La vie des Mundurukus et des communautés de pêcheurs traditionnels qui vivent le long de la rivière serait complètement bouleversée par le barrage sur le Rio Tapajós. Et pourtant, d’autres n’y voient que des avantages.

Forêts

À qui va bénéficier le barrage du Rio Tapajós ?

La vie des Mundurukus et des communautés de pêcheurs traditionnels qui vivent le long de la rivière serait complètement bouleversée par le barrage sur le Rio Tapajós. Et pourtant, d’autres n’y voient que des avantages.

 

Un Munduruku brandit un panneau de démarcation sur le fleuve Tapajos

Ce barrage bénéficierait à de nombreux acteurs, à commencer par les industries destructrices actives dans l’exploitation minière ou l’élevage. Ces industries espèrent tirer parti de l’électricité produite et de l’« autoroute fluviale » vers les ports que deviendra le Rio Tapajós après la construction des barrages.

Siemens, durable ou pas ?

Différents prestataires de services, tels que les ingénieurs, et des entreprises qui fournissent des éléments essentiels pour le barrage peuvent également en retirer énormément d’argent. Dans le premier groupe, on retrouve, entre autres, Tractebel Engineering qui, malgré son siège en Belgique, appartient au groupe français Engie. À ses côtés, les fournisseurs de turbines et de génératrices jouent un rôle clé, comme le géant allemand Siemens qui détient une part importante du marché par le biais de sa joint-venture avec Voith.

Si on lit tout ce que Siemens déclare à propos de l’énergie renouvelable et la protection du climat, on pourrait penser que c’est une des entreprises les plus progressistes au monde. Et ce n’est pas tout à fait faux : Siemens est le leader mondial de l’énergie solaire et éolienne.

Mais en même temps, l’entreprise fait des profits énormes avec des turbines et des génératrices pour les centrales hydroélectriques, sans se soucier de l’impact de ces monstres. La forêt amazonienne, la plus grande forêt tropicale du monde, est un écosystème fragile. Les barrages y menacent la survie des humains et des animaux. Dans le cas présent, on peut donc difficilement parler d’« énergie propre ».

Les solutions réellement vertes ne manquent pas

En outre, le Brésil n’a absolument pas besoin du barrage sur le Rio Tapajós pour produire de l’électricité en quantité suffisante. Cela peut parfaitement se faire avec l’énergie solaire et éolienne, technologies dans lesquelles Siemens est le leader mondial. L’entreprise devrait plutôt promouvoir celles-ci pour aider le Brésil à réaliser un avenir énergétique durable.

Nos collègues allemands et néerlandais le lui ont déjà dit clairement.

Vous aussi pouvez aider les Mundurukus à défendre leurs terres au cœur de la forêt amazonienne contre des entreprises comme Siemens, qui visent avant tout à réaliser des profits au détriment de la forêt tropicale, en signant le manifeste. Vous pouvez aussi lire notre enquête complète ici.

Par An Lambrechts

Commentaires (6)

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TITIMI

Désolé, mais je n'approuve pas l'article J'ai vécu et j'ai de la famille à Santarém et le solaire ou éolien est une utopie et un mensonge pour les besoins électriques du Brésil J'approuve certaines luttes, mais pas celle-ci

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eeckman

j'espère que la pétition portera ses fruits , bravo pour vos actions

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Gambier

Solidarité

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