Greenpeace International rejette les allégations de piraterie des autorités russes

Climat

Paris, le 24 septembre 2013 – Les autorités russes, par la voix de la Direction des enquêtes du district fédéral du Nord-Ouest, ont annoncé ce matin avoir « ouvert une procédure judiciaire » concernant d’éventuels actes de piraterie. Cependant, malgré les informations relayées par certains médias, cette déclaration ne confirme pas si l’équipage sera effectivement inculpé ou poursuivi pour piraterie.

« Depuis plus de 40 ans, Greenpeace alerte sur les crimes environnementaux et propose des solutions pour la planète, toujours de façon non-violente. » souligne Anne Valette, chargée de campagne climat énergie à Greenpeace France. « Nous ne nous laisserons pas intimider par des allégations absurdes, et nous demandons que le gouvernement russe relâche immédiatement nos militants. Plus de 400 000 personnes portent maintenant cette demande à nos côtés, pour que le droit à l’expression soit respecté. »

La piraterie ne s’applique pas à la protestation non violente
L’Arctic Sunrise, bateau affrété par Greenpeace International, est actuellement toujours retenu au large du port de Mourmansk, avec 30 personnes, militants et membres d’équipage à son bord, dont un ressortissant français.

Selon la définition de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, article 101, la piraterie ne peut s’appliquer qu’à tout acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation commis contre un navire à des fins privées, et non à des manifestations pacifiques ayant pour motif la protection de l’environnement.

De même, la législation russe sur la piraterie ne s’applique ni à des plateformes pétrolières, ni aux manifestations pacifiques (1). Le droit à l’expression de militants non violents et soucieux de l’environnement, tels que ceux de Greenpeace, est crucial alors que les gouvernements ne répondent pas aux alertes des scientifiques sur le dérèglement climatique, comme va vraisemblablement le confirmer le GIEC dans son prochain rapport.

« Greenpeace ne connaît toujours pas officiellement les charges retenues contre ces personnes à bord, dont le seul crime a été de manifester, pacifiquement, pour mettre en lumière la vraie menace qui pèse sur l’Arctique : les pétroliers qui veulent y forer, aggravant encore la crise climatique. » conclut Anne Valette.

Rappel des faits sur le site de Greenpeace France

(1) Voir http://www.russian-criminal-code.com/PartII/SectionIX/Chapter24.html

Article 227.