1. Des résultats solides pour la première COP Océans
Des globicéphales tropicaux (« dauphins pilotes ») escortent l’Arctic Sunrise lors d’une expédition scientifique en mer des Sargasses, une zone particulièrement sensible qui mériterait d’être classée comme aire marine protégée.
Mai 2024, © Tavish Campbell / Greenpeace
2. La création d’un premier sanctuaire marin international
Voir cette publication sur Instagram
Une publication partagée par Greenpeace Africa (@greenpeaceafrica)
Une première réserve marine internationale pourrait être créée au large de l’Afrique de l’Ouest, dans la zone de convergence des courants des Canaries et de Guinée. Là où ces courants se rencontrent, la vie foisonne. Ce haut lieu de biodiversité joue un rôle clé dans le maintien des stocks halieutiques le long des côtes de l’Afrique de l’Ouest, dont dépendent des millions de personnes. Mais aujourd’hui, cette zone est menacée : d’immenses flottes industrielles étrangères vident la mer, au détriment des pêcheurs artisanaux locaux.
C’est pourquoi Greenpeace Afrique lance une opération baptisée “Sentinelles de la mer”, au cours de laquelle elle ira rendre visite, à bord de l’Arctic Sunrise, aux communautés côtières du Sénégal et de la Gambie. Le but : promouvoir les pratiques de pêche durables, lutter contre la pêche illégale et demander la création d’une réserve marine dans cette zone – la première au titre du traité international récemment entré en vigueur.
3. La fin des forages pétroliers exploratoires dans le Récif de l’Amazone
Le Récif de l’Amazone, qui s’étend au large des côtes du Brésil et de la Guyane, est un écosystème d’une richesse exceptionnelle encore largement méconnu. Greenpeace l’a exploré pour la première fois en 2017, à bord de l’Esperanza, révélant des images inédites de ce trésor sous-marin. Une autre expédition, menée en 2019 en collaboration avec des scientifiques du CNRS, a permis d’identifier la présence d’une mégafaune marine exceptionnelle et d’effectuer les toutes premières plongées à une centaine de mètres de profondeur dans le récif. Les images et échantillons collectés lors de ces expéditions constituent autant de preuves scientifiques de la valeur inestimable de cet écosystème – et de la nécessité de le protéger.
Ce récif est pourtant menacé. L’embouchure de l’Amazone est convoitée de longue date par les grandes compagnies pétrolières – dont Total, qui avait finalement renoncé à ses ambitions en 2020 après une mobilisation internationale massive. Mais Petrobras, la compagnie pétrolière brésilienne, n’a rien lâché : en octobre 2025, malgré les alertes des scientifiques, des communautés autochtones et des organisations environnementales, elle a finalement obtenu de l’agence environnementale brésilienne le permis d’exploration qu’elle attendait depuis près de cinq ans. Or une marée noire dans la région serait catastrophique pour la faune et la flore du récif, mais aussi pour les côtes et les populations locales.
Le récif mésophotique de l’Amazone, capturé à 100 mètres de profondeur.
Septembre 2019, © Alexis Rosenfeld / Olivier Bianchimani / Greenpeace
4. Une véritable défense des aires marines protégées françaises
À bord du Witness, Greenpeace documente les activités de méga-chalutiers dans des AMP de la Manche.
Décembre 2024, © Pierre Larrieu / Greenpeace
Même si la France aime se vanter d’être une championne de la préservation des océans avec plus de 33 % d’espace maritime classé en AMP, la réalité est bien différente : 98,4 % de ces zones autorisent des pratiques qui détruisent les écosystèmes. Quelques interdictions existent bien, comme celle du chalutage électrique, mais elles ne suffisent pas.
Face à cette situation, une révision complète des aires marines protégées devient urgente :
- La pêche industrielle et commerciale, comme toute activité d’extraction, doit être complètement interdite dans 10 % du domaine maritime français, soit une protection stricte correspondant aux standards internationaux.
- La répartition géographique de cette protection stricte doit être juste : chaque façade maritime et chaque bassin pour les territoires d’outre-mer doit comporter 10 % d’aires marines strictement protégées.
- Seule la pêche artisanale doit être autorisée le long de nos côtes. Une bande littorale de trois milles nautiques, soit environ 5,5 km, doit lui être réservée.
- Le chalutage de fond, technique de pêche particulièrement destructrice, doit être interdit dans toutes les aires marines protégées qui existent actuellement.
Les AMP ne doivent plus être des vitrines vides de sens. Elles doivent devenir de véritables refuges pour les océans et la biodiversité marine.
5. Un moratoire contre l’exploitation minière des grands fonds
Billie, la pieuvre géante de Greenpeace, est exposée devant le Centre Pompidou à Paris pour alerter le public sur les dangers de l’exploitation minière des fonds marins.
Novembre 2024, © Jérémie Jung / Greenpeace
6. Un traité contre la pollution plastique
Greenpeace et l’artiste-activiste canadien Benjamin Von dévoilent une installation artistique sur les quais de Seine lors des négociations internationales sur le traité plastique, à Paris. Le message : il faut fermer le robinet de la production des déchets plastiques.
Mai 2023, © Noemie Coissac / Greenpeace