Le greenwashing, ou, en français

Océans

Greenwashing au sommet à l’ICCAT

Le greenwashing, ou, en français « éco-blanchiment », qu’est ce que c’est ? Voici la définition qu’en donne Wikipedia : « L’écoblanchiment, éco-blanchiment ou blanchiment écologique est un procédé de marketing utilisé par une organisation (entreprise, gouvernement, etc.) dans le but de donner à l’opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d’argent a été investi en publicité « verte » (la couleur verte symbolisant ici l’écologie) que pour de réelles actions en faveur de l’environnement »

Cette semaine, nous avons pu voir une nouvelle partition de greenwashing se jouer à l’ICCAT, l’organisation internationale en charge de la gestion de la pêche du thon de l’Atlantique.

Lundi 22 novembre aux environs de 20 heures, les pêcheurs français ont organisés une croisière sur la Seine, invitant les délégations de l’ICCAT à un « Paris by Night ». Rassurez-vous, Greenpeace était là pour rappeler aux délégués qu’ils sont ici, à Paris pour sauver le thon rouge, pas pour faire du tourisme ou flatter les intérêts des industriels de la pêche.

Retour en 2007. Ces pêcheurs industriels pêchaient alors le double du quota qui leur avait été fixé par les autorités, capturant plus de 5 000 tonnes de thon rouge illégalement. Ce sont eux qui, avec le gouvernement français, sont les principaux instigateurs de la position des pays de l’Union européenne qui ont choisi d’ignorer complètement la position du commissaire européen – qui plaidait pour une réduction substantielle des captures de thon rouge.

Les pêcheurs français ont d’ores et déjà bénéficié d’une amnistie pour leurs captures illégales: 1.000 tonnes illégales pardonnées, aussi incroyable que cela puisse paraître. Pour Greenpeace, une seule amnistie, c’est déjà bien assez: il n’est pas juste que l’industrie de la pêche française se présente aux délégués de l’ICCAT comme la victime d’une gestion rigoureuse et de mesures de contrôle, plutôt que comme responsable, avec d’autres pays méditerranéens, de l’épuisement de ce stock de valeur.

A deux jours de la clôture de l’ICCAT, une vérité demeure: si nous voulons sauver le thon rouge, la fermeture de la pêche industrielle doit être décidée, pour laisser au stock une chance de se renouveler. Pour avoir une chance de léguer aux générations futures un océan sain, nous avons besoin d’une industrie de la pêche réformée et un réseau mondial de réserves marines couvrant 40% des océans de la planète. Rejoignez le mouvement pour les réserves marines et contribuer à préserver les océans en tant qu’espaces de vie.





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