Les accidents nucléaires en France

Nucléaire

Le nucléaire 100 % sûr est un mythe. Même si les accidents sont relativement rares, leurs impacts sur la population, l’environnement et l’économie d’un pays sont effroyables. La France n’est pas à l’abri.

L’échelle internationale des événements nucléaires

L’histoire du nucléaire dans le monde est ponctuée d’accidents. Une « échelle internationale des événements nucléaires » les classe, en fonction de leur gravité, de 0 à 7 : écart (niveau 0), anomalie (niveau 1), incident (niveaux 2 et 3), accident (de 4 à 7). Les accidents les plus graves jamais enregistrés sont ceux de Tchernobyl (26 avril 1986) et de Fukushima (11 mars 2011). Ils étaient de niveau 7. Mais d’autres accidents ont eu lieu aux États-Unis et au Royaume-Uni par exemple.

En France, niveau 4 atteint

Les accidents nucléaires les plus graves en France (niveau 4) ont eu lieu à la centrale de St-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en octobre 1969 et en mars 1980. Dans les deux cas, des combustibles ont fusionné dans un des réacteurs de la centrale. D’autres accidents nucléaires aussi graves ont été évités de justesse dans d’autres centrales.

Le 12 mai 1998, un des réacteurs de la centrale de Civaux (Vienne) a perdu son réfrigérant à la suite d’une rupture de canalisation. Lors de la tempête de décembre 1999, le réacteur de la centrale nucléaire de Blayais (Gironde) a dû être arrêté d’urgence après que tous les systèmes de sécurité ont été inondés : les digues de protection n’avaient pas résisté à la force des vents. Lors de la canicule de 2003, c’est la centrale de Fessenheim (Alsace) qui avait pris chaud. Elle a dû être arrêtée en urgence. En 2006, de nouveau à Civaux, un opérateur a posé un livret sur un clavier de commande, entraînant un dépassement de la puissance thermique autorisée.

Certes, les incidents de niveau 2 ou 3 sont relativement rares en France : l’incendie d’un silo de stockage à La Hague en 1981, une mauvaise vis dans le système de protection de Gravelines en 1989, l’inondation de la centrale du Blayais en 1999, la perte de plutonium à Cadarache en 2009, etc. Mais l’Autorité de sûreté nucléaire, chargée du contrôle du nucléaire en France, reconnaît que plusieurs centaines d’écarts de niveau 0 et une centaine d’anomalies de niveau 1 ont lieu chaque année. Les incidents qui se sont produits sur les sites du Tricastin en 2008 et de Gravelines en 2009 relèvent, officiellement, de cette catégorie 1.

Un parc vieillissant, une dangerosité sous-évaluée

Ces incidents ou accidents nucléaires, souvent sous-évalués, parfois évités de justesse, devraient inciter le gouvernement français à prendre la décision raisonnable de sortir du nucléaire. Ni le circuit de production de l’énergie nucléaire, ni l’organisation de la sécurité des installations ne sont rassurants. L’industrie nucléaire assure pourtant qu’en cas d’accident majeur dans une installation française, aucune conséquence ne pourrait se faire sentir à l’extérieur du site. Mais cet optimisme est irresponsable. Il suffit pour s’en rendre compte d’observer les conséquences de l’accident de Fukushima sur le Japon, un pays aussi « sûr » que la France en termes d’installations nucléaires. Il ne faut pas non plus oublier que le parc nucléaire français est vieillissant. Les réacteurs nucléaires français ont été pensés et conçus pour une durée limite de 30 ans. En avril 2017, 42 des 58 réacteurs nucléaires français auront déjà plus de 30 ans, ce qui n’est pas sans posé des questions de sûreté et de coûts.

Des déchets et des rejets toxiques

L’industrie nucléaire et le pouvoir politique font aussi peu de cas des rejets radioactifs générés quotidiennement par les installations nucléaires au cours de leur fonctionnement normal, en particulier à La Hague. Chaque jour, de grandes quantités de gaz et d’effluents radioactifs sont rejetés, légalement et illégalement, dans les rivières, les eaux côtières et dans l’air. Nous ne vivons pas seulement sous la menace d’un nouveau Tchernobyl. Nous subissons quotidiennement le manque de respect du lobby nucléaire pour l’environnement et la santé humaine. Sans oublier le transport et le stockage des déchets nucléaires qui font peser sur tous les citoyens français  et les générations futures un danger insupportable.

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