Quatre ans après le début de l'invasion globale de l'Ukraine par l'armé

Note d’investigation : France – Russie : le trafic radioactif se poursuit

Énergies, Nucléaire

Quatre ans après le début de l’invasion globale de l’Ukraine par l’armée russe, le commerce nucléaire entre la France et la Russie continue. Greenpeace France a documenté les échanges commerciaux concernant l’uranium qui n’ont pas cessé depuis 2022 et publie aujourd’hui une actualisation des résultats dans une note d’investigation complémentaire à celle publiée en 2023 intitulée “La Russie, plaque tournante de l’uranium”.

Greenpeace France dénonce le double discours du Président français, qui d’un côté affiche son soutien à l’Ukraine (et heureusement !) mais de l’autre ferme les yeux sur la poursuite des liens commerciaux entre l’industrie nucléaire française et la Russie. Ces échanges concernent notamment l’uranium, la fabrication de combustibles et certaines technologies nucléaires. Des relations commerciales qui désavouent la prétendue « souveraineté énergétique » de la France grâce au nucléaire.

En effet, l’industrie nucléaire française entretient des relations avec Rosatom, l’entreprise nucléaire d’État russe, bras armé de la Russie, qui occupe depuis le 4 mars 2022 la centrale nucléaire de Zaporijia. L’entreprise, aux mains de V. Poutine, compromet la sûreté nucléaire et participe à des crimes de guerre commis par l’armée russe, y compris contre des employés de la centrale pour les forcer à signer des contrats avec l’entreprise russe. L’ONG ukrainienne Truth Hounds a publié une enquête inédite illustrant la complicité de Rosatom dans les crimes de guerre et la répression civile en Ukraine, les violations du droit international, mais aussi dans les menaces sans précédent qui pèsent sur la sûreté nucléaire à la centrale de Zaporijia.

Depuis le début de l’invasion globale de l’Ukraine, la France a continué d’importer de l’uranium russe, de l’uranium naturel transitant par le territoire russe, et d’entretenir des liens commerciaux toxiques avec la Russie qui participent à financer indirectement la machine de guerre de Vladimir Poutine en Ukraine.

Greenpeace France continue à demander à l’État français de la transparence sur le commerce d’uranium et la mise à disposition du bilan des importations et exportations d’uranium de la France, et d’exiger des entreprises Orano, Framatome et EDF, dont il est actionnaire majoritaire, qu’elles mettent un terme à leurs contrats ou relations d’affaires avec Rosatom.

Au lieu d’essayer de tuer dans l’œuf les sanctions sur le nucléaire russe au niveau européen, la France devrait œuvrer pour l’inclusion de sanctions sur Rosatom, entreprise criminelle.

 

©Greenpeace



A TELECHARGER | Investigation Greenpeace - France Russie le trafic radioactif se poursuit - 2026

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