Très attachés à leur territoire et à leur mode de vie, les peuples autochton

Peuples autochtones, défenseurs de l’environnement

Le 9 août a été choisi par les Nations unies pour célébrer les peuples autochtones dans le monde. Ils représentent aujourd’hui plus de 370 millions de personnes, du Brésil au bassin du Congo en passant par la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou l’Amérique du Nord. Auparavant pourchassés et massacrés, les peuples autochtones sont encore aujourd’hui méprisés, expulsés de leurs terres et trop souvent menacés. Pourtant, ils sont en première ligne pour défendre les forêts, les fleuves et l’environnement dont nous dépendons tous.

Très attachés à leur territoire et à leur mode de vie, les peuples autochtones sont des ardents protecteurs de la planète et ils en paient parfois le prix fort face aux projets d’exploitation minière, forestière ou d’agrobusiness. Selon Global Witness, 40 % des défenseurs de l’environnement tués en 2016 étaient des représentants autochtones.

Greenpeace mène régulièrement campagne à leurs côtés, par exemple avec les Mundurukus contre les barrages en Amazonie brésilienne, les Khantys en Sibérie ou, récemment, les Inuits au Canada.

Manifestation des peuples autochtones pour la démarcation de leurs terres à Brasilia, devant le Congrès national, avril 2017. © Rogério Assis / MNI

Une victoire pour les Inuits du Canada

Après trois années d’harassantes procédures judiciaires, la justice canadienne vient de donner raison à la communauté de Clyde River, dans le Nunavut. La Cour suprême a en effet estimé que les Inuits n’avaient pas été consultés de façon adéquate au sujet d’un projet d’exploration pétrolière dans les eaux arctiques, au large de leur territoire.

Les Inuits s’opposaient à une dangereuse méthode d’exploration pétrolière dans l’Arctique canadien : les détonations sismiques. La décision de la Cour suprême signifie que les mammifères marins comme les bélugas, les baleines boréales et les narvals n’auront pas à subir ces coups de canons assourdissants — et la communauté de Clyde River a maintenant l’assurance à long terme que leur culture et leur mode de vie pourront perdurer.

Cette décision historique est un grand pas en avant pour les droits des peuples autochtones au Canada et dans le monde.

Lire le témoignage de Clara Natanine, jeune habitant de Clyde River, qui nous explique pourquoi la défense de ses terres et de ses traditions lui tient à cœur : http://www.greenpeace.org/canada/fr/blogue/Blogentry/chez-moi-en-arctique/blog/57335/

Des représentants de la communauté de Clyde River à bord de l’Arctic Sunrise de Greenpeace, août 2016. © Greenpeace

Malheureusement, toutes les communautés n’ont pas cette chance

Au Canada, le projet controversé de l’oléoduc « Ligne 9 » va finalement voir le jour, la justice ayant rejeté le recours présenté par la Première Nation Chippewas de la Thames. Ce vieux pipeline, construit il y a plus de 40 ans puis délaissé, va être réactivé pour acheminer du pétrole de l’ouest du Canada vers Montréal, traversant au passage les territoires des Chippewas. Même chose dans le Nebraska et le Dakota, où le président Trump a relancé deux projets d’oléoducs qui profiteront aux compagnies pétrolières au détriment des populations locales.

Au Brésil, les Mundurukus sont toujours dans l’attente de la démarcation officielle de leur territoire, procédure qui permettrait d’acter la reconnaissance de leur terre et d’y empêcher la construction de méga-infrastructures. Le nouveau plan énergétique décennal publié début juillet par le gouvernement brésilien n’augure rien de bon, avec la construction potentielle de deux autres méga-barrages en Amazonie.

La lutte pour le respect des droits des peuples autochtones au Canada, au Brésil et ailleurs, continue. Nous serons solidaires avec eux dans leurs courageux efforts pour protéger leurs droits, leurs terres, leur eau et le climat que nous partageons tous.





(Crédits photographiques : © Rogério Assis / Greenpeace)
Commentaires (3)

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francois

savez-vous que les chefs coutumiers des Peuples autochtones de Guyane française se sont prononcés *contre* le projet de mine industrielle en Guyane française ! Les sages amérindiens ont solennellement pris cette position le 09 aout en Guyane, et demandent à ce que le projet "Montagne d' Or" (compagnies minières canadienne et russe) soit abandonné, car il abimerait leurs terres ancestrales. Allons-nous les aider ?

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pierre

les peuples autochtones sont un trésor de l'humanité , il est nécessaire de préserver leur terre , leur mode de vie , un mode de vie certainement plus sain et plus harmonieux que le capitalisme occidental.

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Nico

J'aime beaucoup votre association " Greenpeace" et pour les peuples autochtones il y a une formidable association "Survival International France".

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