Helsinki / Paris, le 12 mai 2009 – L’autorité de sûreté nucléaire finlan

Climat

EPR finlandais : la débâcle continue !

Helsinki / Paris, le 12 mai 2009 – L’autorité de sûreté nucléaire finlandaise STUK vient d’ordonner l’arrêt des travaux de soudure du circuit primaire de l’EPR en construction à Olkiluoto, en Finlande. Cette décision intervient après la révélation d’innombrables problèmes sur le site mettant en cause la sûreté du futur réacteur. Greenpeace réitère sa demande d’annulation du permis de construire de l’EPR, Areva se révélant parfaitement incapable de respecter la réglementation en vigueur.

Le circuit primaire étant au cœur de la sûreté d’un réacteur, toute dégradation de ce circuit peut entraîner une perte de refroidissement du combustible nucléaire et par conséquent un relâchement de radioactivité dans l’environnement. Or, par deux fois, des micro-fractures ont été observées sur les soudures réalisées durant l’assemblage du circuit primaire du réacteur finlandais. STUK a donc demandé à TVO, l’électricien qui a commandé le réacteur EPR à Areva, de faire corriger ces fautes et de soumettre une évaluation des conséquences pour la sûreté de ces défauts. En attendant ces éléments, STUK a ordonné l’arrêt des travaux.

« Ce nouvel incident sur le chantier vitrine d’Olkiluoto illustre une nouvelle fois l’incapacité d’Areva à réaliser un réacteur nucléaire, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. Cet incapacité est à bien à  l’image du nucléaire dans son ensemble qui se révèle  incapable de tenir ses promesses en termes économiques, environnementaux et énergétiques. »

La semaine dernière, un reportage à la télévision Finlandaise révélait un courrier de STUK adressé à Anne Lauvergon, la directrice d’Areva, dénonçant un grave problème de sûreté lié aux dispositifs des systèmes de contrôle et déplorant le manque de professionnalisme du géant nucléaire français. « Une fois encore, de graves problèmes sont découverts, les principales règles de sécurité ne sont pas respectées, mais l’entreprise française reste muette ! ajoute Frédéric Marillier. Les  pays qui envisagent encore de construire des EPR sur leurs territoires feraient bien de s’interroger, à l’image des  producteurs d’électricités Sud-Africains ou Américains qui ont décidé d’annuler les constructions d’EPR prévues. »

En France, un réacteur de type EPR est actuellement en construction sur le site de Flamanville, dans la Manche, et le chantier y  accumule aussi les problèmes. L’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) a déjà ordonné l’arrêt du chantier à l’été 2008 -ce qui est exceptionnel dans l’histoire du nucléaire français-, pour des malfaçons dans la qualité du béton et du liner, qui nécessitait un fort taux de réparation des soudures. Et le 4 février 2009, elle demandait à EDF de « présenter un plan pour améliorer significativement la qualité de leur réalisation et, dans l’attente de nette amélioration, de les contrôler à 100% ».

Face à ces irrégularités constantes, Greenpeace demande l’arrêt immédiat du programme EPR dans sa globalité, qu’il s’agisse d’Olkiluoto, de Flamanville  ou du nouveau projet de Penly, annoncé le 30 janvier dernier, par le Nicolas Sarkozy. L’industrie ne peut plus continuer à présenter le nucléaire comme la solution propre à la crise énergétique et au changement climatique.





Commentaires (39)

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yves

Depuis le temps que l' on connait objectivement les dangers du nucléaire , je me demande pourquoi on continue ,gros intérêts financiers en jeu ? Valises données aux politiques ?(de billets de banque , bien sur) et le lobby nucléaire commande partout , EDF en tète , on pourrait peut ètre confier à areva le budget" recherche sur les énergies renouvelables",non?

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Jean-Maurice

La seule grosse évolution de l'EPR réside effectivement dans le fait que la chaudière passe à 660°C côté eau liquide sous pression. Enfin 660°C approximativement à quelques degrés près, moi aussi je dormais au lycée pendant le cours de physique sur la courbe de saturation de l'eau XD

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jeronimo

Bonjour, le nucléaire n'est rentable que parce que le combustible n'est pas extrait à sa juste valeur au nigéria, à bas coût. On peut comparer cela avec notre consommation "made in China". Mais avec le nombre de demande futur de combustible le prix va augmenter considérablement. d'autre part nos 58 centrales REP2 arrivent en fin de vie; et ce n'est pas avec quelques EPR3 (grosses chaudières à 660°C) que l'on va repondre à la demande. l'avenir c'est le photovoltaïque mais cela ne suffira pas car en hiver et en automne c'est pas terrible; Il faut un complément; Retraitement des déchets forestiers en plaquettes pour le chauffage, géothermie profonde, etc..

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