Lorsqu’on joue au foot, l’adversaire, c’est aussi la pollution de l’air.

[RAPPORT] Football : la pollution de l’air s’impose sur le terrain

Auteur(s) : Greenpeace France

Climat

Résultats des mesures réalisées par Greenpeace aux abords de terrains de sport dans les trois premières villes de France

Lorsqu’on joue au foot, l’adversaire, c’est aussi la pollution de l’air. Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) mesurées par Greenpeace France aux abords de six terrains de football à Lyon, Marseille et Paris, sur des sessions de deux heures, se situent quasi systématiquement au-dessus de la valeur limite annuelle moyenne définie au niveau européen (40 µg/m3) 1. Ces mesures sur des durées courtes ne démontrent pas un dépassement de la valeur limite sur l’année. Cependant, la France vient d’être renvoyée devant la Cour de Justice Européenne, justement pour ses dépassements de cette valeur limite annuelle de 40 µg/m3, dans des grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille. Nos mesures ont vocation à venir illustrer concrètement cette réalité.

La pollution de l’air, dans nos villes, pose problème notamment dans des lieux où enfants et adultes peuvent pratiquer une activité physique et donc inhaler 4 à 10 fois plus de polluants atmosphériques qu’au repos.

Les conséquences sur la santé de l’exposition à la pollution de l’air en général sont de mieux en mieux documentées et leur liste ne semble cesser de s’allonger : asthme, naissances prématurées, problèmes cardio-vasculaires, cancer, diabète… L’Agence européenne pour l’environnement estime qu’en 2013, 8 230 morts prématurées en France pouvaient être attribuées spécifiquement au N02. Par ailleurs, les concentrations de NO2 vont souvent de pair avec celles d’autres polluants, telles que les particules fines, auxquelles sont imputés 45 120 décès prématurés en France en 2013.

Il n’est pas question, pour Greenpeace, de pousser les gens à renoncer au sport ou à profiter de leurs villes. Au contraire : nos villes devraient être conçues pour favoriser les pratiques sportives, en leur laissant l’espace et l’air pour se déployer. Cela implique d’agir sur les causes structurelles de la pollution de l’air, au premier rang desquelles le trafic routier et la place – encore souvent prépondérante – de la voiture individuelle dans nos grandes agglomérations.

En effet, plus de 50 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx) en France sont imputables au transport routier. La motorisation diesel, encore majoritaire dans le parc des voitures particulières en France, porte une responsabilité lourde dans ces émissions. Les véhicules qui carburent à l’essence ne font guère mieux : leurs fortes émissions de CO2 participent au dérèglement climatique contre lequel il y a aujourd’hui urgence à agir. C’est bien le modèle du tout-voiture qui doit être abandonné, pour laisser la place à des mobilités plus propres et plus durables, privilégiant les transports en commun, le vélo et la marche.

Faire du sport, en compétition ou comme loisir, doit rester synonyme de plaisir et de bien-être. Nous devons pouvoir bouger et respirer sans danger. Les responsables politiques des grandes villes et agglomérations, les maires en particulier, ont le pouvoir et le devoir de rendre nos villes plus respirables en les libérant progressivement, mais rapidement, des voitures individuelles, diesel d’abord, puis essence.



A TELECHARGER | Greenpeace - Football - la pollution de l'air s'impose sur le terrain - juin 2018







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