Le fromage : à consommer avec modération pour la santé de l'environnement

Agriculture

Gaz à effet de serre issus de l’élevage, pollution de l’eau, utilisation d’antibiotiques, pesticides utilisés dans l’alimentation des animaux… La production de fromage et des produits laitiers industriels participe à la dégradation de l’environnement.

Le pays du fromage

Malvault, Boucanier, Bethmale, Chambertin, Gaperon, Rouelle, Valencey… la France compte près de 1200 variétés de fromages. Chaque Français consomme en moyenne 60 litres de lait et 25 kilos de fromage chaque année ! Pour fournir la demande, vaches, chèvres et brebis produisent plus de 24 milliards de litres de lait par an.

Le menu toxique des animaux laitiers

Presque tous les animaux d’élevages laitiers sont nourris avec des compléments alimentaires, notamment d’oléagineux ou de protéagineux. Blé, maïs, orge, colza, soja… Le secteur de l’alimentation animale est ainsi le premier acheteur de céréales en grains issues de l’agriculture industrielle. Il consomme un tiers du blé produit en France. Or toutes ces cultures, blé en tête, sont de grandes consommatrices de pesticides…

De plus, une part des aliments servis à ces animaux (principalement le maïs et le soja) est importée du continent américain, où les OGM sont autorisés. Il n’existe pour l’instant pas de réglementation européenne sur l’étiquetage des produits issus d’animaux nourris aux OGM.

Élevage et dérèglements climatiques

Représentant au moins 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’élevage est particulièrement incriminé dans les dérèglements climatiques.

La production de fromage dépend de la pollinisation

Le soja et le colza, utilisés pour la nourriture des animaux laitiers, sont des plantes entomophiles. Elles dépendent des insectes pollinisateurs pour se développer, et des abeilles en particulier.

Ainsi l’industrie laitière, à cause de sa dépendance au maïs, au soja, au colza etc., participe au déclin des insectes pollinisateurs. En effet, des pesticides tueurs d’abeilles sont utilisés dans la culture des céréales et des plantes oléagineuses destinées à l’alimentation animale.

Petite fourchette, grand impact sur l’environnement : manger moins et mieux

Greenpeace recommande ainsi un maximum d’environ 26 kg de lait par personne par an (soit un demi litre de lait par semaine). Le choix de chacun d’adopter un régime végétarien ou végétalien permet également de contribuer à l’effort collectif de réduction de la consommation de produits animaux. Quoi qu’il en soit, adopter une alimentation divisée par deux en protéines animales dégagerait assez de nourriture pour deux milliards de personnes supplémentaires.

Alors ce soir, plutôt que du fromage à l’apéro, pourquoi ne pas opter pour un bol de houmous ? Avec des pois chiches bio et français bien sûr !

La solution passe en grande partie par l’agriculture écologique

De nombreuses solutions pour s’adapter à ces changements, sinon toutes, peuvent s’appuyer sur des pratiques existantes et sur l’agriculture écologique plutôt que sur des technologies totalement nouvelles. Car l’élevage, s’il est écologique, joue un rôle clé dans les agroécosystèmes. Il aide entres autres à optimiser la fertilisation des sols, à condition de transformer profondément la production animale et sa consommation. En effet, l’élevage écologique n’a recours qu’aux terres et aux ressources agricoles qui ne sont pas directement utilisables pour l’alimentation humaine. Sa mise en œuvre implique donc de réduire notre cheptel, en particulier en Europe, pour privilégier la qualité à la quantité.

 







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