Thon tropical : la première pêcherie au monde

Océans

En France, 9 familles sur 10 ont une boîte de thon dans leur placard. Le thon en conserve fait partie des produits de la mer les plus consommés dans les pays développés.

Les principales espèces de thon tropicaux que l’on retrouve dans nos assiettes sont le thon listao, le thon albacore et le thon obèse. Mais en France, comme dans les pays du sud de l’Europe, nous consommons principalement du thon albacore.

Les principaux pays pêcheurs sont l’Indonésie, le Japon, les Philippines et Taïwan. L’Union européenne est le premier marché pour le thon tropical, suivi des États-Unis.

Des espèces victimes de la surpêche

Le thon en conserve est tellement un produit de consommation courante, qu’il est difficile de pouvoir imaginer qu’il soit surpêché. Pourtant, près de la moitié des stocks le sont.

Les quatre principales espèces (albacore, listao, obèse et germon) se répartissent sur 19 stocks, entre l’océan Pacifique, l’océan Indien et l’océan Atlantique. Le thon albacore et le thon obèse sont les principales victimes de la surpêche, et les thoniers senneurs sont sur le banc des accusés.

Ces immenses bateaux de pêche prennent 60% des captures (les 40% restant sont pêchés par des palangriers ou des pêcheurs artisans). Ils dominent le marché globalisé du thon en boîte, tandis que les palangriers alimentent le marché du frais et les flottes artisanales, les marchés locaux.

Il s’agit avant tout d’un problème de surcapacité. Ces flottes industrielles sont surdimensionnées : les navires sont trop puissants et trop nombreux, et les technologies qu’ils utilisent ne laissent aucune chance de renouvellement aux stocks. Sans compter que les techniques de pêche utilisées par les thoniers, les dispositifs de concentration de poissons (DCP), sont non sélectives et leur prolifération est totalement hors de contrôle.

Les dispositifs de concentration de poissons et la pêche au thon

Depuis les années 1980, les thoniers senneurs déploient de plus en plus de DCP artificiels. A leurs débuts, les DCP étaient simplement équipés de balises radars qui permettaient aux thoniers de les retrouver dans l’immensité des océans. Aujourd’hui, ils sont truffés d’électronique. Un système GPS permet aux bateaux de les suivre en permanence, et un échosondeur leur sert à estimer la quantité de poissons présente sous le DCP. Ainsi, la proportion de captures sous DCP ne fait qu’augmenter.

En savoir plus sur les DCP et les impacts liés à leur utilisation

Comment mettre fin à la surpêche ?

Pour éviter que les stocks soient surpêchés, il est nécessaire de gérer durablement la ressource. Les puissances de pêche lointaine et les pêcheurs artisans des Etats côtiers doivent avoir un accès équitable à cette ressource et le partage des bénéfices de cette industrie très lucrative doit être juste.

Les fausses solutions n’ont pas leur place. Les industriels du thon continuent à vouloir détourner l’attention et font la promotion de solutions techniques qui sont loin de pouvoir répondre aux enjeux actuels. Les DCP non maillants par exemple, sont censés limiter les prises accessoires de requins sauf que cela n’empêche absolument pas les prises d’autres espèces non ciblées qui se retrouvent pris au piège dans la senne et qui finissent rejetées à la mer mortes ou mourantes.

Des limites de captures doivent être adoptées en suivant les recommandations des scientifiques sur le sujet et un contrôle efficace doit être mis en place pour lutter contre la pêche illégale.
Greenpeace demande également que l’usage des DCP soit drastiquement limité de même que la capacité des flottes industrielles.

En savoir plus sur la surpêche







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