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Forêts

Première victoire pour les Mundurukus en Amazonie

Une première victoire a été obtenue pour protéger le fleuve Tapajos, en Amazonie, et les Mundurukus qui vivent autour.

 

La rivière Tapajos, au Brésil © Greenpeace / Jannes Stoppel

Projet suspendu

Le fleuve Tapajos est le dernier fleuve d’Amazonie encore sauvegardé. Il est au coeur d’une biodiversité exceptionnelle et assure la survie d’une communauté autochtone : les Mundurukus (entre autres). Or, il est menacé par un projet de méga-barrage qui détruirait cet écosystème si particulier, engendrant des dommages humains et écologiques de grande ampleur (de nombreuses terres forestières seraient par exemple inondées). C’est pourquoi Greenpeace se mobilise aux côtés des Mundurukus pour empêcher cette destruction.

Une première victoire vient d’être obtenue : l’Agence de l’environnement brésilienne (IBAMA) vient en effet de porter un sérieux coup d’arrêt au projet, en suspendant sa licence environnementale, à cause des contradictions soulevées par la question du droit des Mundurukus sur leurs terres. En cas d’inondations provoquées par le barrage, une partie des 10 000 Mundurukus du Brésil se retrouverait en effet contrainte à quitter sesterres ancestrales. La reconnaissance des droits indigènes sur leur territoire est donc décisive.

Dans ce cadre, l’Agence brésilienne en charge des questions indiennes a également publié un rapport dans lequel elle reconnaissait précisément le droit des Mundurukus à tracer un périmètre de démarcation autour de leurs terres. Ce qui complique évidemment la tâche des promoteurs du projet de méga-barrage. Pour autant, l’affaire n’est pas pliée et nous continuons à faire pression sur les parties prenantes éventuelles du projet pour qu’elle s’abstiennent de s’engager dans un projet si controversé. Ainsi, dans les mois à venir, Greenpeace appuiera les Mundurukus à défendre leurs terres.

Action à l’assemblée générale de General Electric

Cette semaine, des chefs Mundurukus et nos activistes se sont rendus à la réunion annuelle de General Electric (dont la filiale française, ex-Alstom, pourrait fournir une partie des turbines du futur barrage), à Jacksonville, en Floride, pour demander à la direction du groupe et à ses actionnaires de se retirer expressément du projet. Nous avons notamment pu remettre au directeur exécutif de General Electric le rapport de l’Agence brésilienne des questions indigènes qui reconnaît aux Mundurukus leurs droits sur leur lieu de vie.

Action à l’assemblée générale de General Electric © Greenpeace / Fran Ruchalski

Si d’ores et déjà nous marquons des points décisifs, la bataille ne fait encore que commencer.

Commentaires (10)

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Bruno

Bravo !

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eric

C'est en effet une bonne nouvelle mais avec le chaos politique au brésil je crains fortement que ce qui reste de l'amazonie soit en très grand danger .

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francois

en 2001, les Indiens Deni faisaient appel à Greenpeace pour défendre leurs droits : leurs terres étaient vendues illégalement, et à leur insu, aux compagnies forestières. A l'époque, le gouvernement brésilien ne reconnaissait pas le territoire des Deni et c'est ainsi que Greenpeace a été invitée à lutter à leurs côtés. Ainsi sollicité, Greenpeace avait envoyé l'Arctic Sunrise à Manaus, une grande ville nichée au cœur de la forêt amazonienne. Ne pourrions-nous pas faire pareil en 2016, à savoir aider les indiens Mundurukus à délimiter leurs territoires et zones d'usage le long du fleuve Tapajos ?

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