Une part importante des produits que nous importons et que nous consommons (contenant notamment de l’huile de palme, du bœuf, du cuir, du soja, du cacao et du bois) contribue à la déforestation à l’autre bout du monde. Avec plusieurs mois de retard et après l’autorisation scandaleuse de la raffinerie de Total à la Mède, le gouvernement propose enfin un projet de stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI). En l’état, ce projet très attendu manque encore gravement d'ambition. La priorité de cette SNDI doit être de mettre un terme à l’importation de produits transformés et de matières premières qui ont contribué à la déforestation. Une consultation est en cours sur le sujet : mobilisons-nous pour rappeler au gouvernement qu’il y a urgence et que le texte doit être à la hauteur !

Forêts

Consultation en cours sur la déforestation : mobilisons-nous !

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Une part importante des produits que nous importons et que nous consommons (contenant notamment de l’huile de palme, du bœuf, du cuir, du soja, du cacao et du bois) contribue à la déforestation à l’autre bout du monde. Avec plusieurs mois de retard et après l’autorisation scandaleuse de la raffinerie de Total à la Mède, le gouvernement propose enfin un projet de stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI). En l’état, ce projet très attendu manque encore gravement d'ambition. La priorité de cette SNDI doit être de mettre un terme à l’importation de produits transformés et de matières premières qui ont contribué à la déforestation. Une consultation est en cours sur le sujet : mobilisons-nous pour rappeler au gouvernement qu’il y a urgence et que le texte doit être à la hauteur !

En matière de déforestation importée, la France a sa part de responsabilité : elle doit agir. En autorisant Total à faire du diesel à base d’huile de palme dans la raffinerie géante de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône, le gouvernement est passé en force, au mépris du droit de l’environnement et de ses engagements en matière de climat. Nicolas Hulot avait promis de lutter contre la déforestation importée : en l’état, le texte proposé par le gouvernement ne permet pas de tenir cette promesse.

SNDI : un texte qui n’est pas encore à la hauteur de l’urgence

Les intentions louables ne suffisent pas : la version actuelle de la SNDI manque d’ambition, comporte des objectifs trop vagues et souffre d’une absence d’indicateurs chiffrés. Pour que cette SNDI soit plus qu’une déclaration de bonnes intentions, le texte doit définir des objectifs chiffrés clairs et limités dans le temps, avec des indicateurs atteignables, mesurables et vérifiables permettant de lutter efficacement contre la déforestation importée.

https://www.facebook.com/greenpeacefrance/videos/la-for%C3%AAt-de-sungai-putri/10156531242927458/

La voie à suivre est claire

En finir avec l’aberration des agrocarburants

La SNDI telle qu’elle est aujourd’hui formulée laisse entendre que la France continuerait à soutenir le développement de la filière agrocarburants : c’est inacceptable !

Une décision de l’Union européenne datant de juin 2018 a ouvert la voie à une sortie anticipée des agrocarburants. Aujourd’hui, les États-membres de l’UE ne sont plus obligés de consommer des agrocarburants nocifs pour l’environnement, tels que ceux que veux produire Total dans son usine de La Mède. La France n’a donc plus aucune excuse pour sortir des agrocarburants de 1ere génération. Il faut agir contre cette aberration : cet objectif doit être inscrit clairement dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée en cours de discussion.

Le texte doit absolument affirmer la volonté de la France de ne plus subventionner de manière directe ou indirecte les agrocarburants sur le territoire, et de ne pas alimenter ce marché artificiel en interdisant les plans d’approvisionnement des raffineries françaises qui incluraient des matières premières alimentaires ou naturelles.

https://www.facebook.com/zerodeforestation/posts/10155392989606786

Élevage : pour protéger les forêts, il faut réduire les importations de soja

Notre modèle d’élevage n’est pas soutenable et trop dépendant du soja importé : il faut que la SNDI se fixe des objectifs chiffrés de réduction des importations de protéines végétales destinées à l’alimentation animale. Compte tenu de l’impact dévastateur de l’élevage sur les forêts, il est aussi essentiel que la SNDI fasse la promotion de campagnes de sensibilisation sur la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers !

La France doit être exemplaire avec ses forêts : stop au projet Montagne d’Or !

Alors que le gouvernement veut mettre fin à la déforestation induite par les importations françaises, ne devrait-il pas d’abord être exemplaire sur son propre sol ? Le territoire national français n’est pour l’instant pas inclus dans les travaux de cette SNDI…

Pourtant, la France se doit d’être exemplaire sur la protection de sa forêt tropicale humide domestique et en particulier de la forêt primaire guyanaise. Le gouvernement doit adopter un moratoire sur la méga-exploitation minière industrielle en Guyane et doit arrêter immédiatement tous les projets de ce type déjà engagés, comme le projet Montagne d’or.

Comment participer à la consultation ?

Cette consultation publique en ligne est à retrouver sur le site du Ministère de la transition écologique et solidaire. Participons massivement et allons rappeler à nos responsables politiques que cette stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée doit être à la hauteur de l’urgence !

Pour que la SNDI contribue efficacement à la protection des forêts, du climat, et de la biodiversité, voilà ce qu’il nous faut demander :

  • La France doit en finir avec son soutien absurde aux agrocarburants ! Elle ne doit plus subventionner de manière directe ou indirecte les agrocarburants sur son territoire et aller progressivement vers leur interdiction pure et simple ! Cet objectif doit être inscrit clairement dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée.
  • La France doit cesser d’alimenter le marché artificiel des agrocarburants : elle doit inscrire dans la Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée une interdiction des plans d’approvisionnement des raffineries françaises qui inclurait des matières premières alimentaires ou naturelles, comme la raffinerie géante de Total à la Mède.
  • Pour contrer les effets dévastateurs de notre modèle d’élevage sur les forêts : la SNDI doit permettre une réduction des importations de protéines végétales destinées à l’alimentation animale et se donner un objectif de promotion de campagnes de sensibilisation sur la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers.
  • La France doit être exemplaire avec les forêts qui se trouvent sur son sol ! La SNDI doit prendre en compte le territoire national : elle doit pousser le gouvernement à adopter un moratoire sur la méga-exploitation minière industrielle en Guyane, et à arrêter immédiatement tous les projets de ce type déjà engagés, comme le projet Montagne d’or.
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