En 2004, Greenpeace commençait à alerter les gouvernements à travers le monde

Océans

L’ONU franchit une étape cruciale pour la protection de la biodiversité en haute mer

Les Nations-Unies, en décidant qu’il était temps d’ouvrir les discussions, viennent de faire le premier pas vers la création d’un instrument juridique international pour protéger les écosystèmes marins en haute mer, après des années de négociations.

En 2004, Greenpeace commençait à alerter les gouvernements à travers le monde et les interpellait sur la nécessité de créer un réseau global de réserves marines, couvrant 40% des océans. Les éléments scientifiques existants démontrent que, pour préserver les écosystèmes marins, il est impératif que 20% à 50% des océans soient déclarés réserves marines. Au sein de ces aires préservées, aucune dégradation, extraction, exploitation n’est possible.

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Le dernier Far West

Mais le problème qui se posait alors était de taille : comment la création d’un tel réseau peut être rendue possible alors qu’il n’existe aucun instrument juridique permettant de protéger les zones maritimes de la haute mer de manière globale, contre toutes les dégradations liées à l’activité humaine. La haute mer, ces zones qui couvrent près de la moitié de la planète et s’étendent au-delà des 200 miles nautiques, est aussi appelée le dernier Far West.

C’est maintenant que tout commence

L’avancée peut sembler minime mais représente une étape indispensable et couronne plusieurs années de débat et négociations durant lesquelles de nombreux pays tels que les Etats-Unis, le Japon ou encore la Russie ont fait front, s’opposant à la création de ce texte.

Le groupe de travail des Nations-Unies s’est finalement mis d’accord pour créer un texte juridiquement contraignant qui permettra de protéger la biodiversité au-delà des juridictions nationales.
Le comité préparatoire commencera prochainement à travailler sur les éléments qui seront présents dans le texte, et, à la fin de la 72ème Assemblée générale des Nations-Unies, la date de démarrage de la Conférence intergouvernementale devrait avoir été choisie.
Les Nations-unies ont reconnu que la protection des océans ne reposait pas uniquement sur la gestion de l’exploitation des ressources. Nous avons ici une occasion en or pour définir des standards globaux pour préserver les écosystèmes marins !

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Le futur accord sera la base légale qui permettra de protéger la biodiversité en haute mer.
Les ONG ont joué un rôle important dans le processus de négociations, notamment les membres de l’Alliance de la haute mer, dont fait partie Greenpeace.

Cette décision est le résultat d’un effort collectif mondial, de la part de tous les amoureux des océans. Ils ont réussi à faire entendre aux différentes délégations présentes à New York que le monde les observait et attendait un engagement fort de leur part pour la protection des océans.

Commentaires (10)

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VIATTE Bernadette,pseudo Nadette

Merci pour ce "petit pas". Multiplions ces "petits pas" , ils deviendront un GRAND PAS qui permettra la régénération des océans. Partons maintenant, de toute part et convergeons vers un monde marin bien VIVANT.

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Loula

Ça c'est une bonne nouvelle...

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Halais

Bien sûr , nous avons tous besoin d'espoirs . Nous avons tous besoin soit d'être entendus , soit de retrouver nos aspirations chez d'autres humains comme nous , et qu'elles soient satisfaites au moins de temps en temps . La destruction est facile , satisfaisante pour nos pulsions négatives , mais la construction est toujours beaucoup plus longue et nécessaire pour notre besoin de sécurité ; et plus longue encore lorsque lorsqu'elle fait appel à des données que nous ne connaissons pas ou très mal : c'est le cas de la vie océanique .

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