Climat

Greenpeace s’associe avec Cartooning for peace pour vous faire vivre la COP21

La COP21 commence lundi. Nous vous proposons de suivre jour après jour l’évolution des négociations et des mobilisations citoyennes, pour que la question climatique ne reste pas confisquée par les décideurs.

Urgence climatique et moment politique

L’année 2015 est d’ores et déjà la plus chaude jamais enregistrée. Le Mexique a dû affronter l’ouragan le plus puissant de l’histoire. La concentration de particules de carbone dans l’atmosphère atteint des records. Les réfugiés climatiques se multiplient et certains pays insulaires connaissent déjà des déplacements de population importants. D’autres pays en développement subissent des sécheresses meurtrières ou des niveaux de pollution qui rendent la vie précaire… invivable.

Les pays du nord auront, pour toujours, une dette écologique envers les pays du sud. Avant d’être un enjeu technique, le défi écologique est d’abord une question politique : elle pose la question de la justice climatique, de l’équilibre économique et social entre les pays du sud et les pays du nord.

Face à cela, 196 Etats se réunissent pendant deux semaines pour tenter de trouver un accord qui permette de limiter le réchauffement de la planète à 2°C, sans quoi la survie de l’espèce humaine serait compromise. Ces milliers de négociateurs, enfermés dans leur bulle, auront d’une certaine manière une petite parcelle de notre destin collectif en main. Une parcelle seulement, car le progrès de la cause écologique dépend avant tout de la mobilisation des citoyens et de la société civile, jour après jour, sur l’ensemble du globe.

Droit de regard citoyen

La plupart des gens, des hommes et les femmes ordinaires, n’auront pas de badge pour accéder aux négociations. Pour beaucoup, ils ne sauront pas ce qu’il s’y passe. Les décisions politiques qui affecteront leur vie quotidienne resteront tellement lointaines, abstraites, qu’elles semblent échapper aux voies ordinaires de la démocratie.

Parce que les citoyens doivent pouvoir exercer un droit de regard sur ces discussions qui justement les regardent, parce qu’ils doivent être en capacité de comprendre ces enjeux collectifs, parce qu’ils doivent pouvoir s’approprier ce pouvoir politique, parce que l’ignorance et son corollaire, l’indifférence, sont les premiers facteurs du dérèglement climatique et de ses dégâts humains : nous lançons une gazette exceptionnelle, disponible en ligne gratuitement.

Toute l’équipe s’est organisée spécialement pour que chaque jour, dès 7h du matin, dans votre boîte aux lettres virtuelle, vous trouviez des analyses, des décryptages, des anecdotes, des histoires et des mouvements d’humeur de notre envoyé spécial au centre du Bourget. Il sera membre d’une délégation internationale de Greenpeace comportant cinq Français, dont Jean-François Julliard, directeur général du bureau français. La mission de cette équipe de Greenpeace, qui a le statut de membre observateur de la CCNUCC, sera de suivre au plus près les discussions et de porter le plus loin possible nos demandes pour le climat.

Chaque jour, vous recevrez aussi un dessin exclusif des talentueux dessinateurs de Cartooning for Peace, une association qui partage notre engagement pour la paix et qui, dans le contexte actuel de tensions et de violences, nous a semblé devoir être associée à notre initiative.

Des dessins pour un climat de paix

L’association Cartooning for Peace est née le 16 octobre 2006 au siège des Nations unies à New York, lors d’un colloque intitulé « Désapprendre l’intolérance – Dessiner pour la paix ». Autour de Kofi Annan s’étaient réunis Plantu et une douzaine d’autres dessinateurs de presse engagés pour promouvoir une meilleure compréhension et un respect mutuel entre des populations de différentes cultures ou croyances. Avec une idée centrale : le dessin de presse comme moyen d’expression d’un langage universel.

Trouver un langage universel pour le climat, voilà ce à quoi doivent impérativement parvenir les Etats au Bourget. Les citoyens du monde entier vont leur montrer l’exemple : ce week-end des 28 et 29 novembre, grâce à March4Me, ils marcheront pour le climat. Parce que les dérèglements climatiques, eux, se moquent bien des frontières.