Éolien : la France doit rattraper son retard

Ce jeudi 22 septembre 2022, lors d’un déplacement à Saint-Nazaire, Emmanuel Macron et plusieurs membres du gouvernement ont inauguré le premier parc éolien en mer français. 

Lors de sa visite, le président a notamment déclaré qu’il souhaitait “aller deux fois plus vite dans les projets d’énergies renouvelables”.

A quelques jours de la présentation d’un projet de loi sur l’accélération des énergies renouvelables en Conseil des Ministres, Greenpeace France prend acte de ce souhait, et réclame un texte très ambitieux qui doit combler le retard important pris par la France en matière de transition énergétique, sans pour autant réduire les exigences de préservation de la biodiversité et de concertation démocratique.

Difficile de pleinement se réjouir de la mise en service du premier parc éolien en mer français, tant la France est en retard sur ses objectifs de développement des énergies renouvelables, indispensables dans un contexte d’urgence climatique. Rien de réellement nouveau dans le discours d’un Emmanuel Macron qui se veut volontariste sur l’éolien en mer et le solaire, mais reste beaucoup trop frileux sur l’éolien terrestre. Il est inquiétant que, malgré la crise énergétique et la guerre en Ukraine, le président reste sur son opposition de principe à l’éolien terrestre en affirmant une nouvelle fois sa volonté de repousser l’objectif 2030, fixé par la loi, de développement de cette filière à 2050.” commente Nicolas Nace, chargé de campagne transition énergétique à Greenpeace France. 

(Crédits photographiques : © Daniel Beltrá)