La réunion du Conseil de l'Arctique s'est déroulée hier à Kiruna, en Suède.

Climat

Porter des milliers de voix à Kiruna pour l’Arctique

La réunion du Conseil de l’Arctique s’est déroulée hier à Kiruna, en Suède. Cette réunion regroupe les membres permanents  de cette organisation intergouvernementale, riverains de l’Arctique: Canada, Danemark, États-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie et Suède ; et des représentants des peuples autochtones ainsi que les six pays observateurs, dont la France.


Ce rendez-vous était important, pour de nombreuses raisons. D’abord car la réunion rassemble les décideurs de l’avenir du cercle polaire, ceux qui ont l’avenir de ce territoire entre leurs mains … Une occasion inespérée de leur parler à tous ! Deuxième raison : c’est le Canada qui a endossé cette année la présidence tournante du Conseil, et que son parti-pris en faveur de l’industrie pétrolière ne présage rien de bon.

Autant de bonnes raisons donc, pour que nous soyons présents et surtout actifs !

Dès la veille de la réunion du Conseil, s’est déroulé un premier événement : la prise de parole des peuples autochtones contre les forages dans l’océan arctique.

Environ 80 délégués originaires de sept pays de l’Arctique se sont réunis à Kiruna pour assister à la conférence intitulée « The Peoples’ Arctic: Unified for a Better Tomorrow » (La population de l’Arctique : uni pour un avenir meilleur). Organisée par Greenpeace et le Comité de sauvegarde de la rivière Pechora, cette deuxième conférence annuelle avait pour but de tisser des liens entre les communautés autochtones de la région arctique et avec les organisations environnementales.

À l’issue de cette deuxième conférence, la Déclaration  conjointe de solidarité autochtone pour la protection de l’Arctique compte 15 nouveaux signataires individuels et institutionnels, dont le Conseil arctique de l’Athabaska, les Premières nations Déné, l’Assemblée des Premières nations des Territoires du Nord-Ouest, le Conseil jeunesse du Parlement Saami de Suède, l’organisation écologiste groenlandaise Avataq, le Secrétariat des peuples autochtones et le maire d’une ville de l’Alaska. Pour consulter la Déclaration et la liste des signataires, visitez la page suivante (en anglais)

Mais malgré ces appels des peuples autochtones et des alertes de la communauté scientifique sur le sujet, le Conseil arctique s’est achevé sans décision contraignante pour réduire les émissions de carbone noir ou pour freiner la course à l’or noir dans cette région. De plus, le « Cooperation on Marine Oil Pollution Preparedness and Response in the Arctic Agreement », signé par les ministres des Affaires étrangères n’inclut aucun standard minimum contraignant et ne rend pas les compagnies responsables des dégâts qu’elles pourraient causer en cas de marée noire.

Le message au Canada

Au moment où le Canada a pris la présidence du Conseil de l’Arctique, Greenpeace s’est adressée directement aux délégués de la réunion ministérielle, pour inciter le gouvernement canadien à placer les intérêts de l’humanité et de l’environnement au-dessus de ceux des compagnies pétrolières.
Le Conseil de l’Arctique a pour mission d’assurer la protection de l’environnement et le développement durable de cette région fragile; or le gouvernement Harper affirme vouloir utiliser cette organisation pour promouvoir les intérêts de l’industrie.

Greenpeace pense que le Canada doit utiliser sa présidence de deux ans pour inciter le Conseil de l’Arctique à atteindre des objectifs concrets, au nom de l’environnement nordique et de ses habitants :

* interdire les forages dans l’Arctique, compte tenu de l’impossibilité d’y empêcher et d’y nettoyer une marée noire;
* prendre des mesures concrètes et rapides afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre des États de l’Arctique, incluant entre autres la réduction des émissions de carbone noir;
* favoriser la création de réserves marines, ainsi que l’établissement d’un sanctuaire mondial dans l’océan Arctique central afin d’en protéger la biodiversité;
* minimiser les risques associés à la pêche commerciale;
* assurer une plus grande transparence et représentativité du Conseil de l’Arctique.

