Le Mondial de Volkswagen sous le signe de Greenpeace

Climat

Paris, le 29 septembre 2012 – Ce matin, des militants de Greenpeace ont accroché des banderoles « Volkswagen nous enfume » et « CO2, Das problem » juste au-dessus de l’entrée de Mondial de l’Auto qui a ouvert ses portes au public. Au sol, une quarantaine de volontaires de Greenpeace ont distribué des tracts aux visiteurs du salon afin de les alerter sur la face cachée de Volkswagen.

« Malgré les tentatives d’intimidation de Volkswagen pour nous faire taire, nous sommes revenus pour rappeler aux visiteurs du Mondial qu’ils doivent se méfier des belles paroles du constructeur sur l’environnement, déclare Sébastien Blavier, chargé de campagne Climat à Greenpeace. Derrière son discours vert, Volkswagen mène un lobbying intense pour amoindrir les ambitions européennes sur les limites d’émissions de CO2 des véhicules, s’opposant ainsi à la protection de l’environnement et aux intérêts des citoyens »

Greenpeace demande à Volkswagen de soutenir publiquement une réglementation européenne ambitieuse sur les émissions de CO2 des véhicules. Cette réglementation devra fixer respectivement des objectifs de 80g et 60g d’émissions de CO2 par km en 2020 et 2025 en moyenne pour les voitures.

650 euros d’économies possibles par an
Un automobiliste français pourrait économiser jusqu’à 650 euros par an si l’Union européenne instituait une réglementation demandant aux constructeurs automobiles de construire des véhicules très économes en carburant.

« Construire des voitures plus efficaces constitue une réponse à deux urgences : celle du dérèglement climatique et celle de l’envolée des prix du carburant, » ajoute Sébastien Blavier.

Volkswagen a voulu faire taire Greenpeace
Hier, Greenpeace et Volkswagen se sont retrouvées devant le juge des référés suite à une assignation demandée par le constructeur allemand. Motif : Greenpeace a diffusé auprès de journalistes spécialisés une parodie de plaquette d’information sur la nouvelle Golf. Les plaignants demandaient au juge d’ordonner à Greenpeace de « cesser leur diffusion […] sous astreinte de 10 000 euros par jour de retard et par infraction constatée » et surtout de « suspendre toute action visant à nuire à l’image de la marque Volkswagen […] sous astreinte de 100 000 euros par acte constaté ».

Au cours de l’audience, Volkswagen a dû renoncer à ses demandes d’astreintes financières infondées juridiquement et a demandé à Greenpeace de s’engager à ne plus diffuser la fameuse plaquette… demande facile à satisfaire, Greenpeace ayant déjà terminé la diffusion du document à son public cible. Volkswagen a perdu une bataille hier et Greenpeace peut continuer à dénoncer l’enfumage du constructeur.