Greenpeace France et plusieurs organisations dénoncent la « criminalisation et l’asphyxie préoccupantes et accrues de toutes les formes de contestation politique » à Bure ainsi que sur d’autres terrains de lutte.

Nucléaire

Contrôles judiciaires à Bure : une atteinte aux libertés fondamentales

Greenpeace France et plusieurs organisations dénoncent la « criminalisation et l’asphyxie préoccupantes et accrues de toutes les formes de contestation politique » à Bure ainsi que sur d’autres terrains de lutte.

Dans une tribune que nous avons signée aux côtés de différentes organisations, diffusée le 22 novembre, nous dénonçons « une atteinte intolérable aux libertés fondamentales » des opposants au projet d’enfouissement de déchets radioactifs de Cigéo, à Bure. Nous faisons part également de nos vives inquiétudes, notamment suite à la vague de perquisitions menées en juin 2018, « point culminant de la mise en place d’une politique de criminalisation massive depuis juin 2017 ».

Cette tribune a été publiée quelques jours avant le rejet par la Cour de cassation, le 28 novembre, du pourvoi de cinq personnes mises en examen. Ces militant-es opposé-es au projet Cigéo avaient déposé un recours contre les contrôles judiciaires qui leur sont imposés.

Nous continuerons de dénoncer avec force « un cadre d’instruction liberticide dont la vocation réelle est de criminaliser et asphyxier une contestation légitime », ainsi que des atteintes aux droits de la défense, à la liberté de circulation, à la liberté d’association et à la liberté d’opinion et d’expression à l’encontre de militants et militantes à Bure et sur d’autres terrains de luttes sociales.

Photo d’illustration : © Philip Reynaers / Greenpeace (oct. 2010, action contre les déchets nucléaires devant le Parlement européen)