Votre message aux délégués !

Samedi 20 avril, plus de 17.000 personnes
, dans 278 villes, et originaires de 35 pays autour du globe s’étaient rassemblées pour former des bannières humaines. Le message était simple, clair, pour être vu et entendu par les dirigeants politiques du monde entier : « I ♥ Arctic ».
De Buenos Aires à Bangkok, de Kiruna à Johannesburg, et en France dans 21 villes, les citoyens rassemblés en un front uni et pacifique ont exigé que les responsables politiques prennent leur responsabilités et prennent enfin des mesures pour protéger l’environnement fragile qu’est l’Arctique.

Ces photos, nous les avons délivrées aux délégués représentants du Conseil de l’Arctique. Sous la forme d’un livre, déposé dans leur hôtel. (Feuilletez le livre en ligne)

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Il y a urgence pour l’Arctique !

Greenpeace demande aux gouvernements d’établir un sanctuaire marin mondial autour du pôle Nord, c’est-à-dire une zone légalement protégée de toute forme d’activité industrielle de grande ampleur, incluant les forages pétroliers et la pêche commerciale. Plus de trois millions de personnes à travers le monde ont d’ores et déjà appuyé cette initiative en signant la pétition Sauvons l’Arctique de Greenpeace.

Greenpeace s’engage à respecter les droits des Premières nations, et tente de favoriser l’application de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans toutes les étapes de développement d’une société plus juste et plus durable. Greenpeace reconnaît le droit des peuples autochtones à se réunir sur leurs territoires ancestraux afin de prendre part à des activités économiques traditionnelles telles que la pêche, la trappe et la chasse.

Toutes les actualités de la campagne Save The Arctic





Commentaires (10)

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Camille

Maintenant que tout est dégueulasse chez nous, il faut bien aller saloper ailleurs ! Pardon pour ce vocabulaire cru mais la cupidité de ces gens me révolte.

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Dominique

Pour aller plus loin, il faudrait tout de même aborder la question relative aux programmes d’étude de la ionosphère : notamment les programmes militaires d’armes électromagnétiques comme HAARP (américain), SURA (russe), mais aussi le programme civil européen-sino-japonais EISCAT, qui produisent les mêmes effets : leurs émissions d’ondes VHF et UHF excitent (donc chauffent) la ionosphère laquelle répercute en retour des ondes VLF et ULF dont l’effet est celui d’un four à micro-ondes . La plupart de ces stations sont situées autour de l’Arctique, la première ayant vu le jour à Gakona (Alaska) en 1993. Il semble justifié de se demander si cela n’a pas une influence sur la fonte de la calotte polaire arctique ; de même, un indice notable à ce sujet est que la calotte Antarctique, elle, ne diminue qu’autour de la zone américaine, où se trouve effectivement une autre station HAARP. Nous sommes donc en droit de nous interroger sur les conséquences des manipulations du climat, sachant que celles-ci perdurent depuis de trop nombreuses années sous couvert du Secret Défense. Mais de ça, jamais il n’est question lorsque l’on parle de dérèglement climatique. Svp - Allez plus loin dans votre Approche et défense : Penchez vous aussi sur les conséquences des manipulations du climat qui perdurent depuis au moins 50 ans sous couvert du Secret Défense ; penchez vous aussi sur la Convention ENMOD, "Le terme « techniques de modifications environnementales » désigne toute technique pour changer par la manipulation délibérée des processus naturels la dynamique, la composition ou la structure de la Terre : biosphère, lithosphère, hydrosphère, atmosphère et environnement spatial." Rappelons qu'en 1977, la convention ENMOD, a limité les manipulations délibérées de l'atmosphère en cas de guerre ou de conflit et les a autorisées dans un but «pacifique». La question VITALE est donc : Les Causes de la crise climatique sont elles seulement celles que l’on croit ?

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jacques MOURLHOU

Soyons vigilants, notre avenir est entre leurs mains…

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