© Pierre Gleizes

Troisième intervention de Greenpeace depuis le début de

Climat

Déchets nucléaires : Greenpeace bloque un nouveau convoi à destination de la Russie


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Troisième intervention de Greenpeace depuis le début de l’année pour intercepter un convoi de déchets nucléaires français et ainsi empêcher leur expédition en Russie. Jeudi 11 mars, vers 2h du matin, en gare de Valenton (Val de Marne), au sud est de Paris, une dizaine de militants ont bloqué un train de déchets nucléaires (94). Ils se sont notamment fixés sous les wagons, interdisant ainsi tout déplacement du convoi.

Ces containers de déchets sont destinés à être acheminés à Saint-Pétersbourg à bord d’un navire, le Kapitan Kuroptev. D’abord attendu au Havre ou à Cherbourg, ce navire a finalement été dérouté vers le port de Montoir-de-Bretagne (Loire Atlantique), vers lequel se dirige aussi l’Esperanza, le bateau de Greenpeace arrivé le 3 mars en France.

« Nous sommes plus que jamais mobilisés pour obtenir un moratoire sur ces exportations de déchets nucléaires, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire de Greenpeace. Nicolas Sarkozy vient de passer deux jours à essayer de vendre le nucléaire français au monde entier. Ce convoi de déchets, que nous bloquons non loin de Paris, est un symbole fort des nombreux problèmes que pose cette industrie, notamment son manque total de transparence et son incapacité à gérer les déchets polluants pour des milliers d’années. »

Des pirouettes pour justifier ces exportations
Comme ces convois ne seraient pas autorisés si les matières exportées étaient qualifiées de déchets, Areva et EDF jouent sur les mots et prétendent que ces matières expédiées en Russie ne sont pas des déchets car… elles seront peut-être réutilisables un jour !
Or il s’agit bien de déchets. La preuve : un rapport fourni en décembre dernier par le Haut fonctionnaire de Défense, montre que depuis 2006, 33 000 tonnes d’uranium ont été exportées vers la Russie alors que seules 3 090 tonnes d’uranium font le chemin inverse… Areva et EDF envoient donc en Russie des déchets dont ils ne font rien et pour qu’on les y oublie !

Le public se mobilise pour obtenir un moratoire
Depuis la diffusion en octobre 2009, sur Arte, du documentaire de Laure Noualhat et Eric Guéret « Déchets, le cauchemar du nucléaire », le scandale des exportations de déchets nucléaires français en Russie, combattu par Greenpeace depuis longtemps, a été remis sur le devant de la scène. Ainsi, le Haut comité sur la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN) a été officiellement saisi par le ministre de l’Écologie et de l’Énergie Jean-Louis Borloo et l’Office parlementaire des choix technologiques, afin de tenter de faire la lumière sur ce trafic d’Areva et EDF. Résultats attendus sous peu…

En attendant, Greenpeace mobilise. Depuis le début de l’année, c’est la troisième fois que Greenpeace intervient sur le terrain pour dénoncer un trafic scandaleux et demander à Jean-Louis Borloo un moratoire sur ces exportations. Le public se mobilise lui aussi en masse, plus de 26 000 lettres ont déjà été envoyées au ministre via la page www.greenpeace.fr/stop-nucleaire





Commentaires (85)

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Véroline

Bravo a greenpeace pour le combat et continués comme ca. jJ'adores ausi les balaines alors protégés les. Merci a greenpeace et a leurs courages.

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bonnes idées

Michael Graetzel est l’inventeur des panneaux solaires avec des colorants. Ce professeur allemand, de l’EPFL (école polytechnique fédérale de Lausanne) attendait depuis vingt ans la récompense de son travail. Il s’était intéressé à l’oxyde de titane et l’avait dilué en solution, l’associant avec un colorant pour étudier ses réactions avec un laser. Il s’est alors aperçu que ces particules acceptent des charges du colorant excité par la lumière du laser, autrement dit, la lumière est transformée en électricité de la même manière que la chlorophylle lors de la photosynthese de plantes. Découverte bien plus performante que les panneaux photovoltaïques d'aujourd'hui, vu le prix bon marché de l’oxyde de titane, et ses qualités non polluantes. C’est l’américain Konarka qui s’est mis à produire des cellules Graetzel souples, aussi facilement que l’on imprime des films photos, diminuant par dix les coûts de fabrication du photovoltaïque. On devine le succès attendu par cette invention qui permettra de rendre l’énergie solaire encore plus performante, et moins chère.

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vendredi sam

Moi qui suis pro-nuke je tiens quand même à encourager pour le respect de leurs actes Greenpeace. Comme José Bové ce sont des gens qui se battent vraiment pour leurs idées et avec leurs tripes. Chapeau. Ce sont des vrais battants et non pas des putchistes du manche.

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