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Forêts

Quand le Brésil recule sur la protection de la forêt amazonienne

Alors que la déforestation a augmenté pour la deuxième année de suite en Amazonie et qu’il est plus que jamais urgent de prendre toutes les mesures pour préserver la plus grande forêt tropicale du monde, le gouvernement brésilien conduit par Michel Temer envisage aujourd’hui d’amputer d’un million d’hectares une aire protégée dans l’État d’Amazonas.

Menace sur une immense zone forestière encore intacte

Déforestation récente dans l’État d'Amazonas. Greenpeace Brésil a survolé la zone pour documenter ce recul du gouvernement brésilien en matière de protection des forêts amazoniennes.

Déforestation récente dans l’État d’Amazonas. L’équipe de Greenpeace Brésil a survolé la zone pour documenter ce recul du gouvernement brésilien en matière de protection des forêts amazoniennes.

Les zones visées sont situées dans une région stratégique où l’on retrouve encore de grandes aires forestières intactes. Elles sont aujourd’hui protégées, mais si elles sont ouvertes à l’exploitation, au déboisement ou à la construction de méga-infrastructures, de nombreux services environnementaux et une biodiversité essentielle seront perdus.

Déjà en 2016, la déforestation dans l’État d’Amazonas a augmenté de 54 % par rapport à l’année précédente.

Les défenseurs du projet de déclassification des zones protégées affirment que des activités économiques y sont déjà développées. Ainsi, le déclassement de ces zones ne ferait qu’officialiser un état de fait.

Greenpeace est allée survoler la zone menacée pour vérifier ces allégations. Et en réalité, on y trouve d’immenses surfaces de forêts encore préservées, sans trace importante d’occupation ou de dégradation. Il n’y a qu’en bordure de ces zones préservées qu’on aperçoit des signes de déforestation récente et de parcelles incendiées, qui indiquent peut être l’implantation récente d’exploitations agro-industrielles ou forestières.

Le déclassement des zones de conservation ressemble donc plutôt à l’ouverture d’une nouvelle frontière pour les industriels qui cherchent à étendre leurs activités dans une région qui a été sanctuarisée par le précédent gouvernement.

Une décision à contresens des urgences climatiques et environnementales

Dans une région extrêmement stratégique pour la conservation de la forêt amazonienne, le gouvernement brésilien recule sur le classement de zones protégées. Greenpeace Brésil a survolé la zone pour documenter cette menace qui pèse sur les forêts. En rouge sur cette carte : les zones déjà déforestées. En jaune avec liseré rouge : les zones menacées.

Dans une région extrêmement stratégique pour la conservation de la forêt amazonienne, le gouvernement brésilien recule sur le classement de zones protégées. Greenpeace Brésil a survolé la zone pour documenter cette menace. En rouge sur cette carte : les zones déjà déforestées. En jaune avec liseré rouge : les zones menacées.

Au moment où il faudrait prendre des mesures urgentes pour réduire la déforestation, le gouvernement brésilien multiplie les attaques contre la préservation de l’Amazonie, au profit des lobbies industriels. Il compromet ainsi sérieusement les engagements qu’il a pris dans le cadre de  l’Accord de Paris pour lutter contre le réchauffement climatique. Il rompt également les promesses faites aux donateurs internationaux, comme la Norvège et l’Allemagne, qui ont soutenu le pays dans ses efforts pour contrôler la déforestation en Amazonie au cours des dernières années.

La création de zones protégées est pourtant l’un des moyens clés pour préserver les forêts. En Amazonie, cela a contribué à réduire le taux de déforestation entre 2005 et 2012. Avec cette proposition de déclassement, le gouvernement ouvre la voie à l’accaparement des terres et à la destruction de zones encore intactes, à contresens des mesures qu’il faudrait prendre alors que nous faisons face à une double crise climatique et d’extinction de la biodiversité.

Au Brésil, Greenpeace fait pression sur le gouvernement pour l’empêcher de déclasser les forêts protégées. Nous avons déjà réussi à le faire reculer dans le cas du méga-barrage de Tapajós, et nous resterons mobilisés pour la protection des forêts et le respect des droits des communautés indigènes en Amazonie.





Commentaires (12)

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Mickaël LUSSIANA

Je ne pense pas que les politiciens mafieux s'intéressent aux listes de signatures, mais je vois cela comme une marque d'encouragement et de soutien pour les populations qui se battent concretement sur le terrain pour préserver la nature.

MONIER Patrick

Je signe pour agir contre la folie des hommes !

Chico

Difficile de rester courtois et de ne pas insulter nos décideurs mondiaux (surtout lorsqu'ils n'ont aucune légitimité comme Michel Temer) qui détruisent les conditions nécessaires à la vie sur notre belle planète.

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