifs inaccessibles et dangereux y resteront enfouis. Comment s’assurer que les générations futures, dans des dizaines ou des centaines d’années, ne tombent pas dessus par accident, ou selon des modalités dommageables voire tragiques ? Comment faire en sorte que les informations concernant le site de Cigéo et les déchets enfouis observent une continuité sur des milliers d’années ? Comment être sûr-e qu’elles soient encore lisibles et intelligibles, à la vitesse où vont le progrès technique et l’évolution des signaux communicationnels ? Comment garantir une continuité d’information ? Comment garantir une continuité politique ?

Ces questions, l’Andra les pose aussi sans pour autant apporter de réponses : selon elle, le projet Cigéo permettrait justement aux générations futures de ne pas avoir à gérer ces déchets radioactifs et de les débarrasser de ce lourd héritage. Mais cela revient à réalité à mettre la poussière nucléaire sous le tapis en dédouanant l’industrie nucléaire et les autorités actuelles de leurs responsabilités. Cacher les déchets radioactifs ne permettra en aucun cas de les faire disparaître. Compte tenu de l’ensemble des incertitudes et risques de ce projet, rien ne garantit que ces déchets dangereux ne constitueront pas un jour une grave menace pour les générations futures, peut-être même à leur insu, sous leurs pieds.

Tout cela paraît fortement hypothétique et illustre bien la nature civilisationnelle du nucléaire : une suite de paris inconsidérés où l’humanité actuelle se dédouane ouvertement de sa responsabilité historique.

4. Y a-t-il des exemples de projets de stockage géologique des déchets nucléaires à l’étranger ?

Dans le monde, tous les Etats nucléarisés sont confrontés à l’épineux problème de la gestion des déchets nucléaires. Face à cette crise mondiale des déchets nucléaires, titre d’un rapport d’expert commandé par Greenpeace France en janvier 2019, aucun Etat n’a trouvé de solution.

Aucun projet de stockage géologique n’est opérationnel, que ce soit celui de Cigéo à Bure, la désastreuse expérience d’Asse en Allemagne ou ceux à l’étude en Suède et en Finlande. Aucun n’apporte aujourd’hui des garanties suffisantes sur les plans de l’environnement, de la sûreté nucléaire, de la santé humaine et de la société. Des questions techniques majeures (notamment l’incapacité des conteneurs à résister à la corrosion et à éviter tout rejet de radioactivité dans l’environnement) restent sans réponse. Ces différents projets présentent tous des failles et dangers communs, aussi bien durant leur phase d’exploitation qu’à très long terme.

5. Pourquoi les autorités et l’industrie nucléaire insistent-elles pour que Cigéo se fasse ?

Pourquoi tant d’empressement à mettre en oeuvre le projet Cigéo, alors qu’on parle de déchets qui resteront radioactifs pendant des milliers d’années et que ce projet suscite une forte opposition ? « Admettre officiellement que les projets de stockage géologique ne sont pas la “solution” aux déchets nucléaires nuirait à une industrie nucléaire mondiale déjà sur le déclin », soulignait dans une interview Shaun Burnie, chargé de campagne de Greenpeace et coordinateur du rapport sur la Crise mondiale des déchets nucléaires.

Il s’agit bien en France d’un simple calcul politique : les autorités comme EDF et l’ensemble de l’industrie électronucléaire tentent de passer en force sur Cigéo. Elles ont en effet besoin de nous faire croire qu’il existerait une solution au stockage des déchets radioactifs, d’abord pour maintenir la fiction du nucléaire comme une énergie soutenable, ensuite pour justifier son maintien en activité et sa part prépondérante (près de 80 %) dans le mix électrique français.

Or, aujourd’hui, il n’y a toujours pas de solution aux déchets nucléaires et ils continueront à s’accumuler tant que les centrales nucléaires fonctionneront.

6. Quelle option préconise Greenpeace France pour gérer les déchets nucléaires ?

Il n’y a aucune bonne solution pour gérer les déchets nucléaires pour le moment et la priorité doit être de limiter l’ampleur du problème en cessant d’en produire le plus tôt possible. Faute de solution, trois pistes doivent être envisagées pour les déchets nucléaires actuels :

  • la poursuite des recherches afin de réduire, en quantité et dans le temps, la nocivité des déchets radioactifs ;
  • la sécurisation des entreposages et stockages actuels ;
  • et, option qui semble la moins mauvaise pour la gestion des déchets radioactifs, le « stockage à sec en sub-surface ».

Il s’agirait en fait d’un entreposage surveillé et pérennisé qui laisserait la possibilité technique réelle d’extraire les fûts de déchets à tout moment et d’en disposer autrement , tandis que le projet Cigéo présente une réversibilité très théorique durant sa phase d’exploitation et sera ensuite scellé définitivement. Le concept d’entreposage pérenne en sub-surface laisse la place aux possibilités d’évolution et de progrès (que ce soit dans les techniques de mise en colis et de conteneurs ou de réduction de la radioactivité des déchets), ce qui serait rendu impossible par l’enfouissement définitif.

Avec l’option du « stockage à sec en sub-surface », les combustibles irradiés des centrales seraient ainsi stockés ou entreposés de façon pérenne, sans aucun retraitement, dans des galeries creusées à faible profondeur, d’où ils pourraient être surveillés en permanence et extraits à tout moment, dans l’éventualité d’une solution technique. Une méthode qui serait aussi applicable aux déchets de haute activité actuellement entreposés à l’usine Orano (ex-Areva) de la Hague, après la période de refroidissement nécessaire. Cela permettrait également de réduire considérablement les transports de déchets nucléaires à haut risque (alors que le projet Cigéo les multiplierait au contraire).

Le projet d’enfouissement des déchets de Cigéo n’apporte pas les garanties de stabilité et de réversibilité nécessaires. Et trop de questions de sûreté restent à ce jour sans réponse pour se précipiter vers cette fausse solution proposée par l’Andra. Il y a urgence pour cesser de produire ces déchets dangereux dès que possible, par une sortie planifiée du nucléaire.

7. Est-ce encore possible de stopper le projet Cigéo ?

Le projet n’est pas encore complètement autorisé. De nombreuses demandes d’autorisation et enquêtes publiques sont encore à venir et le dossier technique a encore de nombreuses failles. Un débat sur le Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR) est ouvert jusqu’au 25 septembre 2019. Par ailleurs, une réévaluation du coût de Cigéo est prévue, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes sur son évolution.

Le projet de Bure, dans tous les cas, n’est pas près de voir le jour. L’enfouissement des déchets de haute activité ne pourra pas commencer avant 2075, en raison de leur forte radioactivité et de leur nécessaire période de refroidissement.

8. Comment Greenpeace France se mobilise contre le projet Cigéo ?

Greenpeace France a participé activement aux différentes luttes non-violentes sur le terrain des projets de stockage de déchets nucléaires. Nous participons activement aux débats sur cette question au sein du Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR). Greenpeace France est également présente sur le terrain juridique et se montre vigilante sur les questions de pollution (comme celle de la nappe phréatique de La Hague due au stockage de l’Andra).

En ce qui concerne le projet Cigéo à Bure, Greenpeace France apporte un soutien total à l’opposition radicale et non-violente à ce projet. Nous condamnons toute méthode violente et toute forme de répression des voix d’opposition à de tels projets.







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