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Climat

Panorama mobilité durable 2018 — Lyon

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Climat

Restrictions sur les voitures polluantes

⭐⭐ Simple engagement à mettre en place une zone à circulation restreinte (ZCR) permanente et pas d’engagement en faveur d’une ville libérée des voitures diesel et essence.

Explication de Greenpeace et du Réseau Action Climat

Lauréate parmi d’autres de l’appel à projets “villes respirables à 5 ans” lancé en 2015, Lyon s’était dans ce cadre engagée à étudier la mise en place d’une zone à circulation restreinte. Une zone de protection de l’atmosphère a été mise en place en 2016 (restrictions de circulation ponctuelles et en réaction à des pics de pollution). Dans le cadre de la feuille de route “qualité de l’air” élaborée suite à l’injonction du Conseil d’État de juillet 2017 et rendue publique par le gouvernement en avril dernier, la métropole de Lyon s’est à nouveau engagée à mettre en place une zone à faibles émissions. Cette dernière couvrirait le périmètre Lyon-Villeurbanne (intra-périphérique), elle ne concernerait que les poids-lourds et les véhicules utilitaires légers les plus polluants (et donc pas les voitures) mais elle aurait le mérite d’être permanente. Au-delà de cet engagement qu’il reste à concrétiser, quid de pousser l’ambition jusqu’à une ville à très faibles émissions (sans véhicules diesel puis essence) ? 

Renforcement de l’offre de transports en commun

⭐⭐⭐ Volonté politique mais projet(s) ne répondant pas forcément aux enjeux prioritaires, pour l’association Lyon-Métro Transports Publics et pour la coordination Darly.

Témoignage de l’association Lyon-Métro Transports Publics et de la coordination Darly

L’ancien maire et président de la Métropole de Lyon a promis, dans l’agitation de la campagne municipale de 2014, une 5e ligne de métro, que même nos associations estiment peu opportune. Mais ses successeurs veulent la faire là où elle a été promise, après avoir prétendument étudié, puis éliminé une dizaine d’alternatives sans même les diffuser publiquement, ce qui constitue un déficit de démocratie. Nous plaidons en priorité pour le renforcement des réseaux bus et tramways.

Plus d’informations sur le site de Lyon-Métro Transports Publics et sur le site de la coordination Darly.

Mise en place d’un réseau express vélo

⭐ Pas d’ambition affichée de mettre en place un réseau express vélo et pas ou peu de progrès sur le terrain dans ce sens, pour l’association La Ville à Vélo.

Témoignage de l’association La Ville à Vélo

Lyon ne dispose pas de réseau express vélo. En dehors des berges du Rhône, les pistes cyclables sont régulièrement interrompues par des intersections pénalisantes pour les cyclistes (saut de bordure ou de caniveau, feux non synchronisés) et s’arrêtent aux limites de Lyon. Les pistes sont peu conviviales : difficile de rouler à deux de front sans se gêner. En revanche, un jalonnement spécifique au vélo permet de s’orienter facilement dans la ville.

Plus d’informations sur le site de La Ville à Vélo

En complément, nous vous invitons à consulter

Incitations au changement des comportements

⭐⭐ Des mesures incitatives en place mais qui restent insuffisantes, pour La Ville à Vélo, Lyon-Métro Transports Publics et la coordination Darly.

Témoignage de l’association la Ville à Vélo

Lyon reste timide dans sa politique d’incitation au changement des comportements de mobilité. Des actions sont progressivement engagées sur le stationnement des véhicules en voirie, mais peu sur les alternatives à la voiture individuelle. La communication en faveur du vélo se limite à la promotion de Vélo’V. Exemple dans le quartier Part-Dieu en travaux : ajout temporaire de voies pour véhicules motorisés au détriment d’aménagements cyclables.

Plus d’informations sur le site de La Ville à Vélo

Témoignage de l’association Lyon-Métro Transports Publics et de la coordination Darly

À Lyon, le discours officiel va dans le sens d’une limitation de l’usage de la voiture et du développement des alternatives et certaines mesures sont intéressantes, comme la diminution des stationnements automobiles en surface. Mais, en comparaison de certaines villes d’Europe, cela reste limité. On constate des hésitations à faire plus et plus vite, peut-être sous pression notamment de groupes cherchant à préserver la circulation automobile.

Depuis environ 20 ans, la circulation a effectivement baissé dans la zone centrale de l’agglomération, grâce au développement des transports en commun et de l’alternative vélo, à un certain nombre de mesures comme la diminution des surfaces de stationnement automobile (transformation, sur les Berges du Rhône, de parkings en aires de promenade et loisir) et à un discours officiel en faveur de la maîtrise de la circulation automobile. Il en résulte que chacun peut concevoir et observer ce qu’est une ville moins encombrée par les voitures.

Mais beaucoup reste encore à faire si on se compare à d’autres grandes villes européennes. Il faut une volonté politique plus forte. À titre d’exemple, le cours Emile Zola à Villeurbanne, qui était initialement une chaussée 2×2 voies voitures, est transformé en 2 voies voitures + 2 voies cycles, mais seulement sur une courte distance chaque année et c’est fait de façon volontairement coûteuse (lourdes études préalables, plantations, revêtement de sol de qualité…) : cela fera bonne figure dans le journal municipal au vu de la qualité et des sommes investies. Mais de plus grandes longueurs pourraient être transformées plus vite si on évitait les aménagements coûteux et si l’on faisait preuve de plus de volonté politique.

Plus d’informations sur le site de Lyon-Métro Transports Publics et de la coordination Darly