Il y a deux semaines, nous lancions un film d’animation pour expliquer de mani

Océans

Pêche au thon : du film d’animation à la réalité

Les prises accessoires ne sont pas de la fiction

Il y a deux semaines, nous lancions un film d’animation pour expliquer de manière métaphorique les problèmes que suscite l’usage des dispositifs de concentration de poissons lors de la pêche au thon. Les thons étaient remplacés par des humains et les thoniers senneurs par des vaisseaux aliens. Aujourd’hui, c’est la réalité de ce qui se passe en mer que nous vous dévoilons.

Ces images nous ont été transmises par un lanceur d’alerte travaillant pour l’industrie de la pêche thonière tropicale. On y voit des prises accessoires (requins, tortues, raies), victimes des pratiques de pêche de ces navires, espagnols et français, qui approvisionnent, entre autres, les grandes marques européennes de thon en boîte comme Petit Navire en France.
Les coordonnées GPS de ces navires sur les deux dernières années montrent qu’ils ont fait escale à Port Victoria aux Seychelles où se situe la plus grande conserverie de thon au monde, celle du groupe MW Brands, qui produit la majorité des boîtes Petit Navire.

Ce sont des heures de films, prises à bord de thoniers senneurs, qui nous ont été envoyées. Nous avons sélectionné les images les plus marquantes, en privilégiant les plus récentes.

Les plus grandes marques de thon en boîte s’approvisionnent grâce à des dispositifs de concentration de poissons.
Retrouvez le classement des 10 premières marques de thon en boîte sur le marché français

Au niveau mondial, la pêche thonière tropicale sur DCP génère 2 à 4 fois plus de prises accessoires que la même pêche sans DCP, ce qui représente environ 7% des captures totales, soit 100 000 tonnes par an, soit de quoi remplir 625 millions de boîtes de thon !
En savoir plus sur les dispositifs de concentration de poissons et la pêche au thon

Certains armements, comme les français, reconnaissent qu’il y’a un problème et sont dans une démarche de progrès : ils limitent le nombre de DCP actifs à 150 par bateaux et pratiquent également la pêche sans DCP, dite sur bancs libres. En revanche, d’autres armateurs notamment espagnols, ne limitent pas l’usage de leurs DCP, et peuvent en déployer jusqu’à plusieurs centaines par navire.

Il n’existe aucune réglementation pour en limiter l’usage. C’est pourquoi les marques de thon en boîte ont un rôle crucial à jouer, en choisissant de ne plus se fournir en thon pêché sur DCP.

Les marques Mareblu, en Italie, et John West, au Royaume-Uni, se sont engagées à ne plus s’approvisionner en thon pêché sur DCP. Elles appartiennent au même groupe que Petit Navire, MW Brands.
Il y a deux semaines nous lancions une pétition pour demander à Petit Navire de se fournir en thon pêché de manière durable, comme ses marques sœurs. Nous savons que nous ne demandons pas l’impossible. Des alternatives existent : la pêche à la canne ou encore la pêche sur bancs libres sans DCP. D’autres l’ont fait avant Petit Navire.

Aujourd’hui, vous êtes près de 35 000 à avoir écrit à Petit Navire.

Les prises accessoires dues à l’utilisation des dispositifs de concentration de poissons sont une réalité. Petit Navire est le leader du thon en boîte sur le marché français. Son engagement pour une pêche durable pourrait permettre un effet domino sur les autres acteurs du marché.

[center]Soyez acteur du changement et demandez à Petit Navire de faire le bon choix.[/center]

J’écris à Petit Navire

Commentaires (43)

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van zwol

J’achète déjà des marques de boites de thon qui respecte l'environnement vous les trouverez dans les magasin bio, ces images sont atroce c'est au consommateur de faire changer les choses.

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Sarahm

Je suis végétarienne, mais comme le dit Billy, ce n'est pas forcemment le végétarisme qui est une solution. On peut très bien faire le choix de consommer des animaux élevés et tués dans des conditions plus humaines, si je puis dire. De plus, ça permet de faire fonctionner les petits commerces. Si vous choisissez de manger moins de viande, vous pouvez aller chez un bon boucher ou un bon poissonnier en cherchant les labels prouvants la qualité de leurs produits. Faites en de même pour les légumes. Le plus gros problème est ce qui se passe entre le produit de base et la boîte sur l'étagère du supermarché. Ce n'est pas plus excessif au niveau du prix et les produits sont plus sains. J'ai la chance d'avoir un très bon maraîcher-cultivateur qui traite ses tomates uniquement à la bouillie bordelaise, c'est tout dire! ce qu'il faut, c'est éviter de prendre un sandwich au thon (ou au jambon) en se demandant ce qui s' est passé entre le poisson et l'étrange bouillie rosâtre dans ces deux tranches de pains...

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Billy

à "leboulangerdelyon" : Bonjour, il est tout à fait possible de pêcher sur DCP (ces derniers étant le plus souvent ancrés à grande profondeur, donc pas du tout naturels) sans pour autant causer de gros dommages sur d'autres espèces de poissons que celle recherchée, comme le thon : des techniques de pêches sélectives existent et sont déjà pratiquées. Il s'agit notamment de la pêche à la ligne. Cette technique permet de cibler facilement une espèce de poisson, et a l'avantage de respecter le poisson, lequel subit beaucoup moins de stress que sur une pêche à la senne. Elle est pratiquée par des bateaux qui prônent notamment une pêche responsable, respectueuse de la ressource, et qui permet également de proposer des poissons à la vente de bien meilleure qualité. Alors la question qui se pose est la suivante : Ne faut-il pas donner un sens à notre acte de consommation ? cela vaut bien sûr pour les dommages colatéraux de la pêche industrielle du thon sur DCP à la senne, mais que dire par exemple en France des chalutages des bars sur leurs zones de reproduction connues de tous en février - mars, en toute impunité, ce qui est très dangereux pour la continuité de l'espèce... Personnellement, ma réponse est la suivante : peut-être consommer moins, mais privilégier une pêche plus responsable en consommant des poissons provenant d'une pêche plus artisanale, qui elle, est respectueuse de la ressource (ex : Bar de ligne, maquereau de ligne...), ou sinon, certains labels qui commencent à apparaitre pour la préservation de la ressource. Je pense que s'arrêter de consommer viande et poisson n'est pas la solution... Qu'allez-vous faire contre l'agriculture intensive ? Vous arrêter de manger ! Non ! Il faut être un maximum responsable dans notre acte de consommation, mais également interpeler les flottes de pêche, producteur/transformateurs et distributeurs... à notre toute petite échelle... mais nous sommes nombreux.... A+

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