[caption id="6397" width="780"][img class="size-img_blog" src="https://c

Agriculture

Agriculture : changer de modèle pour nourrir tout le monde

Ancrée dans l’inconscient collectif : l’idée selon laquelle l’agriculture écologique ne pourrait pas nourrir le monde. Nous pensons au contraire qu’elle est la solution, la seule alternative pour sortir d’un modèle agricole destructeur qui ne répond plus aux besoins d’aujourd’hui. Nous publions un rapport qui démontre en 7 principes-clé que l'agriculture écologique peut nourrir la planète tout en replaçant l'humain au centre du système alimentaire.

© Greenpeace / Athit Perawongmetha. Sur une plantation de riz organique en Thaïlande.

 

Il faut cesser de nous faire croire que produire plus permettra d’éliminer la faim dans le monde. La situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui est hautement plus complexe et paradoxale. Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture, à l’heure actuelle, 1,5 milliards d’adultes sont en surpoids, 30% de la nourriture est gaspillée et un milliard de personnes souffrent de famine.

La solution n’est pas de produire plus, mais de produire là où il faut, avec des méthodes qui respectent notre environnement. Le système agricole actuel est tout simplement incapable de relever ce défi.

Nous produisons aujourd’hui plus de nourriture que jamais

Quantitativement, la nourriture produite aujourd’hui peut largement nourrir une population de 7 milliards de personnes. Le problème réside dans le fait que dans certaines régions de la planète, trop de nourriture est produite pour être ensuite gaspillée (les pays industrialisés par exemple). Alors que dans d’autres, comme les pays en développement, les rendements agricoles sont si bas que les agriculteurs eux-mêmes peinent à se nourrir.

Il est impossible d’imposer un système agricole standardisé dans toutes les régions du monde, indépendamment de leurs caractéristiques. De nombreux scientifiques estiment que la solution à apporter à ce problème de répartition doit être spécifique à chaque pays.

Prenons l’exemple de l’Asie ou de l’Afrique, où les rendements sont particulièrement bas. Dans ces régions du monde, l’amélioration des rendements des cultures pertinentes sur le plan nutritionnel est nécessaire, vitale même. Vitale pour la production alimentaire, mais aussi pour la santé humaine et pour la survie des agriculteurs qui vivent de ces productions. Et nous savons que la pratique de l’agriculture écologique dans ces régions pourrait augmenter les rendements de 80% !

S’entêter dans une augmentation frénétique des rendements agricoles dans toutes les régions du monde n’a pas de sens. Il faut opter pour des solutions locales et ciblées pour ne plus avoir 1 milliard de personnes souffrant de la faim face à 30% de nourriture gaspillée comme cela est le cas aujourd’hui.

Consommer et produire autrement

Un premier axe d’amélioration repose sur une baisse de la consommation de protéines animales (viande et produits laitiers), qui permettrait alors de réduire le détournement des cultures pour l’alimentation animale. Le choix d’une alimentation divisée par deux en protéines animales pourrait permettre de dégager assez de nourriture pour deux milliards de personnes supplémentaires.

Un deuxième axe d’amélioration (et pas des moindres) repose bien évidemment sur la réduction du gaspillage alimentaire. Aujourd’hui, le gaspillage des denrées alimentaires est considérable ; principalement dû aux pertes après récoltes dans les pays en développement (produits non adaptés à la transformation, problèmes de stockage, rejets pendant les opérations de récolte…) et aux déchets produits par les consommateurs et les distributeurs dans les pays industrialisés.

L’agriculture écologique, en s’appuyant sur la biodiversité (rotation des cultures, polycultures…) constitue un moyen efficace d’augmenter les rendements dans les régions qui en ont besoin. Au niveau mondial, l’agriculture écologique pourrait en moyenne produire 30% plus de nourriture par hectare que l’agriculture conventionnelle. Il suffit de lui laisser sa chance.

Commentaires (369)

Merci de rester courtois, toute insulte sera sanctionnée par le blocage du posteur et l'effacement des commentaires incriminés. Voir les conditions d'utilisation.

Afin de mieux vous connaître, vous pouvez si vous le désirez indiquer votre couleur préférée.
ENVOYER

chape

A part les individus comme vous et moi, representes dans le meilleur des cas par de petites associations locales ou des initiatives limitees de commerce equitable, personne n a vraiment interet a defendre des solutions de cultures locales adaptess. Les plate-formes de micro finabce peuvent parfois etre une solution. Je propose que Greenpeace joigne le geste a la parole et cree un fond de soutien pour les petits agriculteurs finance par les apports en philanthropie ou des investissements solidaires des sympathisants :)

Répondre

Afin de mieux vous connaître, vous pouvez si vous le désirez indiquer votre couleur préférée.
ENVOYER

Barone Marina

Seul un modèle agricole totalement végétal et biologique est compatible avec un futur viable pour tous et pour notre santé. De notre modèle agricole dépend notre santé, la préservation des terres agricoles, les espaces naturels, parce que les terres agricoles ne seraient plus destinées directement ou indirectement à l'élevage, notre modèle économique car une exploitation en entraîne une autre, nos énergies renouvelables car un modèle agricole propre génère des sociétés propres, et surtout nos décisions politiques car sans éthique il n'y a pas de futur non plus pour les sociétés humaines et à nouveau seule une relation à la nature et aux animaux propre, humble et respectueuse peut être durable. Je n'ai pas vu Greenpeace se positionner clairement sur ce sujet. Ceux qui pensent que tuer moins, polluer moins, piller moins est une solution se trompent. Les faits le démontrent. Toute réduction de l'élevage n'est qu'une immense farce. La notion de pêche durable ne peut convaincre que les ignorants, ceux qui ne savent ce qu'est la réalité de la pêche et des océans. Nous avons depuis longtemps dépassé le seuil de l'à peu près ! Des dizaines d'années de lutte n'ont fait que ralentir très légèrement le pillage de la terre. En aucun cas il n'y a eu une inversion du pillage ou une mise en place de réels changements. Dommage que si peu d'ONG soient capables de voir l'ensemble du problème et de s'attaquer aux causes premières. Greenpeace pourrait changer.....et enfin agir non plus en cosmétique, mais en profondeur !

Répondre

Afin de mieux vous connaître, vous pouvez si vous le désirez indiquer votre couleur préférée.
ENVOYER

Luc

Bonjour tout le monde, L'agro industrie de la viande, des poissons et du lait est la 1ère responsable de la destruction majeure sur la planète bien loin devant l'industrie des transports (tous confondus) qui arrive en 2e et l'industrie du batiment qui arrive en 3e. Greenpeace merci pour votre travail tout d'abord, dans le même temps pourriez vous informer vos lecteurs et lectrices sur le film COWSPIRACY qui raconte votre non envie de ne pas parler directement de ce qui pourrait changer significativement la donne pour la transition écologique? Parlons des causes principales qui auront une impacte significative. Pour ceux et celles qui veulent une vision complémentaire de l'écologie concrête http://chival.fr/

Répondre

Afin de mieux vous connaître, vous pouvez si vous le désirez indiquer votre couleur préférée.
ENVOYER

ÉCRIRE UN COMMENTAIRE
Consultez nos offres d'emploi

VOIR LES OFFRES

Nos valeurs

Nous sommes farouchement indépendants de tout pouvoir politique et économique et sommes financés exclusivement par nos adhérents.

En savoir plus

Relayez nos informations sur les réseaux sociaux

Suivez-nous, réagissez à nos actus et partagez l'information à votre communauté.