Une évolution alarmante C’est deuxième année consécutive

Forêts

Amazonie : 451 millions d’arbres abattus l’an dernier

En une seule année, du mois d’août 2015 à juillet 2016, 7989 km² de forêt ont été détruits en Amazonie, soit 29% de plus que l’an dernier. Cette superficie correspond à 76 fois la surface de Paris, et signifie que 451 millions d’arbres ont été coupés, soit 859 arbres abattus chaque minute !

 

Une évolution alarmante

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C’est deuxième année consécutive que la déforestation augmente au Brésil, une première en 12 ans. Le Brésil était jusqu’ici cité comme un bon élève de la lutte contre la déforestation. Depuis 2004, la destruction de la forêt Amazonienne, dont les deux tiers se situent au Brésil, avait été ralentie grâce à des politiques volontaristes et aux avancées obtenues par la société civile, dont Greenpeace, comme le moratoire sur le soja.

Des camions chargés de troncs d’arbres attendent la réparation du bateau utilisé pour traverser la rivière Curuá-Una, près de Satarém, dans l’état de Pará.

Mais depuis quelques années, le gouvernement brésilien prend une direction inquiétante : amnisties pour le déboisement illégal, projets d’infrastructures en plein cœur de l’Amazonie (Belo Monte, Tapajos…), régression des droits des peuples autochtones… Résultat: la déforestation repart à la hausse alors qu’il est plus que jamais temps de protéger les forêts.

Urgence climatique et droits des populations indigènes : le Brésil doit agir

La préservation de l’Amazonie est un enjeu crucial pour le climat. On estime que le déboisement de ces 7989 km² de forêt tropicale a libéré en un an l’équivalent de 586 millions de tonnes de carbone dans l’atmosphère, soit l’équivalent des émissions de toutes les voitures du Brésil pendant huit ans. La déforestation est responsable d’environ 40% des émissions de gaz à effet de serre du pays, qui pourrait avoir du mal à atteindre ses objectifs dans le cadre de l’Accord de Paris s’il ne réagit pas.

Un pécari traverse en toute hâte un champ de soja au Nord du Mato Grosso, en quête de la parcelle de forêt intacte la plus proche.

 

Greenpeace appelle le gouvernement brésilien à s’engager immédiatement pour la fin de la déforestation de l’Amazonie et à prendre des mesures pour appliquer cette politique. Les Mundurukus, que vous avez été plus d’1,3 millions à soutenir, doivent notamment obtenir sans délai la démarcation de leur territoire, qui garantira la protection de la forêt dans cette zone.





Commentaires (10)

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Sylvain

À chaque arbre coupé deux devrais ce replanter et les gouvernement devrais encourager d'avantage les arboriculteurs et investir pour reboiser le plus possible les lieux où c'est possible vous êtes la hontes des pays vous les dirigeants vous êtes une gang d'incompétents vous ne mérite pas vos salaires et les premier responsable est les peuples qui laisse ces choses là arriver sans rien faire ont cour toussent à notre perte à cause de l'inaction de l'homme.

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francisco

Concernant cette déforestation cela fait de nombreuse années que l'on en parle apparemment sans grand résultat .Greenpeace avec le soutien du bateau Amazon Gardien s'étais mobilisé mais il doit exister une Mafia importante contre qui nous ne pouvons lutter a arme égale.!! a part pouvoir saisir un tribunal international!!! ........

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christel

C'est un désastre écologique et les êtres humains qui détruisent la forêt ne se rendent même pas compte qu'il courent à leur perte, car nous vivons dans un monde fini (les ressources sont épuisables). L'avidité et la soif de pouvoir et d'argent des dirigeants ne font qu'empirer les choses. On a l'impression que l'on ne peut rien faire pour arrêter ce massacre, et surtout rien contre la corruption des politiques. Il serait temps de créer une organisation internationale qui régirait toutes les questions environnementales et jugeraient pénalement tous les pollueurs, les crimes et délits ("écocides" ) contre l'environnement et donc contre l'humanité toute entière.

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