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Climat

En vert et contre tout

Continuer à parler du climat coûte que coûte. Ne céder en rien sur nos demandes pour la justice climatique. Ne pas abdiquer la construction d’un grand mouvement mondial pour la planète et continuer à agir, avec vous. Tel est notre credo, aux lendemains des attentats tragiques qui ont frappé Paris et Beyrouth, après d’autres villes, le 13 novembre 2015.

Les Lumen à République @LumenParis

Tristesse et détermination

Ces attentats ont meurtri profondément notre société et nous en portons encore, et pour longtemps, tout l’effroi et la douleur. Ils ont touché au cœur les valeurs de démocratie, de tolérance et de respect de l’autre que nous nous attachons à défendre. Chez Greenpeace, nous œuvrons de notre mieux à construire un monde où les femmes et les hommes sont réconciliés avec leur environnement, condition indispensable à une paix durable.

C’est la raison pour laquelle, malgré la barbarie, malgré notre peine, il faut continuer à parler du climat et nous mêler des enjeux écologiques qui concernent notre destin géopolitique commun. Le dérèglement climatique – même s’il nous apparaît parfois abstrait et lointain – porte en lui la violence et la guerre comme la nuée l’orage.

Conflits et climat

Si personne n’est capable de dire avec certitude quelles sont les mesures à prendre pour éradiquer le terrorisme, nous sommes convaincus que ce chemin passe aussi par la lutte contre les changements climatiques. Il est désormais établi que parmi les facteurs qui ont conduit à de nombreux conflits figurent souvent des questions climatiques et environnementales. On sait bien que la déstabilisation de la Syrie a en partie pour cause les exodes massives dans les villes de populations privées de nourriture à cause de sécheresses extrêmes et répétées.

Notre ultra-dépendance aux énergies fossiles fait également partie de cette équation. La course aux hydrocarbures depuis des décennies a été à l’origine d’innombrables conflits et guerres. Combien de crimes et d’injustices ont été commis ces dernières années au nom du contrôle de champs de pétrole ou de gaz ?

Une révolution énergétique pour changer notre monde

Lutter contre le dérèglement climatique n’est donc pas qu’une question environnementale. Enrayer ce phénomène est notre meilleure chance de réduire les inégalités, de redistribuer plus équitablement les ressources et de redonner espoir à ceux qui sont privés de tout. Autant de facteurs indispensables à l’apaisement de régions entières du globe. Entamer la transition énergétique vers les énergies renouvelables, changer massivement nos modes de production énergétiques pour abandonner les énergies fossiles, c’est aussi tenter de ramener un peu de paix dans le monde.

C’est pourquoi nous demandons plus que jamais à François Hollande d’accélérer leur développement en France. Cette transition énergétique apparaît d’autant plus nécessaire que l’augmentation du niveau de menace terroriste repose aussi la question de la sécurité de nos installations nucléaires et le risque conséquent qu’elles font peser sur la population.

Le contrôle des ressources naturelles constituera toujours un enjeu géopolitique fort. Mais les énergies renouvelables ont la capacité de se déployer partout, facilement et rapidement. Elles sont aussi les seules qui permettent aux citoyens de se réapproprier leurs sources de production d’énergie. Les énergies fossiles étaient le privilège des grandes compagnies et pouvaient dicter leurs lois aux gouvernements. Les renouvelables – et notamment l’éolien et le solaire – appartiendront aussi aux citoyens, à travers des modèles coopératifs et décentralisés.

Et surtout, continuer à agir

Dans un peu plus d’une semaine, le monde entier se réunira à Paris pour la COP21. Tous les gouvernements de la planète tenteront, une fois de plus, de se mettre d’accord pour prendre enfin les mesures à la hauteur des fléaux qui nous menacent et tenter d’y répondre de façon audacieuse et déterminée.

Les autorités françaises ont annoncé qu’elles n’étaient pas en mesure d’assurer la sécurité des manifestations publiques, notamment les marches du 28/29 novembre et la mobilisation du 12 décembre, prévues par la société civile en dehors des enceintes de la négociation. De fait, elles sont donc interdites. Nous comprenons ces préoccupations au vu des circonstances actuelles et nous rangeons derrière cette décision.

Pour autant, nous continuerons à agir et mobiliser pendant cette COP, avec des voies inventives. D’abord en défendant nos solutions pour le climat au sein des négociations où nous serons présents pour amener un droit de regard citoyen au sein de la discussion, décrypter les enjeux auprès des médias et porter nos demandes. Chaque jour, nous vous enverrons notre analyse grâce à la Gazette de la COP, à laquelle vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire (ici).

Par ailleurs, dans les tout prochains jours, nous vous proposerons également de vous mobiliser en ligne à nos côtés à travers une plateforme innovante qui vous permettra de porter vos messages pour la marche mondiale pour le Climat du 29 novembre et participer à la construction d’un mouvement international pour la justice climatique. Rendez-vous sur www.march4me.org, dès le 25 novembre.

Si les vents sont parfois contraires, nous restons solidaires, embarqués dans le même bateau. « Fluctuat nec mergitur » : « il est battu par les flots, mais ne sombre pas ».





Commentaires (61)

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Violaine

Cher Greenpeace, ne pourriez-vous pas organiser un écran visible par le public et les politiques, où nous pourrions apparaître en direct par le biais d'une vidéo conférence à laquelle nous nous connecterions via internet? Merci d'avance pour votre réponse. Amicalement

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isa saulle

ne pouvons nous pas encourager chacun à manifester là où il se trouve, dans sa rue, a sa fenêtre , d'une façon cordonnées entre tous et à un moment donné ? pacifique mais ferme à la greenpeace!

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MèreNature

Je suis d'accord avec la plupart de vos commentaires. Moi aussi, je veux manifester mon soutien à notre planète. Le climat est affaire de tous et nous devons être là pour l'exprimer par quelque moyen que ce soit : les signes extérieurs de couleurs et de messages me semblent judicieux. Personnellement, je porterai une écharpe bleue (honneur aux mers et océans) avec une accroche sur le changement climatique, thème de notre marche du 29 novembre et me promènerai ainsi dans Paris dans le secteur du parcours prévu. D'autres idées sont aussi bienvenues. C'est vrai qu'Avaaz propose également d'autres idées qui sont intéressantes aussi.

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