Des taux de radioactivité élevés   Suite à l’accident nucléa

Nucléaire

Fukushima : sept ans après, l’amer retour en terre radioactive

Le 11 mars 2011, un séisme et un tsunami dévastateurs frappaient le Japon. Une catastrophe nucléaire majeure débutait avec la fusion de trois réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, exploitée par TEPCO. Sept ans après, la catastrophe continue de se dérouler sous nos yeux, entraînant à la fois une contamination de l’environnement et des souffrances humaines intolérables.

Des taux de radioactivité élevés

 

Suite à l’accident nucléaire de Fukushima, des dizaines de milliers de personnes ont dû quitter leurs terres et leurs maisons et se réfugier dans d’autres territoires japonais afin d’éviter l’exposition à des niveaux de radiations trop élevées. On dénombrait 120 000 déplacés en 2016. Le gouvernement japonais souhaite désormais le retour rapide des personnes déplacées dans leurs territoires d’origine.

Pourtant, les dernières mesures de radioactivité menées par les experts en radioprotection de Greenpeace dans la zone d’exclusion de Namie, à une trentaine de kilomètres de la centrale de Fukushima, montrent que le retour des populations ne saurait être à l’ordre du jour dans cette zone avant de très nombreuses années. La décontamination des zones habitées est partielle. Les zones de forêts à proximité par exemple ne peuvent être décontaminées ce qui ne permet pas un retour à la vie normale.

Le 1er mars dernier, Greenpeace a mis en ligne une analyse des résultats de la campagne de mesure effectuée dans la région de Namie. Bien que le contenu de ce rapport soit très technique, c’est avant tout des vies et des terres des déplacés qui en est le principal sujet.

« On a volé leur ville aux enfants »

La ville de Namie, dans la préfecture de Fukushima, a été évacuée à la suite de l’accident nucléaire. Elle est encore fortement contaminée. © Christian Åslund / Greenpeace

C’est par exemple l’histoire de Mme Kanno et de ses voisins, résidente de Tsushima, dans la région de Namie, et de personnes déplacées depuis sept ans. Contrainte de vivre à plusieurs centaines de kilomètres de Fukushima, où se trouve sa maison, cette survivante de l’accident nucléaire continue de témoigner.

A l’occasion d’une visite avec une équipe de Greenpeace, de retour dans la ville qu’elle a dû quitter, elle tente de contenir ses larmes : « On a volé leur ville aux enfants, les habitants ont perdu leurs moyens de subsistance à cause de l’accident nucléaire. Je trouve cela profondément triste et déplorable. J’espère que personne n’aura jamais à vivre ce que nous avons vécu. »

Je me demande sincèrement si, dans le monde, nous devrions continuer à produire de l’électricité générant des déchets radioactifs que personne ne sait gérer.

Mme Mizue Kanno, survivante et évacuée de Fukushima





Commentaires (20)

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stef

Bientôt la recette de nouilles à la dioxine cuites à l'eau du robinet au Tritium, aux herbes de Provence au léger fumet de Tchernobyl, assaisonnées de beurre frais aux flatulences de Lubrizol et quelques sèches de Fukushima, utiliser une poêle "nouvelle génération" faiblement irradiée issue directement de notre industrie nucléaire, bientôt dans les rayons, et vous aurez un plat, comme un cocktail de saveurs industrielles. Et une belle tumeur avec. La 5G affaiblit le système immunitaire, ondes qui n'existent pas dans la Nature, comme elle se marie bien avec cette grippe qu'on appelle Covid, étonnant, non qu'elle soit installée justement pendant cette crise du Covid ? Du coup la grippe devient mortelle, avec tous les radioéléments artificiels et autres polluant lâchés dans notre alimentation, ce qu'on gagne, c'est de savoir à quelle sauce on va crever.

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Fiorentino

Faut t il attendre une catastrophe pour enfin comprendre....

1 réponse

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Clémence Matthey

C'est dur de ne pas être révolté par ces évènements! Je partage votre sentiment et votre tristesse! Clémence Athi Matthey

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