Mercredi 17 février, des militants de Greenpeace ont dénoncé dans le port d'A

Forêts

Greenpeace dénonce du bois illégal stocké dans le port d’Anvers

Mercredi 17 février, des militants de Greenpeace ont dénoncé dans le port d’Anvers – Belgique la présence de bois illégal en provenance des forêts tropicales anciennes en République Démocratique du Congo.
La valeur des quelques 50m³ de bois stockés à Anvers est estimée à 45 000 euros. Il s’agit de bois Wengé utilisé principalement pour la fabrication d’aménagements intérieurs (parquets, escaliers, etc) et de meubles destinés au marché européen.


Ce bois a été abattu par la société Industrie de Transformation du Bois (ITB) dans la région du Lac Tumba, extrêmement riche en biodiversité, alors que son titre forestier dans cette zone a été invalidé par la récente revue légale des titres forestiers. Cette revue légale a débuté en 2002. Elle est financée par la Banque Mondiale et des bailleurs de fonds européens. Elle était destinée à remettre à plat le secteur de l’exploitation forestière en République Démocratique du Congo et améliorer sa transparence.

En dépit de dizaines de lois promulguées depuis des années, le flou et le chaos règnent toujours dans le secteur forestier en République Démocratique du Congo. Les entreprises forestières tirent partie des problèmes de gouvernance du pays pour agir en toute impunité. L’exploitation forestière en RDC ne bénéficie pas aux populations locales qui – outre le pillage de leurs essences les plus précieuses comme le Wengé, le Sapelli ou encore l’Afromosia – se voient confrontées à la destruction de leurs ressources et a l’émergence de nombreux conflits sociaux.

Les bailleurs de fonds européens, dont certains français ou allemands, doivent cesser de subventionner le secteur de l’exploitation forestière en RDC, comme c’est le cas aujourd’hui. Ils devraient plutôt subventionner un plan de zonage participatif, c’est-à-dire la mise en place d’une délimitation stricte des activités des groupes forestiers élaborée en collaboration avec la société civile congolaise et in fine subventionner la protection des forêts et pas leur exploitation.

Enfin, cette découverte de grumes illégales arrive au moment ou l’Europe entre dans les derniers mois du processus d’élaboration de la Réglementation Européenne sur le bois. Pour l’heure, du bois illégal tel que le wengé découvert à Anvers peut entrer sur le marché européen sans aucun problème.

La future réglementation européenne doit imposer une traçabilité complète du bois et des produits bois entrant en Europe et mettre en place un régime de sanction pour les contrevenants. Pour l’instant, certains pays européens tergiversent et tentent de protéger les intérêts des grands groupes forestiers. La France, si elle a dans les coulisses une position plutôt ambitieuse, doit maintenant user de son influence auprès de ses partenaires européens pour l’adoption d’une loi réellement à même de stopper le commerce de bois illégal en Europe.





Commentaires (97)

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Georges Braissant

Mes chers lecteurs Consultez mon blog : http://euroiris.unblog.fr vous saurez tout sur l'écologie et la destruction de nos forêts. Faut-il crématiser avec des bois nobles ou de fabriquer des cercueils à base de cellulose recyclée ayant reçus les agréments d'Etat à cet effet. Familles endeuillées réagisez

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Efaime

Oui Germain il ne faut pas généraliser. Mais comme vous le dites, toutes les exploitations ne sont pas irréprochables. Et le Gabon fait figure de plutôt bon élève en matière de gestion et contrôle. Quant aux vrais problèmes, par exemple, les conséquences des exploitations pour les populations locales qui ne sont pas toujours maitrisés. Des entreprises qui travaillent pour le bien des populations, je ne connais pas. Qu'elles se soucis de leur sort pour trouver de la main d'oeuvre et favoriser leur développement, oui. Vous opposez l'argument économique à l'argument écologique. Le premier sera toujours gagnant sur le second. Ce qui serait souhaitable, c'est que les industriels et consommateurs européens commencent à avoir du bon sens. Que les caractéristiques des essences locales soient mieux connus et promus afin d'équilibrer l'origine des bois consommés.

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Georges Braissant

Veuillez consulter mon site : http://euro-iris.lejdd.fr OGF – PFG de France détruisent nos forêts à raison d’un hectare par jour en incinérant des cadavres avec des cercueils en panneaux non homologués "Importés de Russie, d’Afrique ou voir même d’Amazonie". C’est la honte ! -------------------------------------------------------------------------------- La forêt recule. Toutes les deux secondes, la taille d'un terrain de football. Au bout d'un an, l'équivalent du quart de la France. Cette déforestation est dramatique. Parce qu'elle met en danger des milliers d'espèces végétales et animales. Parce qu'elle est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Parce qu'elle détruit le cadre de vie de centaines de millions de personnes. La déforestation représente une triple menace pour la biodiversité, les équilibres climatiques mondiaux et les conditions de vie dans les bassins forestiers. Greenpeace se bat contre cette déforestation. Au niveau mondial d'abord. Greenpeace milite depuis le début de l'année pour que la question de la déforestation occupe une place centrale dans les débats à Copenhague. Des décisions doivent y être prises pour protéger les forêts et lutter ainsi contre les changements climatiques. Au niveau européen, une loi sur le commerce du bois est actuellement en discussion. Greenpeace veut que cette législation mette un terme au commerce du bois «illégal». Le bois vendu dans l'Union Européenne doit être «durable», c'est-à-dire respectueux de normes environnementales, sociales et économiques. A l'heure actuelle, 20% à 40% du bois importé en Europe est «illégal». Enfin, Greenpeace se bat pour que les forêts ne soient plus sacrifiées aux intérêts marchands: plantations d'huile de palme, industrie du bois, agro-carburants, élevage bovin... La forêt est quotidiennement détruite au nom de logiques financières à court terme. Greenpeace exige donc l’arrêt de ce massacre, la création d’un réseau d’aires protégées et le développement d’activités alternatives à cette exploitation destructive des forêts. Monsieur Baron avant de faire des allégations sans fondement vous devriez regarder devant votre porte funéraire et de réaliser des aspects plus constructifs à votre JOB. Aux yeux du grand public croyez-moi vous ne faîtes pas l’unanimité. Georges Braissant

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