10 et 11 octobre : appel à mobilisation “Pesticides à vie ? Non merci !”
La coalition française contre l’Omnibus pesticides, réunissant plus de 100 organisations nationales et locales, appelle à l’organisation de rassemblements dans les communes, villes et villages les samedi 10 et dimanche 11 octobre. Au-delà d’informer sur les conséquences délétères de ce projet européen, la coalition souhaite lancer un mouvement de mobilisation citoyenne pour obtenir le rejet de cette réforme, et rendre visible les préoccupations exprimées par de très nombreux citoyens et citoyennes, des organisations environnementales, paysannes, médicales, syndicales, de patients et de victimes des pesticides.
Alors que le Parlement européen se prépare à voter un “Omnibus” de dérégulation pour les pesticides et les biocides, la coalition française contre ce texte lance un appel à mobilisation, publié aujourd’hui dans Ouest-France, et signé par plus d’une centaine d’organisations (la liste des organisations signataires est régulièrement mise à jour).
Les 10 et 11 octobre, premier week-end de mobilisations contre l’Omnibus
Ce texte sur les pesticides, qui s’inscrit dans un agenda de dérégulations au niveau européen, intervient alors que leurs effets sur la biodiversité, la santé, l’eau et l’alimentation font l’objet d’alertes scientifiques répétées. La coalition invite les collectifs et organisations locales à organiser, les samedi 10 et dimanche 11 octobre, des rassemblements dans leurs communes, villes et villages. Ces rendez-vous sont conçus comme des temps d’information et de mobilisation locale, avec une volonté partagée : le lancement d’une mobilisation citoyenne qui fera toute la lumière sur le scandale pour notre santé et l’environnement que constitue l’Omnibus pesticides.
Les initiatives peuvent prendre différentes formes : rassemblements devant des lieux publics, actions d’information, prises de parole, animations locales ou rassemblements festifs et bruyants.
Pour la coalition : “Les mesures proposées dans cet Omnibus nous ramènent des décennies en arrière, en défaisant les protections actuelles sur l’usage des pesticides, imparfaites mais durement acquises. S’il était voté, ce texte renforcerait directement et très concrètement l’exposition de nos corps, des écosystèmes, de notre alimentation et de nos territoires à des substances dangereuses. Les 10 et 11 octobre, des mobilisations peuvent et doivent avoir lieu partout en France.”
Informations pratiques
Mobilisations locales : samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026
Partout en France : voir la carte des mobilisations près de chez vous
Les personnes et collectifs souhaitant organiser une mobilisation peuvent retrouver les informations pratiques, les outils de campagne et les modalités d’action via ce lien.
Un projet qui pourrait modifier profondément les règles d’autorisation des pesticides
L’Omnibus pesticides prévoit notamment de modifier les conditions dans lesquelles les autorisations de mise sur le marché des pesticides sont réexaminées au niveau européen. En particulier, il vise à mettre en oeuvre des approbations illimitées pour un grand nombre de ces substances.
Aujourd’hui, les substances actives sont soumises à des réexamens périodiques, tous les 10 ou 15 ans. Ce mécanisme de réapprobation permet de prendre en compte les nouvelles connaissances scientifiques et de réévaluer les effets d’une substance sur la santé humaine et l’environnement. L’Omnibus supprimerait ces réexamens systématiques et conduirait à des autorisations illimitées.
Le texte comporte également d’autres dispositions plus discrètes mais tout aussi graves concernant notamment les périodes de grâce (une substance interdite pourra continuer à être utilisée plus longtemps), les dérogations d’usage de certains pesticides, la prise en compte de la littérature scientifique et les possibilités d’utilisation de drones pour l’épandage.
Les organisations membres de la coalition demandent aux eurodéputé·es de rejeter l’Omnibus pesticides et appellent l’Union européenne à renforcer la prise en compte des connaissances scientifiques disponibles sur les impacts des pesticides et à engager une trajectoire de sortie de ces substances.