Jamais il n’a été aussi urgent d’affronter ensemble les crises sociales et

Climat

Ensemble, marchons pour le climat et la justice sociale

Les organisations ATTAC, CGT, Confédération Paysanne, FSU, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Oxfam, Union Syndicale Solidaires appellent à participer massivement aux marches pour le climat le 14 mars prochain.

Jamais il n’a été aussi urgent d’affronter ensemble les crises sociales et écologiques. Les alertes des scientifiques se succèdent pour expliquer que nous sommes la dernière génération à pouvoir agir pour y faire face. Le climat et les enjeux sociaux figurent en tête des préoccupations de la population et le soutien aux mobilisations récentes pour les retraites et les services publics a été massif. Mais le gouvernement reste sourd adoptant une même logique : le refus de parler d’une autre répartition des richesses est justifié par une course sans fin à la croissance faisant fi de la situation écologique.

Nous sommes pourtant convaincu·es que la résolution de ces crises réside dans une profonde remise en cause du système politique et économique actuel, que nous devons collectivement exiger du gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et les inégalités sociales.

L’État, en lien avec les collectivités locales, doit pour cela reprendre ses habits délaissés de planificateur, afin d’organiser au mieux la transition agricole, industrielle et énergétique nécessaire et veiller à accompagner solidement tout·es les salarié·es dans l’évolution des métiers. Les travailleuses et travailleurs et leurs organisations doivent pouvoir participer et décider au sein du processus de reconversion. Le développement de services publics de qualité et de proximité et la création de millions d’emplois sont également nécessaires à la transition écologique et sociale.

Nous devons enfin contraindre les multinationales, banques et institutions financières à cesser d’alimenter le changement climatique, à protéger et respecter les droits des salarié·es, préserver et renforcer les acquis sociaux et non les faire reculer.

Combattre les dérèglements climatiques, c’est aussi refuser l’injustice sociale. Se déplacer, se nourrir, se loger, se chauffer, produire, consommer autrement est possible et souhaitable. Les alternatives sont connues et nombreuses et pourtant les décideurs politiques et économiques retardent leur mise en œuvre au nom d’intérêts particuliers. Ensemble, exigeons une meilleure répartition des richesses pour garantir une existence digne pour chacun-e.  Ensemble, exigeons une réelle transformation de notre système pour répondre à l’urgence climatique.

Le 14 mars, nous marcherons ensemble pour faire entendre nos déterminations communes.

Signataires : ATTAC, CGT, Confédération Paysanne, FSU, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Oxfam, Union Syndicale Solidaire.

Lire également notre tribune Répondons à l’urgence climatique et sociale, cosignée avec sept autres associations.

(Crédits photographiques : © Rodrigo Paiva / Greenpeace)
Commentaires (2)

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moucherotte

Greta Thunberg à Grenoble le 13 mars? Si oui ça va être énorme en espérant que beaucoup de monde vienne pour sensibiliser les gens aux problématiques écologiques et notamment la surconsommation et la production de déchets plastiques qui polluent de plus en plus les océans ( et oui plus de plastique que de poissons dans la mer bientôt c'est affligeant et ça se retrouve ensuite dans toute la chaine alimentaire)

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Jean-Michel M.

Marcher pour le climat c'est bien mais ça ne suffit pas car industriels et gouvernements qui leur sont liges ne s'en préoccupent pas, ou si peu, malgré l'urgence. Nous devons également appliquer nos revendications dans notre vie quotidienne, changer radicalement nos modes de vie : arrêter de consommer de la viande d'animaux nourris à partir de soja issu de la déforestation et lui préférer pour celles et ceux qui en mangent toujours le flexitarisme, consommer bio et le plus possible local afin de limiter le plus possible le kilomètres de transport, mieux choisir nos moyens de déplacement en privilégiant le train à l'avion pour les déplacements courts par exemple, ne plus cautionner l'exploitation de miséreux en Asie lors de nos achats de vêtements, choisir ici encore le local ou le seconde main, boycotter multinationales et grandes surfaces. Et cetera, et cetera... Ce sont des petits gestes quotidiens de bon sens, ce sont des petites gouttes d'eau individuelles qui peuvent former de grands fleuves plus on sera nombreu.ses.x à les appliquer. Ne surtout pas croire qu'au final toutes les actions que je viens de citer nous coûtent plus cher : il s'agit de consommer moins pour consommer mieux, de rejeter le superficiel qui par définition est inutile, de savoir se fixer de nouvelles priorités de consommation.

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