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Nucléaire

Centrale du Tricastin : le risque nucléaire au jour le jour

Que se passerait-il en cas d’accident grave à la centrale nucléaire du Tricastin ? En fonction des conditions météorologiques, toute la France mais aussi l’Europe pourraient être touchées : Montélimar, Valence, Lyon, Marseille mais aussi Bordeaux et Paris ou encore Munich, Milan et Barcelone. C’est ce que révèlent les cartes de dispersion de la radioactivité réalisées par l’Institut Biosphère, en partenariat avec Greenpeace France.

Que disent ces cartes ?

La modélisation de plus de 1000 cartes, correspondant chacune à une situation météorologique survenue au cours des années 2017, 2018 et 2020, permet d’évaluer la direction et la dangerosité du nuage radioactif généré si un accident similaire à celui de Fukushima venait à se produire à la centrale nucléaire du Tricastin. 

En moyenne, sur l’ensemble des 1096 configurations météorologiques étudiées, plus de 13 millions de personnes recevraient en quelques heures une dose de radioactivité supérieure à la limite d’exposition du public, fixée à un millisievert par an. Selon les variations météorologiques, presque toutes les régions et grandes villes en France pourraient être contaminées, ainsi que les pays voisins comme l’Italie, la Suisse, l’Allemagne ou l’Autriche. 

Pourquoi faire une simulation d’accident à la centrale nucléaire du Tricastin ?

Tricastin est une des  plus vieilles centrales nucléaires encore en fonctionnement en France. Après 40 ans de service et de nombreuses alertes de Greenpeace sur la nécessité de fermer cette centrale, EDF compte prolonger de dix ans la durée de vie des réacteurs quarantenaires du parc nucléaire français. Pourtant, à la centrale du Tricastin, les problèmes se multiplient : la cuve d’un des réacteurs compte plus de 20 fissures, la centrale est sensible aux séismes, aux inondations mais aussi aux sécheresses, elle est aussi menacée en cas de rupture du canal de Donzère-Mondragon en amont du Rhône…

Tricastin n’est pourtant que la partie émergée de l’iceberg. D’ici 2025, les deux tiers des réacteurs nucléaires français auront atteint ou dépassé 40 ans de fonctionnement. Faire du neuf avec du vieux n’est pas possible lorsque l’on parle de nucléaire. Le vieillissement et les dangers de la centrale nucléaire du Tricastin seront d’ailleurs au cœur du procès des 34 activistes de Greenpeace France qui se tiendra à Valence le 29 juin prochain





(Crédits photographiques : © Nicolas Chauveau)
Commentaires (15)

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teodori frederic

Cette societé de gaspillage intenpestif irraisonnés, dirigée pour le profit par une poignée de despotes aveuglés de pouvoir ,paieras le prix fort dans l avenir pour ses basseses envers NOTRE terre .....le nucleaire resteras le demon obscur le plus virulant pour l eternité....il y a des fleaux qui reste irreversibles , celui ci sans conteste en est le maitre tout puissant. la nature a une memoire tout reste en compte et ressurgit un jour ou l autre.......

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Vanneufville

Merci à ceux qui ont le courage de dénoncer... Il y a déjà eu des alertes à Tricastin, minimisées ou tues... Avoir construit une centrale nucléaire sur une faille, c’est une aberration, continuer de l’activer dans l’état où est cette centrale est un crime... J espère que les avocats de ces courageux lanceurs d alerte seront à la hauteur ...

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Alfred de Tricastin

Je connais bien la situation. Je travaille à la centrale nucléaire du Tricastin. Je connais aussi les procédures en cas d'étiage, inondations, rupture de barrage en amont mais aussi aval. Nous faisons des exercices tous les mois sur ces sujets avec le déploiement de parade et la formation à ces situations. Mais ça Greenpeace s'en fout d'en connaître leur robustesse et fondement. Les indications sur la cuve, elles sont historiques. Elles sont connus et suivies. La RTNDT est évaluée à partir d'échantillons soumis à des irradiations enveloppe. Suivre et anticiper ces phénomènes de vieillissement, c'est le boulot de centaines d'expert. Mais probablement que Greenpeace est plus calé qu'eux. L'étude montre une diffusion colossale de radioactivité, exprimée en mSv, ce qui n'a pas de sens comme le souligne fort justement un des commentaires. Ce qui n'est pas précisé, c'est le terme source (la quantité de radioactivité émise par l'accident) pour en arriver là. Dommage, mais c'est peut être parce qu'il est parfaitement incohérent. Mais on est plus à une incohérence près avec Greenpeace. Enfin j'habite dans le périmètre des 20km de deux centrales nucléaires, (Tricastin et Cruas + complexe Orano) et je le vis très bien. Et mes enfants aussi. Oui, les gens qui travaillent pour le nucléaire sont "normaux" et n'ont pas pour objectif de rayer la France de la carte. Un peu de sérieux. Mais si, et comme les experts nous ne sommes pas inquiet pour dormir le soir, ni pour nous, ni notre progéniture, c'est bien parce que nous sommes acteurs et nous sommes informés des réalités. Comme quoi, ce qui fait peur c'est l'obscurantisme, que défend à merveille Greenpeace. Oui, mais faire peur sur le nucléaire, ça coûte pas cher et ça rapporte !

4 réponses

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