Greenpeace met le financement participatif au service de l’agriculture écologique

Agriculture

Paris, le 20 mai 2015 – Aujourd’hui, Greenpeace lance un appel à soutenir deux projets d’agriculture écologique et paysanne grâce à une opération de financement participatif menée sur son site web. Un premier projet concerne la création d’une Maison des semences paysannes dans le Lot, et l’autre la réalisation de diagnostics d’agriculture paysanne en région Centre. L’objectif est de collecter 20 000 euros pour chaque projet, des sommes qui seront intégralement reversées aux porteurs de projets.

Ces projets ont été sélectionnés en partenariat avec la Fédération des associations pour le développement de l’emploi agricole et rural (FADEAR). Cette fédération accompagne depuis plus de 20 ans les agriculteurs qui veulent améliorer leurs pratiques de travail avec la nature, développer l’autonomie de leurs fermes et faire vivre les valeurs de l’agriculture paysanne pour maintenir des paysans nombreux.

« Une agriculture alternative aux pratiques productivistes existe déjà en France. Cette agriculture est viable économiquement, ne contamine pas l’environnement et garantit une alimentation saine. Malheureusement, elle est souvent ignorée ou caricaturée par les pouvoirs publics et les promoteurs de l’agriculture industrielle », déclare Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture à Greenpeace France.

« Avec ce financement participatif, Greenpeace veut aider de manière concrète des paysans qui démontrent, sans bénéficier du même soutien que l’agriculture industrielle, qu’une autre agriculture est possible, poursuit-elle. Mais notre but est également de porter haut et fort le message de ce mouvement grandissant d’agriculteurs. Nous invitons les gens à leur donner un coup de pouce et à devenir ainsi acteurs de ce nouveau modèle. »

Une Maison des semences pour aider les paysans à reconquérir leurs droits

Les paysans sont mieux placés que quiconque pour choisir des semences variées et adaptées à leur environnement ; ils sont ainsi les garants d’une agriculture propice au maintien de la biodiversité.

Pourtant l’industrie agroalimentaire impose des semences industrielles standardisées. Ces semences sont gourmandes en pesticides, néfastes pour l’environnement et renforcent la dépendance économique des paysans. Accompagnée par l’ADEAR du Lot, la création de la Maison des semences paysannes facilitera la culture et l’échange de semences entre paysans et jardiniers du Lot. Elle permettra aux agriculteurs de reconquérir leurs droits sur leurs cultures.
Plus d’infos sur la Maison des semences

Les diagnostics d’agriculture paysanne : un outil pour changer les pratiques

Alarmés par les dérives de l’agriculture productiviste, de nombreux paysans en France se sont unis pour réfléchir aux alternatives possibles. Une approche globale est née de leur réflexion et de leurs expériences. Elle s’est concrétisée par un outil très efficace pour accompagner d’autres agriculteurs à entrer dans cette démarche : le diagnostic d’agriculture paysanne.

Réalisé dans les fermes, il permet aux paysans demandeurs de faire le bilan de leur système de production actuel et d’être accompagnés par les ADEAR dans le développement d’une agriculture plus durable sur les plans économique, social et environnemental.
Plus d’infos sur les diagnostics paysans

Greenpeace : dénoncer les échecs, promouvoir les solutions

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la campagne agriculture de Greenpeace. Le 12 mai, l’organisation a dénoncé les échecs de l’agriculture industrielle en publiant un rapport sur l’impact sanitaire des pesticides, dont les premières victimes sont les agriculteurs. Mais Greenpeace souhaite aussi promouvoir les solutions alternatives à l’agriculture industrielle, et notamment l’agriculture écologique (lire sa définition).