Nous avons appris avec consternation en fin de semaine dernière la condamnation

Forêts

Qui veut réduire au silence les défenseurs de la forêt?

Nous avons appris avec consternation en fin de semaine dernière la condamnation pour diffamation de Marc Ona, à 6 mois de prison avec sursis et au paiement de 5 millions de francs CFA (7 600 euros environ).

African Background Documentation (Africa: 2003)

Cette condamnation ne peut qu’être liée au travail de Marc Ona pour dénoncer les impacts d’immenses plantations de palmier à huile au Gabon par la société OLAM.

Marc Ona est un pilier de la lutte contre la déforestation en Afrique. Il a été récompensé en 2009 par le Prix Goldman pour l’environnement. Au Gabon, Marc est le fondateur de l’ONG Brainforest, et un partenaire de longue date de Greenpeace. Il est également le coordinateur de la plateforme de la société civile « Publiez ce que vous Payez. » Et à ce titre, il a déjà fait l’objet d’intimidations.

Son courage et sa détermination en on fait un exemple pour de nombreux activistes environnementaux en Afrique et à travers le monde.

Des militants sous étroite surveillance

Ces moyens de pression sont typiques de ceux utilisés contre les défenseurs de la forêt en Afrique, notamment depuis que cette dernière est devenue la « dernière frontière de l’huile de palme » et de l’agro-industrie.

En Novembre, c’était Nasako Besingi, opposant au projet Herakles farms au Cameroun dont nous rapportions l’arrestation arbitraire, et en juillet 2012, Greenpeace, aux côtés de Survie et d’autres organisations, dénonçait la visite en France du président gabonais Ali Bongo, quelques semaines après que Marc Ona et d’autres militants avaient été arrêtés lors d’un rassemblement pacifique.

Pour Greenpeace, l’intérêt général du public à l’information doit prévaloir sur la protection de la réputation individuelle ou industrielle. La condamnation de Marc Ona entre ainsi en contradiction totale et regrettable avec de nombreux textes internationaux protégeant la liberté d’expression.

C’est pourquoi nous relayons l’appel de 5 ONG au gouvernement français lui demandant d’exprimer « publiquement sa préoccupation suite à cette atteinte aux libertés publiques au Gabon« .
Le silence ne saurait être une réponse acceptable au courage des activistes du bassin du Congo qui luttent pour la défense du second poumon de la planète.

Soutenez les défenseurs de la forêt – envoyez leur un message.





Commentaires (16)

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LEDAUPHINOIS

S'il est un élément essentiel sur notre terre au même titre que l'eau, c'est bien la forêt "naturelle".Il est regrettable de constater combien nos politiques oublient trop souvent les promesses émises ou leurs engagements et manquent de ce courage élémentaire qui consiste à dire la verité ou leurs vérités à ceux qui le méritent. Bien heureusement et même s'ils essuient des revers, il demeure des "chevaliers blancs" pour tenter de remettre un peu de moralité et d'humanité dans ce monde du court terme. Merci à eux d'oeuvrer dans ce sens .Qu'ils soient conscients, même si ce n'est pas toujours formel, que nombreux sont ceux qui adhèrent à leur démarche.

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bob

C'est même encore plus fort, je lis sur un des liens "Durant l’audience du 9 mars dernier, Me Rama, avocat de la partie civile a exigé les preuves de ces allégations." Donc, mais ai-je bien compris? C'est la personne qui porte plainte pour diffamation qui doit démontrer que la diffamation est fausse, et non l'accusé qui doit démontrer que ses propos sont fondés? Encore une fois, je dis cela en oubliant le principe essentiel de droit selon lequel Greenpeace a toujours raison.

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bob

Si je comprends bien, le postulat de départ est que nécessairement l'accusation de diffamation est totalement infondée. Sans plus d'explications. Pourtant, on aimerait bien en avoir. Attention, je n'ai pas dit que les accusations de Marc Ona sont infondées, je constate juste qu'aucune justification n'est apportée pour prouver que la condamnation contre lui est infondée. Je ne considère pas que "Cette condamnation ne peut qu’être liée...." constitue une démonstration probante. Mais désolé, j'oubliais une autre vérité intangible, selon laquelle, quoi qu'il arrive, et de façon à éviter de trop se fatiguer à réfléchir, Greenpeace a toujours raison...

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