Océans

Les deux militants japonais de Greenpeace seront présentés dimanche au parquet

Junichi Sato and Toru Suzuki, deux militants de Greenpeace arrêtés vendredi 20 juin pour avoir révélé un scandale de viande de baleine volée au Japon seront présentés au parquet dimanche 22 juin. Suite à leur arrestation, Greenpeace a lancé une cyberpétition internationale pour demander au Premier ministre japonais leur libération immédiate.

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Le 15 mai dernier, Greenpeace révélait l’existence d’un trafic de viande de baleine en provenance du NIsshin Maru, le naviral amiral japonais. L’organisation écologiste avait intercepté un colis débarqué du Nisshin Maru contenant 23,5 kilos de viande de baleine. Ce carton, remis aux autorités japonaises par les militants de Greenpeace, devait servir de preuve pour établir l’existence d’un marché noir de viande de baleine, fonctionnant grâce à la corruption. La révélation de ce scandale avait conduit le Procureur du district de Tokyo à ouvrir une enquête.

Vendredi 20 juin, deux militants de Greenpeace ont pourtant été arrêtés par la police japonaise et accusés de vol. Les locaux de Greenpeace Japon ont été perquisitionnés par une quarantaine de policiers qui y ont saisi des documents, des ordinateurs et des téléphones portables. « Ce n’est pas une enquête de police qui est en cours, c’est une entreprise d’intimidation », a dénoncé Jun Hoshikawa, directeur de Greenpeace Japon.

Greenpeace a également été averti de la clôture de l’enquête concernant le colis contenant de la viande de baleine qui avait été remis aux autorités japonaises. Le Procureur du district de Tokyo affirme ne pas avoir de preuve de ce détournement. « Il est clair que cette enquête a été très difficile pour le parquet parce que les niveaux de corruption sont très élevées dans l’industrie baleinière, affirme Jun Hoshikawa. Pourtant de très nombreuses questions restent sans réponse. »

En dépit des protestations internationales, le Japon continue de chasser la baleine à des fins soi-disant scientifiques, programme qui coûte chaque année quelque 500 millions de yens (environ 4,7 millions de dollars) aux contribuables japonais.

Greenpeace demande la libération immédiate de ce deux militants et la fin du programme de chasse soi disant scientifique du gouvernement japonais.