Une cargaison de bois très suspect en provenance de l'Amazonie brésilienne arr

Forêts

Du bois à haut risque amazonien arrive en Europe

Pour mémoire, cette enquête de Greenpeace montre que des camions ont chargé des grumes dans une forêt publique, où aucune coupe n’est autorisée, puis ont effectué de nombreuses rotations nocturnes jusqu’à plusieurs scieries de l’État du Pará, dont Rainbow Trading.

Une cargaison de bois très suspect en provenance de l’Amazonie brésilienne arrive en ce moment même en Europe, dans le port de Rotterdam.

Ce bois, transporté à bord du navire Marfret Guyane, navire qui bat pavillon français, est destiné aux entreprises belges Lemahieu et Omniplex et provient de la scierie et exportateur brésilien Rainbow Trading.

Action à Rotterdam

Cette scierie est l’une de celles dénoncées par Greenpeace dans son enquête datée d’octobre 2014. Relire notre article : Amazonie : sur la piste du bois illégal.

C’est pourquoi Greenpeace a agi ce matin : ce bois ne doit pas arriver !

Greenpeace appelle les autorités de l’Union européenne à appliquer le règlement contre le bois illégal en Europe (RBUE) en saisissant le bois à bord du Marfret Guyane avant qu’il ne soit autorisé à entrer sur le marché et en procédant à un contrôle des importateurs et de la cargaison.
Car Rainbow Trading utilise vraisemblablement des documents pseudo-légaux, ne correspondant à aucune transaction réelle, pour blanchir les grumes livrées en provenance d’une zone de coupe illégale. Et une fois dotée de ces documents (GF1 et GF3), maquillés de “légalité”, le bois scié peut partir n’importe où, y compris à l’exportation…

Après l’enquête de Greenpeace, Odani – l’une des scieries auprès desquelles se fournit quotidiennement Rainbow Trading – a été perquisitionnée par les autorités brésiliennes. Leur bois a été saisi après examen des « faux papiers » fournis … Or, selon la législation européenne, il est interdit aux sociétés de se fournir en bois récolté illégalement. Elles ont également la responsabilité de renoncer à importer du bois sur lequel pèse un fort soupçon d’illégalité, ce qui est le cas de la cargaison du Marfret Guyane. Les importateurs doivent donc renforcer considérablement leurs procédures de diligence raisonnée en cessant de considérer les documents officiels brésiliens comme des preuves suffisantes de légalité.

Ces entreprises, qu’elles soient belges ou françaises, ont été averties, elles ne peuvent plus ignorer les soupçons qui pèsent sur Rainbow Trading !

Revoir toute la campagne de Greenpeace sur le trafic de bois sur notre page : Bois Volé – Vies volées

Lire le rapport complet : La crise silencieuse de l’Amazonie : la nuit, tous les crimes sont permis

Commentaires (82)

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future

bonjour,excellent travail GEENPEACE,mais justifie ma conclusion"l'univers a son parasite"mais de quelle façon va-t-il s'y prendre pour s'en séparer!!!!!

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Mouton Boris

je soutient entièrement cette cause. Les industrie d'exportation de Bois doivent se fiées a des règles, et les règles doivent être respectées. Je remercie Greenpeace pour leurs interventions.

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Didier Jeanne

Bonne cause bien défendue dans la transparence et l'information préalable des entreprises importatrices.

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